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 Tempêtes de sable et nid d'espions (Steve Rogers)

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Johann Schmidt

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Date d'inscription : 04/05/2012

Localisation : Une base d'HYDRA, principalement le QG de Las Vegas


MessageSujet: Tempêtes de sable et nid d'espions (Steve Rogers)   Lun 4 Juin - 13:52

26 novembre 1943, Méditerranée

Un grand convoi composé du porte-avions USS Ranger, de quatre destroyers et du double de navires marchands se dirigeait vers les côtes du Golfe Persique afin de ravitailler l'Union Soviétique en matériels de guerre. Les cales pleins de jeeps, chars, pièces d'artillerie, armes d'infanterie, denrées alimentaires, pneus et divers autres fournitures produites par l'Oncle Sam pour soutenir l'effort de guerre du géant russe malmené depuis deux années par trois grands groupes d'armées allemands remplissaient les cales des cargos et tankers alliés. Le porte-avions USS Ranger, l'un des premiers construit par les États-Unis, ne faisait pas que surveiller le bon cheminement de ces denrées mais participait lui aussi au convoi en transportant des avions de chasse type Warhawk à livrer aux soviétiques. Bien qu'étant moins efficace au combat que ses successeurs, l'USS Ranger accompagné de quatre navires spécialisés dans la lutte sous-marine constitue une menace suffisante pour faire douter les commandants d'U-boats sillonnant les environs d'agir contre eux. Une puissante armada de destroyers recherchaient activement ces quelques loups des mers pour les euthanasier avant qu'ils n'aient mis en pièces un convoi.

Ce convoi là avait fait un léger virage près des côtes siciliennes pour accueillir quelques invités de marques dont le célèbre Captain America retiré hâtivement du combat sans lui fournir plus de détails en dehors du fait que "les ordres viennent d'en haut". En bref, soldat, tais-toi et fais ce qu'on te dit, tu auras toutes les explications désirées trente secondes avant de charger les positions ennemis. Un petit groupes d'officiers de grades, nations et armées différentes s'étaient réunis dans le poste de commandement du Ranger. Le contre-amiral veillait avec son second à piloter le vaisseau après avoir donné l'ordre aux autres marins de quitter la passerelle tout en gardant une oreille attentive au thème abordé par les autres officiers. Se trouvait aussi un agent des servies secrets britannique, le MI6, et un agent des celui des États-Unis, l'OSS, ainsi qu'un officier de l'armée des deux camps. Ces hauts-gradés, agents secrets et ce super-soldat allaient parler pour la première fois de la raison de cette réunion tenue secrète. Le lieutenant colonel de l'armée de sa Gracieuse Majesté retira la pipe en écume de mer qu'il avait coincé entre ses dents et débuta la réunion.

« Gentlemen. Comme vous devez le savoir, l'USS Ranger vogue en direction de la Palestine pour rejoindre l'Iran. Le Golfe Persique est d'une grande importance stratégique puisqu'il permet de ravitailler rapidement le front russe. La sympathie de nombreux états de cette partie du monde envers l'Allemagne nous a forcé à prendre les devants en les envahissant conjointement, l'URSS et l'Empire Britannique. Voilà près de deux ans que l'Iran est sous la protection de nos deux pays et nous permet de soutenir l'effort de guerre russe. »

L'agent du MI6 prit la parole.

« Hélas, la situation s'est aggravée. Aucun de nos services n'a reçu de nouvelles de nos agents en Iran. Cela fait près d'un mois qu'ils ne nous ont pas envoyés de rapports et chaque renforts envoyés ont fait de même. Il n'y a que le NKVD qui semble encore être actif et, récemment, a vu ses effectifs renforcés pour assurer le bon déroulement du ravitaillement. Nous avions tout d'abord pensé qu'il s'agissait d'une manœuvre de leur part pour faire main-basse sur l'Iran et ses gisements pétroliers mais il semblerait que ce ne soit pas le cas. »

L'homme de l'OSS se leva et poursuivit après s'être éclaircit la voix.

