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 Charles Xavier/Professeur X

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Charles Xavier

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Messages : 62

Date d'inscription : 02/06/2012

Localisation : Institut Xavier, situé au 1407 Graymalkin Lane dans le centre de Salem


MessageSujet: Charles Xavier/Professeur X   Sam 2 Juin - 12:20

Professor X

Patrick Stewart
Nom Prénom
Xavier Charles Francis
Age
85 ans
Groupe
X-men
Pouvoirs et compétences
Gardant de bons restes d'une forme physique entretenue, le professeur Xavier recèle d'honorables ressources en terme d'endurance. Paralysé à partir du bassin, ses possibilités de mouvements sont somme toutes modestes, au regard de la nécessité qui lui est imputée de devoir employer un fauteuil roulant pour se mouvoir. Cependant, s'il est physiquement assez peu dangereux, ce mutant octogénaire se rattrape très largement sur le plan psychique. Télépathe de son état, il est considéré (et à raison) comme LE plus puissant de ses pairs. Capable de lire et d'interagir avec les pensées, son rayon d'action équivaut à la surface couverte par un état. Dans cette zone, et à volonté, il peut : effacer, créer, modifier des souvenirs ou une perception en temps réel ; communiquer à la vitesse de la pensée avec la personne de son choix (quand bien même ils ne parleraient pas la même langue) ; infliger des souffrances par rafales psioniques pouvant aller jusqu'à provoquer le décès ; apprendre une connaissance stockée dans un cerveau quelconque. Ses capacités vont jusqu'à lui permettre d'altérer l'écoulement du temps pour un petit groupe de personnes, transformant quelques heures en quelques mois. L'esprit humain gouverne nombre de paramètres : souvenirs, perceptions, ressenti, personnalité, sensations de douleur, mémorisation... Que l'on soit capable d'influer dessus implique que chacun de ses aspects de l'esprit soit modulable.
Le professeur Xavier a également accès à une forme astral, une sorte de "fantôme" invisible et intangible de lui-même avec lequel il peut couvrir de très grandes distances rapidement ; toutefois, ce corps d'appoint l'oblige à abandonner son enveloppe charnelle derrière lui, qui demeure très vulnérable. Précisons que si le vaisseau de chairs et de sang du Professeur venait à être détruit durant un de ses voyages, il serait condamner à rester sous forme astral pour le restant de ses jours. Aussi n'emploie-t-il cette capacité que ponctuellement, en de rares occasions.

Ayant traversé les âges, Charles entreprit, avec l'aide de précieux collaborateurs, de se doter d'un appareil très particulier nommé le Cérébro. Cette machine, extrêmement subtile à maîtriser, dope considérablement les pouvoirs télépathiques de son utilisateur. A titre d'exemple, le Cérébro confère au fondateur des X-men un champs d'action s'étendant à toute la planète, si bien que l'homme s'en sert fréquemment pour localiser un esprit (mutant, en général) où qu'il soit sur Terre.

Cependant, il existe plusieurs moyens de se prémunir des intrusions mentales. La volonté du sujet joue, c'est évident. Certains métaux bloquent les ondes psioniques ; des formes de Magie confèrent une protection très confortable contre ce type d'attaque ; et enfin, on a plus d'une fois rapporté le cas de pouvoirs passifs bloquant les attaques psychiques. Ne parlons pas des autres télépathes, qui, lorsqu'ils subissent une invasion télépathiques, se contentent rarement de rester spectateurs (dans ce dernier cas, néanmoins, l'issue est déterminé par le rapport de force des deux esprits).
Personnalité
S'il est une qualité qu'il faut reconnaître au directeur de l'institut Xavier, c'est bien la responsabilité. Prématurément confronté à un choix crucial pour son avenir (et, indirectement, celui de beaucoup d'individus), il prit une décision à la sagesse rarement égalée, se refusant à exploiter son don pour manipuler autrui à son seul avantage. Et pourtant, la tentation fut grande, omniprésente, adoptant une infinité de formes. Mais Charles Xavier ne céda pas, témoignant d'une force de caractère et d'une volonté affirmée d’œuvrer pour de justes causes. Rempli d'abnégation, son intérêt tourné vers le bien-être de l'autre, son altruisme et sa bienveillance furent salués de nombreuses fois.
On accorde également à ce mutant une pédagogie soutenu par un vif désir d'instruire. Aspirant à diffuser la connaissance, ce globe-trotteur paraplégique prend plaisir à faire cours, enseignant dans la douceur et le calme des notions tantôt de physique, de biologie, de philosophie ou d'histoire. Très polyvalent dans son éducation, Charles Xavier abrite un fort besoin de paix, ne prônant l'usage de la violence que pour défendre ceux qui sont menacés. En conséquence, c'est un homme de mots, orateur persuasif et passé maître dans l'art de convaincre, riche d'un demi-siècle d'expériences venant étayer ses affirmations et pondérer ses jugements. Porteur de la fibre optimiste, l'octogénaire se laisse difficilement abattre, optant pour la visualisation positive même dans les heures les plus noires, incapable d'admettre qu'une situation puisse ne pas être résolue par suffisamment de bonne volonté et de courage.

