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 Requins de la finance (Tony Stark)

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Obadiah Stane

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MessageSujet: Requins de la finance (Tony Stark)   Dim 20 Mai - 19:29

3 mois.

Ça faisait 3 mois que le rejeton Stark était revenu indemne d’Afghanistan et qu’il avait retrouvé la tête de l’entreprise. Obadiah Stane pendant son absence y avait presque prit gout : le pouvoir….

Mais Tony était revenu et il avait dû reprendre son rôle habituel à sa grande déception. D’un côté il avait eu plaisir à voir revenir le rejeton mais d’un autre il avait senti une frustration, le pouvoir lui avait échappé.

Depuis qu’il était revenus, Tony s’était cloitré dans ses recherches et n’avait pas présidé une seule fois le conseil d’administration de la société en 3 mois. Soit il était reclus dans sa propriété californienne, soit il était dissimulé ici dans la tour Stark siège de la compagnie, dans les labos plus exactement. Il devait y avoir au moins 8 étages de laboratoires high-tec dans l’immeuble. Tony en avait totalement isolé un et personne n’y avait accès à part lui. Le seul étage du siège de la société à être totalement vidé de son personnel. Et c’est seulement après ces 3 mois d’absences et d’invisibilité loin des cadres dirigeants et de la presse financière qu’il se décidait enfin à réapparaitre pour une grande annonce dont lui seul connaissait le thème, il n’avait même pas voulu expliquer de quoi il s’agissait à James Rhodes, Pepper Potts et même à lui qui était pourtant le n°2 de Stark Industries et plus ancien collaborateur de son père.

Stane se tenait face à une vitre donnant vue sur New York dans l’un des 5 derniers étages du building. C’était une salle de réception assez petite avec d’innombrables photos encadrés sur les murs : tanks, missiles, avions de chasses, fusils, etc… Des employés habillés en serveur s’activaient pour apporter des plateaux d’argent couverts de hors d’œuvres et de verres d’alcools aux cadres de la société, tous les membres du conseil d’administration étaient là et discutaient entre eux en attendant Stark.

Stane cessa de contempler la vue et son verre à la main, s’approcha des hommes d’affaires en train de discuter, l’un d’eux expliqua à ses collègues :

« Vous avez appris pour Edwin Cord ? Sa société vient de rentrer dans les 10 premières industries des USA. »

Son entreprise, la Cordco était l’une des principales rivales de Stark Industries. Elle contrôlait au moins 100 sites de production aux Etats-Unis et faisait tout pour passer devant Stark et Hammer comme principal fournisseur du ministère de la défense. Un autre membre du conseil ajouta :

« On l’a tous apprit, surtout que Cord est en train d’essayer de racheter en sous-mains toutes les actions de Stark Industries encore disponible. »

« Il perd son temps, Tony est déjà l’actionnaire majoritaire de notre firme. »

« C’est inquiétant tout de même, Cord n’est pas un idiot et il a toujours eut une dent contre nous. Regardez le nombre de fois où lui et Howard Stark se sont affrontés. »

Pepper Potts entra dans la pièce et s’adressa à eux :

« Messieurs, Mr Stark est sur le point d’arriver, je vous prierais de rejoindre la salle du conseil. »

Et tous les hommes d’affaires se dirigèrent vers la salle de réunion après avoir reposé leur verre. Ils s’installèrent tous autours de la grande table, se faisant chacun face, la place d’honneur tout au bout de la table était destiné à Stark, derrière elle juste sur le mur, il y avait un tableau représentant son père. Stane s’alluma un cigare avec son briquet d’argent et observa les visages de toutes les personnes présentes :

Pepper Potts avec son bloc note électronique, chargée comme d’habitude de faire le compte rendu de la réunion du conseil d’administration était à gauche du siège réservé à Tony, Obadiah, manager exécutif était installé à sa droite en tant que n°2 après lui. L’autre personne à côté du chauve était Wendell White, directeur de la surveillance centrale et de l’administration, la personne avec qui Obadiah travaillait le plus. Ensuite se succédait du côté de Stane : Wayne Tedrow, directeur financier, Kemper Boyd, directeur de la branche aéronautique militaire, Edmund Exley, directeur de la branche militaire naval. Et du côté de Potts se succédaient Marshall Bowen, directeur du département recherche, Scotty Bennett, directeur de la fourniture des combustibles et matières premières pour les forces armées, Dwight Holly directeur du département électronique, cybernétique et robotique, enfin Donald Crutchfield directeur du département recherche et exploration spatiale.