« Les popovs ont récemment ouvert le feu sur des patrouilles britanniques et vice versa. Nos agents au Kremlin nous ont informés que Staline lui-même était furieux qu'un tel incident se soit produit. Aucun des Alliés ne souhaitent faire la guerre avec ses partenaires. Même les Ivans ne veulent pas avoir d'ennuis avec nous. Ils ont déjà du mal à contenir les hordes d'Hitler et sont heureux de voir nos convois d'armes arriver. Tout cela est très intrigant. Amiral ? Dites-nous ce que vous savez. »

Les militaires se tournèrent évidemment vers le contre-amiral qui eut l'air surprit qu'on le regarde. Une porte s'ouvrit et un homme habillé en civil entra dans le poste de commandement.

« Guten Tag, Herren. »

« Je vous présente l'amiral Wilhelm Canaris qui dirige les services secrets allemand. »

La consternation s'empara de la passerelle et, instinctivement, les officiers portèrent leur main sur l'étui de leur arme de poing. Presque aussitôt, les agents secrets anglo-saxons s'interposèrent et les tranquillisèrent.

« Il est avec nous ! Nous travaillons avec Canaris depuis plusieurs années ! Il nous a même signalé l'invasion de l'URSS ! »

Toujours soupçonneux mais forcés d'avoir confiance, les militaires se calmèrent. L'amiral Canaris parla.

« Mes agents ne m'ont donnés aucune nouvelle de l'Iran si ce n'est que ce pays est devenu d'une grande importance pour ceux qui éliminent les espions de chaque camp. Je soupçonne les forces spéciales d'Otto Skorzeny d'y être impliqué mais nous n'avons aucune preuve pour l'affirmer. C'est un homme spécialisé dans les opérations commandos et il ne serait pas étonnant qu'il essaie d'envenimer l'entente entre britanniques et soviétiques en infiltrant ses hommes dans les deux camps. »

Le militaire américain, un homme avec une mâchoire carrée et un regard sévère, s'adressa à Captain America.

« Captain ? C'est à vous qu'incombe la traque des agents de Skorzeny infiltrés en Iran. Il me semble que vous avez développé un certain talent pour dénicher les espions et saboteurs. Nous sommes dans l'impasse. Si aucun de nos agents spéciaux n'est en mesure de savoir ce qui se trame réellement derrière toute cette affaire, il n'y a que vous qui puissiez le résoudre. Mais... prudence ! L'Iran est une véritable poudrière. Même si les Rouges sont nos alliés, ils restent très méfiants. Ne vous attendez pas à recevoir beaucoup de soutien de leur part. Ce pays est devenu une véritable poudrière alors tâchez d'éviter d'attirer les foudres staliniennes. Vous aurez l'appui de nos différents services et d'une poignée de forces combattantes mais il vous faudra surtout agir en... »

Avant même qu'il n'ait eu le temps de terminer sa phrase, le second du contre-amiral se retourna et braqua un pistolet sur l'Amiral Canaris. De la haine et du fanatisme jaillirent de son regard fou.

« Traître !! »

Le bouclier étoilé parvint à dévier le tir tandis que le tireur fut rapidement maîtrisé et plaqué au sol. L'espion infiltré croqua une dent creuse, gargouilla quelques instants et perdit la vie, l'écume aux lèvres. Son coup de feu avait dû avertir d'autres agents qui ouvrirent le feu sur les marins et foncèrent vers les sites névralgiques du navire. On entendit une rafale de mitraillette à l'autre bout d'un couloir annexe au poste de commandement.

« La salle des radios ! Il faut les arrêter avant qu'ils l'aient le temps de lancer un message ! Si Canaris est dénoncé, nous perdrons un sérieux avantage ! Pire ! Si les sous-marins captent notre position, ils nous enverront par le fond ! »


Téhéran, au même instant

Dans l'ambassade de l'Union Soviétique, le commandant du NKVD avait été convoqué dans le bureau même de l'ambassadeur. Le gros homme chauve fumait un cigare en fronçant les sourcils de mécontentement et tapa du poing.

« Colonel Igor Radoskine ! Le Kremlin me demande des résultats ! Savez-vous ce que cela signifie ?! S'ils n'obtiennent pas satisfaction, vous chuterez avec moi alors trouvez-moi les agents ennemis qui se cachent et détournent une partie de nos provisions ! J'ai fait doubler le nombre de vos effectifs alors tâchez de me donner des résultats au plus vite ! »

Le commandant du NKVD lui sourit d'un air malveillant et le salua.

« Comptez sur moi, ambassadeur. S'il y a des espions, je les trouverais. »

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