Mais on a trop tendance à penser que Charles Xavier n'a que de bons côtés. Certes, cet intellectuel marqua le siècle qu'il a traversé de hauts faits et de victoires éclatantes. Toutefois, il demeure des zones d'ombres en chacun de nous, même en un bénévole. Avare de confidences sur sa vie privée et son histoire personnelle, ce télépathe de renom dissimule des errances dont certaines terrifieraient même ses plus proches amis. N'oublions pas qu'il est un mutant très puissant, capable de soumettre à son esprit des dizaines d'individus sans même employer le Cérébro...
Habité par la névrose du contrôle, ce vénérable doyen s'égare parfois dans la surprotection de son prochain, dépassant certaines limites dangereuses l'amenant à commettre l'irréparable, comme tuer sa sœur jumelle in utero. N'étant qu'un humain, Charles reste tristement vulnérable et faillible, incapable d'ignorer en permanence la possibilité d'influencer le cours des choses. Pourquoi faire une croix sur un projet alors qu'il suffirait d'une petite suggestion télépathique pour arranger les choses ? Ceux qui ont longtemps fréquenté cet icône de la race mutante savent qu'en temps de crise, Xavier trahit une tendance à la manipulation, ne se formalisant pas de tricher avec la réalité si cela peut à ses yeux garantir une sécurité optimale.
Costume/Physique
Charles Xavier n'a pas à proprement parler de costume. Invalide, il mène ses combats dans des tenues élégantes et distinguées, généralement un trois-pièces gris anthracite ou bien d'un noir charbonneux. Ses goûts en matière de textile évoquent invariablement une certaine nostalgie des années soixante, époque à laquelle le télépathe parcourait le vaste monde sur ses deux jambes. A présent inféodé au lourd tribut du Temps, cet intellectuel bardé de diplômes n'est plus le jeune garçon blond de son enfance. Chauve suite à sa calvitie, Charles a gardé des yeux d'un bleu clair, cristallin, proches du gris de l'eau de roche, qui se chargent d'illuminer son visage marqué par des rides de concentration au niveau du front. Droit et noble dans sa stature, il arbore au quotidien une expression paisible qui inspire bien souvent le calme et l'apaisement chez ses interlocuteurs, qu'il désarme d'un fin sourire complice provoquant l'apparition de pattes d'oies aux commissures de ses paupières.

De taille moyenne, mais d'une corpulence un peu faible du fait de sa paralysie, le Professeur Xavier a fait sien un fauteuil roulant dont les roues sont marquées d'un large X. Entièrement automatisé et maîtrisé par des années de pratique, ce fauteuil constitue le moyen de transport de prédilection du télépathe, qui serait bien incapable d'aller où que ce soit sans lui.

L’octogénaire parle rarement avec empressement. Du fait de sa capacité innée à pouvoir orienter à dessein le fil d'une conversation ou à en prévoir les aboutissements, il anticipe la plupart des revirements, s'exprimant avec confiance et tranquillité, son timbre profond dissipant les craintes en quelques syllabes.
Histoire
« Bienvenue à tous et à tous à ce cours de littérature anglaise. Je me présente : je suis Charles Xavier, et pour l'année scolaire qui s'annonce, je serai votre professeur. » Salua amicalement le vieil homme installé dans son fauteuil en promenant un regard doux et accueillant dans la salle de classe de l'institut.

- Bonjour professeur ! Répondit d'un air enthousiaste la classe, dans un entremêlement synchrone d'aigus et d'altos.

- Comme c'est notre premier jour ensembles, je devine que vous n'avez pas vraiment envie de travailler, et c'est bien compréhensible. Des rires joyeux saluèrent la remarque, glissée avec un sourire indulgent. Notre cerveau, voyez-vous, a besoin de suivre un petit rituel de mise en route avant d'être prêt à assimiler des informations. Expliqua le titulaire d'un diplôme de physiologie cérébrale en posant deux doigts sur sa tempe droite. Donc, nous allons profiter de cette séance pour faire plus ample connaissance. Je ne souhaite pas rester pour vous un étranger, et la meilleure façon d'y remédier est de vous parler un peu de moi. Voyons, par où commencer...

Son regard azuré se perdit un instant dans le paysage automnal discernable par-delà la vitre ornant l'un des murs de la pièce. En clignant des yeux, l'enseignant se reprit, réajustant légèrement l'orientation de son fauteuil avant d'énoncer, un sourire amusé sur ses fines lèvres :

« Hé bien par le commencement, c'est évident. »

Charles François Xavier est né à New-York, meurtrier précoce et seul rescapé d'une grossesse jumelée. Sa sœur, Cassandra Xavier, fut retrouvée morte à la naissance. Aucune preuve ne put jamais en attester, mais au fond de lui, le survivant de la porté le savait : il était responsable du sort de sa jumelle. Ce que son inconscient garda dans les abîmes de sa mémoire demeura longtemps un mystère, jusqu'à ce qu'une violente introspection lève le voile sur la tragédie. Les deux bébés, possesseurs du gènes X, s'étaient opposés à leur neuvième mois de gestation. Qui de Cassandra ou de Charles déclencha la rixe ? Impossible de le déterminer. Mais de la lutte de leurs forces mentales respectives, un seul réchappa...

Fils de Brian Xavier, chercheur dans le domaine du nucléaire et de sa femme Sharon, le jeune garçon coula d'heureux jours, entouré par une famille aimante et fortunée qui lui fournit tout ce dont un enfant pouvait rêver. En conséquence, les dix premières années de son existence passèrent en un éclair... Puis, il y eu l'accident.
Une date qui resta ad vitam eternam gravée dans la mémoire de Charles. Parti rendre visite à son père à Alamogordo, dans le Nouveau-Mexique, en compagnie de sa mère, le jeune garçon découvrit son don en lisant soudain les pensées du collègue et ami de Brian, Kurt Marko. Parcourant les souvenirs du scientifique, le télépathe de onze ans surprit l'attirance de l'homme pour sa mère, et crut y lire une information. Crut, car sur le coup, il ne se douta pas d'être réellement parvenu à faire ce qui relevait de la pure science-fiction. Choisissant de faire comme si rien ne s'était passé, comme s'il avait tout imaginé, le mutant révélé tint sa langue. Ironie du sort, l'information en question (un doute concernant la fiabilité d'un appareil de mesure) fut la cause d'une catastrophe sur le site d'Alamogordo, un accident grave qui coûta la vie au père biologique du petit Charles. Et par la même, ce sinistre démontra à l'orphelin qu'il n'avait pas simplement imaginé lire les pensées de Marko. S'il lui avait fallu d'autres preuves, Marko ne tarda pas à se marier avec Sharon Xavier, dotant le garçon d'un aîné du nom de Cain. A l'opposé de son cadet, le demi-frère en question s'avéra être brutal, peu doué pour les études, et jaloux de l'attention suscité par Charles.