Ils discutèrent faiblement entre eux et attendaient avec impatience d’entendre la déclaration de Stark quand il se joindrait enfin à eux et la raison pour laquelle il les avait tous réunis en session extraordinaire.

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Dernière édition par Obadiah Stane le Dim 20 Mai - 22:46, édité 1 fois
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Tony Stark
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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Dim 20 Mai - 21:29

Même dans son pays natal et dans un laboratoire de l'immeuble ultra-moderne et sécurisé de la Stark Industries, Tony ne se sentait pas en sécurité. A croire que l'Afghanistan était plus reposant pour ses nerfs. Pas étonnant que ce soit le cas, il n'avait qu'à se soucier de sa survie et se creuser les méninges pour concevoir une armure de combat d'une extrême puissance avec les quelques caisses d'armes que ses geôliers lui avait fournit. De retour à sa patrie, il devait combattre les spectres de ses innombrables victimes c'est-à-dire faire face sa conscience, récemment acquise lors de cette épouvantable excursion au Moyen-Orient. Peut-être aurait-il été préférable que cet événement ne se soit jamais produit. Il n'aurait pas à se torturer ainsi. Non. C'était nécessaire et aussi douloureux soit-elle, la réalité devait lui éclater au visage. Depuis des décennies, Stark Industries est un instrument de mort légal qui provoque bien plus de ravages que les attachés de presse de la société veulent faire croire. Tony s'était enrichit sur le malheur de milliers voire même de millions d'êtres humains sur l'ensemble. Pire encore, l'entreprise de son père a profité de son savoir pour concevoir des armes encore plus destructrice. Quelle ironie... la connaissance qui apporte la destruction. Tony a les mains pleines de billets ensanglantés. Sa vie entière repose sur une montagne de cadavres et d'or. Il est aussi monstrueux que les conquérants ou barbares qui s'emparent des terres, femmes et autres possessions de leurs ennemis vaincus.

Les premiers jours qu'il passa à son retour aux États-Unis furent atrocement éprouvants. Il s'était enfermé chez lui en faisant croire qu'il se reposait. Ha ! Il ne ferma pas l’œil une seule seconde. Il songea, prostré sur son lit ou un canapé, à tous ces morts, à ces braves soldats américains ayants sacrifiés leur vie pour sauver le meilleur ami du secrétaire à la défense. De nombreuses mères ne garderont comme souvenir le drapeau étoilé ayant recouvert le cercueil de leur petit, beaucoup trop d'enfants demanderont quand leur père reviendra avant de comprendre qu'il ne fera plus jamais son apparition et leur épouse ne pourront plus jamais les serrer fort dans leurs bras. Le fils prodigue de l'un des concepteurs de l'arme atomique pleura tout son soûl et, justement, tenta d'oublier toute cette souffrance avec de l'alcool mais en vain. Quelques jours à subir cette omniprésente douleur psychologique finirent par lui donner envie de mettre fin à ses jours mais il ne vaudra pas mieux que les crapules à qui il vend des armes et qui n'accepteront jamais leur implication dans ces tueries. Se racheter. Voilà ce qui martela son esprit pendant les dernières heures de sa convalescence. Comment ? Mettre un terme à la guerre et, pour commencer, arrêter le plus grand responsable de ce fléau de l'humanité : Lui-même. En arrêtant le plus gros fournisseur en armement du monde, il aura fait un grand pas vers la rédemption. Il va donc cesser la production d'armes et se reconvertir.