« Un regrettable concours de circonstance... Mais ce même Cain Marko obtint par la suite des pouvoirs, des capacités le rendant extrêmement dangereux. L'ignorant, je ne prêtais pas l'oreille à ses récriminations, préférant me tourner vers les études, les voyages, finançant le tout grâce à l'argent hérité de mon père... Si j'avais fait en sorte d'aider Cain dès le début, peut-être serait-il devenu quelqu'un d'autre ? »

Les élèves observèrent un silence de mort tandis que l'ombre du regret étendit ses ailes sombres sur les traits usés du doyen de l'institut. Lorsqu'il reprit sa narration, son regard avait pivoté sur l'extérieur. N'observant plus ses auditeurs avec sa coutumière expression affable, il conta ses aventures à la cantonade.

« J'intégrais la faculté à seize ans, décrochant mon premier diplôme en biologie deux ans plus tard, avant de poursuivre sur un post-doctorat à Oxford, où j'étudiais la physique appliquée à la biologie, ainsi que la génétique. A l'issue d'une... Discussion avec une de mes connaissances, j'entrais dans l'armée, choisissant de servir mon pays en participant à la guerre de Corée. A mon retour, j'avais changé. Les atrocités qui furent mon quotidien pendant de longs mois en Asie s'étaient chargées de me démontrer, d'une manière très concrète, la valeur de la paix. Je repris les études, commençant... »

- Professeur, pourquoi avez-vous créé les X-men ? Intervint un jeune garçon au regard sombre, levant timidement la main.

- Oui, et pourquoi vous restez tout le temps assis ? Renchérit une jeune asiatique, téméraire et confiante dans son attitude.

L'intéressé reporta son attention sur son jeune public, croisant les doigts devant lui tout en inspirant. Un sourire affable réapparut sur son visage.


« Voilà de très pertinentes questions. Je ne pourrais hélas pas beaucoup m'étendre sur le sujet, faute de temps. Contentons-nous de dire que l'idée de fonder un groupe de mutants entraînés pour protéger leurs prochains, mutants ou non, me vint au cours de mes voyages ; pour ce qui concerne mes jambes, j'en perdis l'usage au cours d'un malheureux et banal accident. »

Au retour de la Corée, Charles apprend que sa fiancée l'a quitté pour un autre. Déprimé, il choisit de parcourir le monde, pour découvrir de nouveaux horizons. Au Caire, le puissant télépathe croise une jeune pickpocket prénommée Ororo Munroe, mais également (et surtout) Amahl Farouk, un parrain du crime organisé qui est possédé par une entité mutante maléfique répondant au nom de "roi des ombres". Détectant la présence d'une autre créature douée de facultés psioniques dans le corps de l'égyptien, le jeune biologiste affronte son premier adversaire, manquant de peu de perdre la vie au cours de la joute mentale. Néanmoins, le constat alarmant de l'existence d'êtres tels que le roi des ombres, et sa rencontre avec une petite mutante capable d'influer sur la météo, vont durablement impacter sa vision du monde, et notamment de la place qu'il a à y occuper : dédier l'utilisation de ses pouvoirs à l'assistance de jeunes mutants désorientés par leur différence, et lutter contre la malveillance, les conflits armés, l'égoïsme destructeur, ainsi que la barbarie. A cette époque, toutefois, le professeur Xavier concevait plus son rôle de pacificateur d'un point de vue passif, et non véritablement actif. Ses études l'accaparaient énormément, et repérer ses semblables par le seul truchement de sa télépathie ne lui permit pas de réunir un effectif suffisant pour penser ses élèves comme une force d'intervention efficace. Le peu de mutants qu'il eut la chance de trouver étaient jeunes, perdus, et bien incapables de sauver des vies. Leur éducation primait sur leur formation martiale.

« Dans le cadre de mon doctorat d'anthropologie, je me rendis en Israël. Pour replacer les événements dans leur contexte, j'étais alors en passe de décrocher mon diplôme de médecine, en psychiatrie. Mes connaissances en biophysique et en génétique trouvèrent rapidement leurs limites lorsque je commençais à m'atteler à faire d'adolescents livrés à eux-même des mutants contrôlant leurs dons. Grâce à mes facilités de compréhension... » L'enseignant s'interrompit en apercevant une main tendue à son attention. D'un regard complice, il enjoignit une jeune fille brune à poser sa question.

- Quand vous dites ça, est-ce que vous parlez de votre pouvoir ?

Désireux d'éviter toute méprise, l'octogénaire se sentit bien inspiré de nuancer :

- Pas seulement, Amy. Entama-t-il après avoir découvert télépathiquement le prénom de son interlocutrice. Il est exact de penser que, via mes facultés mutantes, je peux récupérer des connaissances précises. Cela reste cependant ponctuel, limité. Pour m'approprier des connaissances de façon globale, générale, il me faut étudier et travailler assidûment. "Comme tout le monde, si j'ose dire". Et la nature m'avait doté de certaine prédispositions pour l'apprentissage, une chose à laquelle ma télépathie était parfaitement étrangère. Redressant sa position, Charles reprit :

Israël, donc. Un pays très enchanteur, où je prévoyais de mener une étude sur l'influence des phénotypes caucasiens dans la distribution des rôles moteurs de...[/color][/b] Nouvelle pause, amusée cette fois. Le respectable homme de science avisa les airs d'incrédulités fourmillant dans son auditoire. En gloussant devant le décalage de complexité et d'innocence, l'orateur chauve corrigea :