Tony avait appelé Pepper pour qu'elle fasse part de son intention consistant à prendre un étage entier de la Tour Stark puis, sans donner d'autres explications, s'était attelé à son plus grand projet. Ne voulant plus être sans défense comme ce fut le cas en Afghanistan, le brillant inventeur reprit l'idée de l'armure de combat et consacra les semaines suivantes à concevoir une armure personnelle alliant toutes les technologies les plus abouties de la société Stark. Le résultat fut à la hauteur de ses espérances. Avec ça, il pourra affronter tous ceux qui lui voudront du mal et, désormais, les rôles seront inversés. Ils auront peur. Alors qu'il travaillait sur ce projet pharaonesque, Tony pensa à ce que son père lui avait dit quelques jours avant de l'envoyer en internat.

* Les Stark sont fait de fer, Tony. *

« Je suis un homme en fer... Iron... Iron Man. »


Il changea presque aussitôt le nom de son projet en ce surnom qui marquera très bientôt les esprits. Lorsque les trois mois d'absence s'était écoulé, Tony quitta la Forge, nom affectif qu'il avait donné à ce laboratoire en raison de son récent travail qui semblait plus porté sur l'armurerie que la recherche scientifique, et se dirigea vers l'ascenseur en serrant le nœud de sa cravate. Son intelligence artificielle Jarvis se chargera de terminer de configurer les sous-systèmes de l'armure pendant qu'il affrontera le conseil d'administration. Jarvis a récemment reçu une promotion puisqu'il est chargé de la sécurité de l'ensemble de l'étage ce qui consiste à empêcher quiconque ne s'appelant pas Anthony Edward Stark d'entrer dans la Forge. Le milliardaire bippa Pepper pour qu'elle fasse part de son arrivée et traversa les quelques couloirs de l'étage où la réunion a lieu sous le regard médusé de quelques employés voyant leur patron après une longue absence.

« Pardonnez-moi pour ce retard, j'avais encore un dernier détail à finaliser ! »

Lança Tony avec un air chaleureux, dissimulant l'angoisse de sa conscience, au conseil d'administration lorsqu'il ouvrit la double porte de la salle. Tous les visages se tournèrent vers l'actionnaire majoritaire et montrèrent eux-aussi leur joie. L'inventeur arpenta la pièce en passant derrière les directeurs se situant du même côté que l'ancien partenaire d'Howard pour aller s’asseoir à sa place en bout de table. Au passage, il salua quelques uns de ces individus qui l’interpellèrent.

« Tony ! Nous nous inquiétons de ne plus vous voir aussi souvent qu'avant ! Vous allez bien ? »

« Merci pour votre sollicitude, Donald, mais vous n'avez pas à vous inquiéter. Je vais bien. »

« C'est toujours bon de vous voir, Tony ! »

« Je vous en remercie, Kemper. »

Puis, sans s'arrêter de marcher, tapota amicalement l'épaule d'Obadiah et s'assit.

« Je suis content de te voir, Oba. »

Il se retourna vers les membres du conseil d'administration de Stark Industries qui attendait, avec une curiosité palpable, le but de cette réunion. Va t-il leur annoncer une bonne nouvelle ? Son grand retour aux commandes, pour de vrai, de l'entreprise avec quelques innovations majeures qui écraseront la concurrence rien que par leur nom ? Après tout, si Tony Stark, génie en robotique et armement s'enferme seul pendant trois mois dans un laboratoire, c'est sûrement parce qu'il a une idée derrière la tête. Ils restèrent optimiste même si certain s’inquiétèrent pour leurs dividendes.

« Messieurs les membres du Conseil d'Administration, bonjour à vous et merci pour votre patience. Il y a plus de trois mois déjà, j'ai été fait prisonnier par un groupe terroriste. Ce séjour là-bas, bien que pénible en raison des conditions de vie et de la mort imminente qui m'attendait si je ne répondait pas rapidement à leurs exigences, m'a ouvert l'esprit. J'ai vu ces combattants terroristes utiliser des armes de toutes sortes estampillées par le logo de Stark Industries. »

L'annonce de la présence d'armes de la firme aux mains des terroristes fut un choc pour l'assistance. Tony reprit son monologue d'un ton grave.

« Ces armes que la société de mon père produit depuis plusieurs décennies ont toujours été là pour protéger nos concitoyens. Nous ne faisons que leur donner ce que le deuxième amendement de la Constitution permet. Mais je me suis rendu compte qu'au lieu de les protéger, elles leur ôtaient la vie. J'ai vu des hommes, très jeunes, perdre leur vie avec nos armes. C'est inadmissible ! Je refuse d'être responsable de la mort d'autres personnes. C'est donc en votre présence que je vous annonce mon intention de cesser la production et la vente d'armes ! Stark Industries ne sera plus une manufacture d'armes ! »

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Obadiah Stane

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Dim 20 Mai - 22:43

Stane eut l’impression de recevoir un coup de marteau dans la figure, ni plus ni moins. Du jamais vu, un marchand d’armes qui refuse d’être marchand d’armes. Un riche qui brûle son propre argent. Un homme d’affaire qui devient idéaliste. Sa mâchoire tomba de surprise et son cigare échappa de sa bouche. Il desserra sa cravate valentino haute couture en soie cousue main qu’il avait importée d’Europe comme tout bon dirigeant d’entreprise richissime qui se respecte, et observa les réactions autours de la table. Un malaise général. Wayne dissimula sa panique mais ses yeux allaient de Stane à Pepper et de Pepper à Stane pour essayer de voir s’ils étaient déjà au courant de ce virage spectaculaire de la politique de l’entreprise. Pepper restait de marbre comme si rien de ce que pouvait dire son patron n’était encore capable de la surprendre. Wendell semblait abattus comme s’il voyait la fin totale de Stark Industries, Kemper Boyd prit un mouchoir et s’épongea le front. Seul Bowen et Holly qui étaient les deux seuls directeurs des domaines de recherches de l’entreprises qui avaient tout à gagner à faire dans autre chose que le militaire semblaient accueillir la nouvelle avec sérénité. Après un long silence, Obadiah fut le premier à rompre la glace.

« Tony, n’est-il pas un peu prématuré pour envisager ce genre de décision ? Pourquoi ne pas en parler plus longuement entre nous en petit comité ? Evaluons le pour et le contre avant de prendre ce genre d’initiative. »

Les autres autours de la table approuvèrent par des hochements de têtes. Mais aucun ne se mit à soutenir Stane et personne n’ajouta de commentaires à ce sujet. Ils ne voulaient pas contredire Stark. Pour deux raisons : 1) Il était l’actionnaire majoritaire, le fils du fondateur de l’entreprise, leur PDG. S’il avait pris une décision aussi radicale et insensée à leurs yeux soit elle, ils ne pouvaient rien faire contre. 2) Ils avaient au fond confiance en lui malgré la portée catastrophique des conséquences de cette décision pour le cours de leurs actions en bourse ainsi que du coût de restructuration à cause de l’abandon de la production d’armes.

Ils parlèrent des affaires courantes, mais même s’ils avaient tous changé de sujet, le malaise persistait et ils pensaient tous à une parade miraculeuse qu’il fallait miraculeusement trouver avant que Stark Industries ne tombe très pas dans le classement des industries du pays. A la fin de la réunion, ils arrivèrent au dernier évènement du moment à discuter : Stark Industries et la Chine.

Edmund Exley le directeur de la branche militaire navale leur exposait les grandes difficultés de leurs chantiers de construction en Asie.

« Le problème c’est que le gouvernement de Pékin ne veut plus que les sociétés américaines comme nous contrôlent des industries stratégiques. Ils veulent nous racheter nos chantiers de forces mais ne nous proposent comme prix que la moitié de ce qu’elles valent réellement. Et on a vraiment pas le choix car si on abandonne les sites en les délocalisant ailleurs avec le personnel et tout l’outillage industriel, les chinois vont nous réclamer la restitution des 15 années d’impôts qu’Howard Stark avait été exempté là-bas quand il a installé la première franchise de Stark Industries à Shangaï. »

« Je vous remercie Edmund, je crois que nous avons fait le tour des priorités. Quant au problème chinois, nous trouverons une parade. Ils savent où est leur intérêt. Howard Stark était leur partenaire américain favori, ils ne voudront pas nous claquer la porte au nez même si ils veulent nous forcer à céder l’une de nos activités là-bas. »

Ils se levèrent et rassemblèrent leurs dossiers en essayant de cacher l’inquiétude tendue qui n’était toujours pas retombé. Stane fonça droit sur Tony dès que les autres eurent quitté la pièce.