« Je vous prie de m'excuser... Je me suis perdu dans les détails. Disons que je diversifiais mes domaines de connaissance en ajoutant l'anthropologie (l'étude du comportement humain seul ou au sein d'une société), la psychologie (l'art du raisonnement sous toutes ses formes) et la psychiatrie (la science visant à soigner les troubles du comportement) à ma formation de généticien. Or, mes études m'amenèrent à croiser la route d'un certain Erik Lehnsherr. Erik était, comme je ne tardais pas à le découvrir, un mutant. Son pouvoir le rendait maître du magnétisme, et par conséquent, capable de commander à distance au métaux. C'était un homme égratigné par les aléas d'une vie âpre, marquée par les affres de la guerre et du nazisme en Europe. Mais il avait tout du visionnaire. Son parcours cahoteux sur les sentiers de la vie l'avaient façonné, et il recelait une indéniable vivacité d'esprit que je me pris à apprécier.

Nous nous trouvâmes là, deux mutants adultes, diamétralement opposés dans nos voies, et paradoxalement identiques dans notre impression que le phénomène mutant ne tarderait pas à devenir un sujet de débat lors de la décennie à venir. En apprenant à nous connaître l'un l'autre, Erik et moi devinrent d'excellents amis, unis dans notre quête pour solidariser une population émergente et disparate d'individus "spéciaux". Une fois mes études terminés, je pus me dédier entièrement à ma tâche, un puissant allié à mon côté. Ensembles, nous eûmes d'innombrables et passionnants échanges. Mon ami n'avait peut-être pas bénéficié d'une éducation en bonne et due forme, mais il apprenait vite, comprenait aisément les mécaniques régissant notre monde et s'avéra un formidable adversaire aux échecs. A une époque où l'existence des mutants constituait un mystère ignoré de tous, où appartenir à cette classe à part de l'humanité vous condamnait presque automatiquement à la solitude d'une vie troublée par le doute et les interrogations, découvrir l'un de ses semblables, et non des moindres, qui plus est, constituait le plus beau cadeau que la Providence pouvait accorder.

Erik et moi entreprirent donc de recruter de jeunes et remarquables citoyens afin de les guider dans la découverte et l'acceptation de leur nature intrinsèque. Dynamisés par la mise en commun de nos potentiels respectifs, nous nous lançâmes dans la construction de ce qui allait devenir le Cérébro : un catalyseur, une antenne décuplant la porté de ma télépathie, et qui ne put voir le jour que grâce au précieux don de mon camarade. Un outil uniquement pensé pour faciliter le repérage des mutants (bien qu'il donnât accès à d'autres applications moins inoffensives...), et qui encore aujourd'hui, ne cesse de m'épauler dans mes recherches.
Amy tendit de nouveau sa main rosée. Oui ? »

- Est-ce que Monsieur Lehnsherr nous donnera des cours, lui aussi ?

Le sourire du professeur Xavier s'évanouit, remplacé par une forme de résignation teintée de regrets.

- Il se trouve que non, malheureusement. Monsieur Lehnsherr et moi abordèrent beaucoup de sujets durant nos voyages, le site où avait été entreposé le Cérébro (les fondations d'un manoir de ma famille) nous servant de base de repli. Parfois, nous discutions d'un ton léger, tâchant d'établir quelle était la meilleure stratégie aux échecs, ou prévoyant de construire d'autres annexes dans les soubassements du manoir. Et parfois... Nous en venions à des sujets plus graves, plus profonds. A des questions complexes. Pourquoi les mutants existent-ils ? Était-ce la preuve d'une évolution permanente de la race humaine, étions-nous les envoyés d'un dieu quelconque, ou une forme de vie extra-terrestre ? La guerre qui parsemait l'Histoire de notre planète pouvait-elle contaminer nos semblables, les pousser à s'opposer à leurs voisins ? Devions-nous nous dévoiler au grand jour, ou rester cacher ? Autant d'interrogations autour desquels Erik et moi-même... Divergions. Ce qui n'avait rien d'étonnant : nos passés dissonants nous conduisaient à des opinions fondamentalement éloignées. Bref, après un partenariat prolifique en terme de jeunes mutants aidés, nous décidâmes de nous séparer. De prendre une voie différente.

Cette fois-ci, ce fut l'ensemble des élèves qui levèrent la main.

- Et qu'est devenu Monsieur Lehnsherr ? Est-ce que lui aussi, il a fondé une école ?

- Est-ce que vous vous êtes revus, depuis ?

Décroisant les doigts pour installer ses mains de part et d'autre de son fauteuil, le doyen de l'institut éluda après une profonde inspiration :

« Nous nous sommes quittés en bon termes. Il n'y avait pas de raison pour que nous ne continuions pas à nous revoir. Hélas, Erik avait, tout comme moi-même, plusieurs chantiers en tête à mener à bien. Nos obligations respectives firent que peu à peu, nous nous perdîmes de vu. Ce que je regrette un peu, d'ailleurs... »

Le schisme qui divisa Erik Lehnsherr et Charles Xavier survint alors que les deux hommes confrontaient le Baron Strucker, un individu dépourvu de toute compassion et dévoué au seules valeurs de l'amoralité, servant sous le pavillon de l'HYDRA. Car loin de se focaliser sur la seule recherche d'élèves, le tandem se fit fort de neutraliser quelques machinations aux visées dévastatrices. Strucker enleva l'amour de Charles, Gabrielle Haller, avant d'être vaincu par le télépathe et son ami. Déterminé à ne pas laisser l'odieux servant de l'organisation tentaculaire, Erik tenta de tuer le Baron, purement et simplement, mais fut retenu par celui qu'il croyait être son meilleur soutien dans sa croisade pour la suprématie mutante. Voyant dans le geste magnanime la consécration de toutes leurs divergences, le maître du magnétisme quitta son camarade, pour devenir Magnéto. La Némésis du professeur Xavier venait de naître, à l'aune d'un terrible constat pour l'homme de paix : une ère s'achevait. L'époque où il y avait encore de la place pour la passivité et la simple éducation s'évanouit. Erik libre d'agir selon ses seules convictions, ce ne serait plus seulement la race mutante qui nécessiterait de l'assistance, mais bien l'humanité toute entière. Et pour prévenir un massacre, un conflit ouvert, le généticien ne disposait que de ses jeunes recrues, qu'il allait lui falloir préparer. En parallèle de Magnéto, les X-men naquirent, embryon de ce qu'ils allaient plus tard devenir.