«Tony, tu te rends compte de ce qu’on va perdre si on cesse notre activité principale ? Rien ne nous empêche de nous reconvertir maintenant mais regarde le problème qu’on a avec la Chine, ça va créer un trou qu’il va falloir combler rapidement, alors si tu fais ce genre d’annonce à la presse maintenant, on va se diriger droit dans le mur et le titre va tomber de quoi ? 100 points ? Tous ces types dans les 10 étages en dessous, ils savent que c’est toi qui leur fait toucher des dividendes et ils ont confiance en toi, alors ne les déçoit pas, pas maintenant. »

Ils sortirent de la pièce et Wendell White, le n°3 de Stark Industries montra l’édition du Wall Street journal à Tony

« On va devoir faire quelque chose monsieur Stark, Edwin Cord prépare une arnaque, il rachète nos actions disponibles alors que c’est inutile vu qu’on ne peut effectuer une OPA contre nous vu que vous êtes l’actionnaire majoritaire. »

« Cet abruti veut pas lâcher le morceaux, il a jamais réussi contre Howard, et il croit sans doute qu’il va pouvoir se faire son fils.»

Avant de le quitter Stane lui dit :

« Ce soir, dans la grande salle de réception au 46éme étage, on donne une petite sauterie avec nos amis chinois justement, investisseurs, représentant asiatiques de Stark Industries et notables de l’ambassade de Pékin aux USA seront là, tu pourrais en profiter pour passer maintenant que t’es enfin sortit de ton trou. »

Le soir

La réception battait son plein, la moitié de l’assistance était asiatique. Obadiah avait revêtu son smoking avec une écharpe blanche autours du col de sa chemise. Il avait passé le plus clair de son temps devant le bol de punch pendant la soirée et pour la 10éme fois il faisait remarquer à Tony :

« Je suis sûr que ton père n’aurais jamais voulu ça. Comprend qu’il a fait ses débuts dans l’industrie au moment de la guerre. Pour lui armer des pays comme l’oncle Sam, ça avait une signification et… »

Il s’arrêta net en voyant débarquer Edwin Cord en personne suivis de deux gardes du corps en costards.

« Qu’est-ce qu’il fout là ? Il n’était pourtant pas sur la liste des invités. »

Cord avança droit sur eux et se planta devant Tony.

« Edwin Cord Mr Stark, content de vous rencontrer, je suppose que vous savez qui je suis ? »

« Hélas »

Cord fusilla Stane du regard.

« On parlait justement de vous ce matin mon gros et comme par hasard vous… »

« Stane mon vieux, faudra penser à vous recycler un jour. Mr Stark permettez-moi de vous présenter l’un de mes associés : Temudjin, le fils du dirigeant de Prometheus Gentech le n°1 asiatique des bio-technologies. »

Un jeune chinois en smoking qui avait la même coupe de cheveux qu’Obadiah et qui ne semblait pas avoir plus de 30 ans s’approcha et leur serra la main tout en les fixant d’un regard froid.

« Ravi. Dîtes nous Cord, vous êtes juste venus pour les petits-fours ou pour venir débaucher l’un de nos chercheurs ou tenter de corrompre je ne sais qui pour racheter tel ou tel action ? »

Cord s’étouffa de rire.

« Vous ne changerez jamais mon vieux. Howard a toujours eut plus de classe que vous, j’en ais finis par le regretter vous savez. »

Stane sortit son briquet d’argent et s’alluma un cigare. Cord fit de même et le chauve manqua d’en crever de jalousie. Son adversaire fumait un cohiba alors que lui fumait un mecundo, bien moins cher et prestigieux. Le chinois à côté scrutait leur visage comme s’il cherchait à lire dans leurs pensées.