En marge de la création de son institut, Charles Xavier poursuivit ses pérégrinations autour du globe, reprenant seul le flambeau de la cause portée haut par son ancien comparse et lui-même. Séjournant transitoirement au Tibet, il ne tarda pas à découvrir que la population locale subissait le joug d'un alien agissant sous le titre de "Lucifer". Fidèle à ses principes, le professeur Xavier voulut contraindre l'extraterrestre esclavagiste, mais surestima ses capacités. Au terme d'un bref affrontement, Lucifer lança un monstrueux rocheux sur son ennemi, qui lui endommagea irrémédiablement la colonne vertébrale, le rendant paraplégique.

« Sous ma supervision, mes premiers élèves grandissaient, apprenant de mieux en mieux à employer leurs dons, formant une génération de X-men. Vous qui êtes ici, appartiendrez à la génération suivante, si vous faites le choix de demeurez ici à la fin de vos études. Car cette école pour jeunes surdoués où vous vous trouvez, ce grand établissement comptant dortoirs, salle de jeux, salles de cours, et aux multiples annexes, fut auparavant un simple manoir hérité par ma famille et construit en plein centre de Salem. »

Un souffle de murmures excités parcourut la classe. Coutumier de l'engouement suscité par cette déclaration, le directeur anticipa sur la prochaine volée de questions, inclinant la tête tandis qu'il se fendait d'un sourire.

« Comme vous vous en douterez, les sous-sols sont interdits aux étudiants. Seuls les enseignants y sont admis. N’espérez donc pas voir le Cérébro ou le Blackbird de si tôt... Et, Samuel, inutile de penser ça. La téléportation ne te permettra pas plus d'accéder aux fondations que la cyberpathie de Kathleen. Je vous prierai de croire que nous avons largement les moyens d'attraper les élèves désobéissants à cette consigne. N'oubliez jamais que vos professeurs aussi, sont des mutants. »

Sur ces bonnes paroles, la cloche de fin de cours résonna. S'ensuivit un concert de bruits, chacun se dépêchant de ranger ses affaires pour aller déjeuner. Imperturbable, l'intervenant aux yeux cristallins conclut, sans hausser la voix :

« Je vous retrouverai dès demain pour entamer notre cycle d'étude sur les œuvres Shakespeariennes. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bon appétit. »

Ainsi, les chaises grincèrent sur le plancher ciré de la salle, et les conversations s'entamèrent. Observant chacun, Charles Xavier s'amusa à deviner qui, parmi cet échantillon d'étudiant, se destinait à intégrer une vie faite de normalité, son prestigieux diplôme en poche, et qui perpétrerait l’œuvre de sa vie. Songeur, il s'installa devant la fenêtre, et se permit de rêvasser quelques minutes avant de retourner à son bureau.
Test RP
Richard Coons achevait de lire le rapport que lui avait présenté l'homme en fauteuil roulant. Des lunettes installées sur l'arrête de son nez, confortablement calé dans un siège au dossier ergonomique, il parcourut en diagonal certains paragraphes qu'il jugeait de moindre intérêt pour lire avec plus d'attention le chapitre central du document, celui qui abordait véritablement le thème de la mutation. Les pavés de texte précédant n'étaient qu'introductions et précisions grammaticales, ou notes servant à la bonne compréhension du lecteur.

* Du blabla pour intellos, que tout ça. Moi, ce que je veux savoir, c'est ce qu'on entend exactement par "mutant". * Grogna en son for intérieur le sénateur de l'état de Washington sans se douter que son visiteur l'entendait penser.

Patientant tranquillement de l'autre côté de l'imposant bureau de bois verni, Charles Xavier couvait son rendez-vous de l'après-midi d'un regard neutre teinté de bienveillance. Respirant lentement, profondément, il était pareil à une mer étale, dont le lent et répétitif ressac apaisait les sens.
Le lointain brouhaha des discussions professionnelles fit de son mieux pour masquer le silence s'étirant entre les deux hommes, bien que l'excellente insonorisation de la pièce compliquât la chose.

L'anonymat. Une cape d'invisibilité qui, de tout temps, avait permis aux individus "différents" de ne pas subir la curiosité craintive du plus grande nombre, quant il ne s'agissait pas carrément d'une vindicte effrayée. Peu de choses n'évoluaient pas, toutefois, et les moyens humains de communications n'en faisaient pas partie. Suite aux avancées technologiques, de plus en plus de témoignages de manifestations qualifiées "d'étranges" paraissaient dans les journaux, qui s'efforçaient ensuite de reléguer les articles ou les clichés à l'échelle nationale. "Le public a le droit de savoir". Un slogan qui parut justifier la chasse au phénomènes de foire. Un slogan qui alimenta la base de données de divers gouvernements concernant l'apparition des mutants sur le globe. En dépit des efforts déployés par le professeur Xavier pour héberger dans la sécurité de son institut les jeunes mutants, on ne cessait de surprendre sur le fait des cas d'incidents suspects. Des accidents aux circonstances si particulières, qu'invariablement, on en imputait la responsabilité à un mutant (même si, souvent, ce n'était pas
réellement le cas). La psychose soulevée par l'officialisation de l'existence d'individus doués de capacités hors du commun anima une volonté de protection sur le sol américain. Ce besoin sécuritaire de garanties prit la forme d'un projet de loi obligeant un fichage des mutants aux USA. Identité, pouvoir, localisation, tout était prévu pour faciliter leur mise à l'écart de la société. Un projet qui, s'il devait voir le jour, achèverait de convaincre les porteurs du gène X de leur statut de parias.

« Hé bien, sénateur Coons, qu'en dites-vous ? »

Le quadragénaire aux cheveux châtains ôta avec une lenteur délibérée ses verres correcteurs, pour confronter le noir de ses iris aux yeux d'un bleu maritime de son vis-à-vis.

- Ce que je pense de votre rapport, professeur Xavier ? Répéta-t-il d'une voix habituée à se faire écouter.

-C'est cela, oui. Confirma l'octogénaire chauve en hochant la crâne en signe d'approbation.

Une moue intriguée rassembla les lèvres de Richard Coons en un bourrelet rougeâtre. D'une main nonchalante, il referma le dossier cartonné avant d'y apposer une lourde paume décorée d'une chevalière.


« Je pense que vous vous donnez beaucoup de mal, pour un simple généticien. Le projet de fichage des mutants vient tout juste d'être déposé au congrès, il faudra des semaines de pourparlers politiques et de remaniements avant que son intitulé ne soit approuvé. Et ensuite seulement commenceront les débats pour déterminer si oui ou non ce projet de loi deviendra un décret. Il pourrait s'écouler plus d'un an avant que ce texte ne vienne véritablement sur le tapis, alors... Pourquoi un tel empressement ? Quand vous avez pris rendez-vous auprès de mon cabinet, j'étais loin de me douter que ce serait pour que nous parlions des mutants. »

-L'anthropologue que je suis n'a pu que déplorer la rigueur avec laquelle a été défini ce projet de loi. J'en vins à déduire que, si l'on réservait aux mutants un sort si drastique, ce ne pouvait être qu'en raison d'un manque d'informations... Le phénomène est encore très mal connu par la plupart des citoyens, les représentants du peuple y compris...

La voix chaude et pondérée du vieil homme se mariait agréablement à la douceur de l'atmosphère qui régnait au-dehors. De son côté, rouvrant le dossier pour en parcourir quelques lignes supplémentaires, le sénateur indécis devina :

« ... Et le généticien que vous êtes également s'est dit que rédiger un petit rapport de vulgarisation sur le sujet favoriserait une prise de décision plus éclairée, n'est-ce pas ? »

-Précisément. Je ne vise qu'à apporter de la lumière là où les ombres de la supposition, de l'obscurantisme et des préjugés ont longtemps régné. Vous êtes le cinquième sénateur à qui je fais une petite visite, douzième en tenant compte des refus que l'on m'a opposé, et à chaque rencontre, le constat est le même : pour moitié, ce que l'on attribue à la mutation, que ce soit son origine ou ses conséquences, tient plus du folklore que de la science. Or, nos connaissances scientifiques auraient dû nous permettre de dépasser ces visions chimériques, vestiges d'un passé où la moindre différence se faisait pointer du doigt, depuis bien longtemps. Plaida l'émissaire avec conviction et éloquence.

Son voisin fit mine de balayer l'argument. Un rictus de dédain retroussa ses lèvres, et c'est d'un timbre plus aigre et incisif que l'homme politique passa à l'offensive.


« Pitié, Professeur. Vous ne me ferez jamais avaler que votre motivation est purement désintéressée. Pas à moi. J'affronte tous les jours des hommes dont le métier même est de dissimuler la nature de leurs motivations. Oseriez-vous me dire, en me regardant dans les yeux, que vous êtes parfaitement honnête en cet instant ? »

Pour toute réponse, Coons ne reçut qu'un énigmatique sourire de connivence, qui pouvait bien signifier tout et son contraire. Étudiant son interlocuteur avare en confidences tout en se caressant la mâchoire, le sénateur opta pour l'approche amicale.

« Xavier, vous êtes une sommité dans le domaine scientifique. Un exemple que beaucoup aspirent à imiter. C'est la raison principale qui m'a encouragée à accepter de vous rencontrer. Mais les mutants... C'est un sujet sensible, très sensible. Monsieur Toutlemonde commence à peine à en entendre explicitement parler ; si vous continuez à jouer les porte-étendards de la défense des droits des mutants, on se posera des questions. Alors dites-moi franchement... Ce que vous me direz ne sortira pas de cette pièce. Rassemblant son courage, le quadragénaire voulut savoir : Vous en êtes un, pas vrai ? Vous êtes mutant ? C'est pour ça que vous prenez leur défense ? »

Charles Xavier eut un sourire indulgent.

« Monsieur le sénateur... Tel que vous me voyez actuellement, j'approche de mes quatre-vingt six ans. Si j'étais vraiment mutant, ne croyez-vous pas que l'on m'aurait percé à jour ? Combien de vieux mutants connaissez-vous ? »

* Hum ! C'est pas faux... * Reconnut sans pour autant l'avouer ouvertement Richard Coons.

Satisfait de voir le doute se peindre sur le visage de son voisin (ainsi que dans son esprit), le doyen en fauteuil roulant ramena la discussion au sujet initial, sans se départir de son timbre apaisant.


« Comme stipulé dans mon rapport, la mutation se manifeste à la puberté, époque de troubles et de remaniements physiologiques de premier ordre. C'est à cette période que l'individu est le plus fragile, le plus susceptible de prendre une mauvaise orientation. C'est sur cette période que l'on est le plus opposé aux figures de l'autorité. En vous portant favorable à une loi de fichage, vous engendreriez la réponse la plus prévisible qui soit : un refus d’obtempérer. Et à partir de là s'amorcerait une spirale infernale. Moins les gens sont enclins à obéir, plus on durcit les méthodes pour faire appliquer la législation, d'où une opposition plus marquée aux lois. Toutes les études comportementales vont dans ce sens : le projet de loi en élaboration ne ferait que jeter de l'huile sur le feu. »

Loin de se laisser convaincre facilement, Coons manifesta un doute suspicieux, ses pensées trahissant même une lâcheté indéniable.

* Si je m'oppose au fichage des mutants, je peux dire adieu à ma cote de popularité... Les nouvelles élections sont pour bientôt, en plus. Je ne peux pas me permettre de me tirer dans le pied. *

- Il y a un détail qui me gêne... En quoi l'anonymat facilite la vie des mutants ? Je veux dire... Ce qui leur manque, c'est une structure adaptée, un lieu où ils pourraient se regrouper sans danger, grâce à un contrôle permissif, mais vigilant. Le genre d'installation qui nécessite de précisément connaître les effectifs à accueillir au préalable.

L'anthropologue laissa s'écouler quelques secondes, pour mimer une réflexion sr sa réponse. En réalité, ayant lu les idées de son interlocuteur, le télépathe disposait déjà d'une réplique. Toutefois, pour sauvegarder les apparences, il lui était nécessaire de ne pas jouer les médiums lors de débats importants. L'anonymat était primordial, pour le porte-parole des mutants.

« Il ne s'écoule pas un seul jour sans que, quelque-part, un jeune mutant ne découvre ses dons. Parfois, cela se fait d'une manière si spectaculaire qu'il attire l'attention sur lui, et devient alors objet de suspicion, de crainte ou de haine. Pour ces malchanceux, la fuite, l'éloignement géographique, le changement d'identité restent une alternative viable. Pouvoir recommencer à zéro une existence vierge de tout scandale est dans la majorité des cas une aubaine. On ne peut pas empêcher son prochain de redouter les mutants, mais on peut encore changer de prochain.
Si le projet de fichage est adopté, fuir ses maladresses de jeunesse deviendra impossible, exclu. Chaque mutant aura à porter toute sa vie le poids de chacune de ses errances. Imaginez donc, monsieur Coons, que l'on force chaque citoyen américain à conserver dans son casier judiciaire chaque acte de vandalisme, chaque vitre brisée, chaque larcin, même anecdotique, sans espoir de laisser le passé tomber dans l'oubli. On crierait à l'intolérance. En quoi le point de vue que je défends est-il différent, à vos yeux ?
»

Grave, l'élu du peuple se redressa dans son siège, en proie à une profonde hésitation. Son invité paraplégique sentait, entendait le quadragénaire débattre avec lui-même, pesant le pour et le contre. Le fondateur de l'institut Xavier conserva un masque de neutralité, attendant la réponse orale de son hôte, bien qu'il en connaisse déjà le contenu.

* Raaaah ! M*rde ! Il est doué pour vous convaincre, l'animal. Il aurait pas pu mal s'y prendre, comme tous les scientifiques que je connais, et faire capoter son plan en trois secondes ? Je ne peux décemment pas lui dire que je ne crois pas à ce qu'il raconte... Et pourtant... M*rde ! Triple m*rde ! J'y tiens, à mon poste... *

Sans qu'il eût été possible de le deviner à sa seule expression, le sénateur Coons rassembla dans son crâne la poignée d'excuses médiocres justifiant son adhésion à la masse consentante du Sénat.

« Vous avez beau dire, Xavier, mais je ne vous ai pas énormément entendu parler de solutions concrètes ? Le fichage des mutants, c'est discutable, mais et après ? Vous avez mieux en magasin, pour juguler la question ? Le sujet de la mutation viendra fatalement sur le tapis des débats publiques ; à ce moment-là, il nous faudra être en mesure d'avancer une proposition. Pas la meilleure, juste une solution qui convienne au plus grand nombre et qui ne viole aucun des droits fondamentaux mentionnés dans la déclaration d'indépendance. Enfin, quoi ! Le fichage, ce n'est pas du Nazisme ! On enregistre bien les ports d'arme, et personne ne s'est jamais plains. »

L'autre homme présent dans le bureau n'y rétorqua rien. Non qu'il soit à court d'arguments ou de contre-exemple ; simplement, il avait parcouru suffisamment l'esprit de son vis-à-vis pour prédire que sa position ne changerait plus, peu importe les mots employés. Baissant tristement la tête, Charles se rendit à l'évidence : Richard Coons tenait trop à sa carrière pour se risquer à contester une décision politique très populaire. Le quadragénaire se leva en faisant grincer sa chaise, marquant de ce mouvement universel la fin de l'entretien.

« Il me semble que nous nous sommes tout dit, professeur Xavier. »

L'intéressé ne répondit pas tout de suite. Le regard un peu vague, il eut un geste impulsif : machinalement, il apposa deux de ses doigts sur son crâne imberbe. Le toc lui venait de sa jeunesse, où il peinait à canaliser ses dons. Appliquer son index et son majeur gauches sur sa tempe l'aidait en ce temps à focaliser ses pensées sur le psychisme d'autrui.

* Une simple suggestion télépathique... Vu de l'extérieur, j'aurais juste l'air d'avoir convaincu le sénateur de s'associer à mon combat. Personne n'en saurait rien, même ses proches ne pourraient suspecter une altération aussi subtile de la personnalité...

Non. Cet homme a le droit de ne pas être d'accord. Son opposition à mes opinions n'en fait pas un criminel. Certes, il est dangereux pour les mutants, mais n'a rien d'illégal à se reprocher. Et puis, si je commençais à plier les opinions des autres à ma guise, où m'arrêterais-je ? Quelles raisons ne m’apparaîtraient pas valables pour contrôler les pensées des gens ? Non. Ce refus ne nous condamne pas à l'exil, il reste de nombreux sénateurs à qui je peux rendre visite. La seule véritable leçon de cette entrevue, c'est que tôt ou tard, il me faudra révéler l'existence de l'institut, et son but réel. Tant que l'existence d'une école spécialisée demeurera inconnue du grand public, l'américain moyen doutera des capacités de la race mutante à se juguler elle-même...
*

Papillonnant des paupières, l'octogénaire revint à la réalité, adressant un franc sourire à l'orateur sénatorial.

« Vous avez parfaitement raison, monsieur le sénateur. Je vous remercie de m'avoir accordé un peu de votre temps. Inutile de me raccompagner : je saurais retrouver la sortie. Bonne journée à vous, en tout cas. » Déclara chaudement le puissant télépathe avant de prendre congé de Richard Coons.
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MessageSujet: Re: Charles Xavier/Professeur X   Sam 2 Juin - 14:18


    Bienvenue à toi, nouveau membre de Marvel Chronicles. Je serais l'administrateur qui se chargera de valider ta fiche de présentation en te fournissant toute l'aide nécessaire à la réalisation de cette dernière.

    Pour mener à bien ce projet, je te conseille fortement d'aller consulter notre contexte afin de connaitre la position temporelle du monde fascinant des surhumains. Le plus important concernant la validation de ta fiche concerne ta connaissance de notre règlement. Nul n'est au dessus de la loi du forum même si on opte pour la criminalité. Pour être certain que la lecture du règlement se fasse, nous avons incorporé un code dissimulé dans ce dernier. Pour être validé, il faut le code et pour trouver le code, il faut lire le règlement.

    En dehors de ces deux passages obligatoires, tu peux voir les différents groupes existants au sein du forum ainsi que notre panel de personnages prédéfinis qui n'attendent que toi ! Veilles toutefois à lire le préambule si tu décides d'en incarner un. Si tu es perplexe dans le choix de ta célébrité, diriges-toi au bottin des avatars pour regarder ceux qui sont disponibles, on recensera ta célébrité une fois validé.

    N'oublie pas de faire un tour dans les locaux du Daily Bugle où la plume acérée de Jonah J. Jameson ne manquera pas de vous dévoiler les dernières grandes nouvelles s'opérant dans le forum !

    Si ces quelques liens ne parviennent pas à répondre à tes questions, surtout n'hésites pas à me poser des questions ici même ou sur ma boite de messagerie. Mon collègue, Obadiah Stane, pourra lui aussi se plier en quatre si vous vous croisez.


__________

affraid AAAAAAHHH !!! Il l'a fait !!

Sur les centaines de possibilités, je n'ai, à aucun moment, pensé que ce choix là serait le tien ! Si je m'écoutais, je serais en train de courir en hurlant, les bras levés à me cogner contre les murs.

Ça pour une surprise ! Voir un Charles Xavier, c'est rare. Voir un Charles Xavier incarné par Patrick Stewart, c'est unique. Mais voir un Charles Xavier/Patrick Stewart de cette qualité, c'est biblique !! En bref, tu m'épates. Comme toujours en fait. Hormis que je suis très pointilleux sur la saga des premiers X-men (à leur création dans les années 60) étant donné que j'ai acquis plusieurs de leurs aventures et, de ce fait, que je suis intransigeant avec la fiche de l'un d'eux, la fiche est très très bien réalisée et fidèle en dehors de quelques petits détails que seule mon intransigeance susnommée à repérée. Quelques petites erreurs d'orthographe qui, comme toujours, agrémentent n'importe quelle qualité de fiche rp.

En soit, je te met 19,5/20. Le demi point manquant est la référence verbale du demi-frère qui, normalement, est un lourd secret. Et oui, j'ai le comics où le Fléau apparait pour la première fois et dans cette trépidante aventure, Charles raconte leur passé commun à ses élèves tandis que son demi-frère ravage les défenses précédemment installées par les X-men pour le ralentir. Je chipote pour pas grand chose mais on est fan ou on ne l'est pas, pas vrai ? Laughing

Bref ! Je valide ton invitation... euh... je veux dire... ta fiche de présentation ! Bienvenue parmi nous et bon séjour !

PS : Petite question. Tu vas changer d'avatar ?

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Charles Xavier

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MessageSujet: Re: Charles Xavier/Professeur X   Sam 2 Juin - 17:02

Merci beaucoup pour la validation, Tony Very Happy

Pour l'avatar, c'était une erreur de champs (l'erreur classique, un peu).

Pour le Fléau, je reconnais ne pas trop avoir penser à l'aspect "lourd secret de famille". D'un autre côté, dans la partie Histoire, je me suis bien gardé d'indiquer la moindre date. Donc avec un peu de bonne volonté, on pourrait imaginer que la scène se déroule dans un futur indéterminé... Ça passe ?

Comme je l'ai expliqué à Neige, les forums où Charles Xavier est jouable sont... Pour ainsi dire inexistants. J'ai bondi sur l'occasion \o/ ! (J'adore les personnages de professeur/enseignant *w*).

Maintenant, il ne me reste plus qu'à aller recruter des p'tits X-men bounce
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Elliot Baumann

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MessageSujet: Re: Charles Xavier/Professeur X   Sam 2 Juin - 18:29

Han l'un de mes perso préféré ^^

Bienvenue parmi nous c'est un plaisir Razz
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Victor E. Wagner

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MessageSujet: Re: Charles Xavier/Professeur X   Sam 2 Juin - 18:32

Willkommen Wink
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Tony Stark
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Localisation : New York


MessageSujet: Re: Charles Xavier/Professeur X   Sam 2 Juin - 19:31

Je chipote pour pas grand chose. Ne t'en fais pas pour ça. Le principal c'est qu'un tel personnage soit joué par un grand joueur. Le reste importe peu. Very Happy

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MessageSujet: Re: Charles Xavier/Professeur X   Sam 2 Juin - 19:49

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Charles Xavier/Professeur X
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