« Sérieusement mon gros, à quel jeu jouez-vous ? »

« La Cordco est une industrie qui a les moyens d’investir, donc j’investit. »

« Vous jetez votre fric par la fenêtre, nous sommes actionnaires majoritaires. »

« Oui mais supposons qu’il arrive un accident à votre patron ? Après tout, Mr Stark, vous n’êtes pas marié, vous n’avez pas d’enfants, pas d’héritier et si vous disparaissez, je pourrais racheter tout ce qui me plait dans votre société. Tiens, je peux vous acheter Stane pour un dollar, c’est amplement suffisant non ? Ça doit être sa valeur véritable. »

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Tony Stark
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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Lun 21 Mai - 20:39

Comme il s'y attendait, son annonce avait provoqué la consternation des membres du conseil. Un pavé dans une mare aux grenouilles n'aurait pu provoquer de plus grands remous. Globalement, les directeurs dissimulèrent leur étonnement mais eurent quelques gestes qui trahirent leur inquiétude. Tony balaya la table du regard, attendant une réaction, une remarque voire un cri mais personne, en dehors d'Obadiah, seul homme ayant assez de pouvoirs, d'actions et une relation forte avec Tony, prit la parole. Habituellement doué pour cacher le fond de sa pensée, faisant de lui un orateur hors du commun et un redoutable joueur dans les jeux où il faut savoir bluffer, l'industriel chauve eut le regard perplexe comme s'il avait encore du mal à réaliser l’annonce de Stark, que tout ceci n'est peut-être qu'un affreux cauchemar et qu'il se réveillera très bientôt le front en sueur.

« Tony, n’est-il pas un peu prématuré pour envisager ce genre de décision ? Pourquoi ne pas en parler plus longuement entre nous en petit comité ? Evaluons le pour et le contre avant de prendre ce genre d’initiative. »

Les directeurs approuvèrent cette remarque mais ne débattirent pas davantage. Obadiah se retrouva donc complètement seul pour s'opposer à Tony. Sans l'appui direct du conseil, ce requin de la finance ne peut rien attenter contre l'actionnaire majoritaire. Il ne lui reste plus qu'à utiliser son talent inné pour le baratin en essayant de le convaincre de changer d'idée. La réunion se poursuivit sur les autres thèmes de la journée sans qu'aucun des directeurs n'interviennent à propos de la cessation de la manufacture d'armes. Comme à son habitude, Obadiah mena la conversation. Il faut dire qu'il est habitué à présider le conseil étant donné le nombre de fois où Tony n'est pas là. Ce dernier ne fit que quelques remarques, donnant son opinion sur les divers thèmes de la journée. Finalement, la réunion s'acheva sur la politique actuelle en Chine. Le conseil se retira silencieusement tandis qu'Obadiah et Tony restèrent. Stane se précipita sur le fils d'Howard dès que la porte se referma.

«Tony, tu te rends compte de ce qu’on va perdre si on cesse notre activité principale ? Rien ne nous empêche de nous reconvertir maintenant mais regarde le problème qu’on a avec la Chine, ça va créer un trou qu’il va falloir combler rapidement, alors si tu fais ce genre d’annonce à la presse maintenant, on va se diriger droit dans le mur et le titre va tomber de quoi ? 100 points ? Tous ces types dans les 10 étages en dessous, ils savent que c’est toi qui leur fait toucher des dividendes et ils ont confiance en toi, alors ne les déçoit pas, pas maintenant. »

Encore assit, Tony se releva calmement. Il n'a rien à craindre d'Obadiah. L'industriel a beau être intimidant, la conscience de Tony l'est davantage.

« La fermeture de la manufacture d'armes est nécessaire, Obadiah. Et cela n'a rien de prématuré. Au contraire ! Nous aurions dû arrêter de produire des armes depuis plusieurs années déjà. Je me rend compte que nous perdions des vies humaines, beaucoup trop de vies humaines, de jeunes hommes surtout. J'ai vu un soldat ayant à peine plus de la moitié de mon âge se faire tuer. Pour quoi ? Pour sauver la vie d'un marchand de mort. On peut mourir pour des tas de raisons mais pas pour sauver un meurtrier de masse ! Tous ces hommes sont morts parce que j'étais sous leur protection ! »

Les deux hommes marchèrent vers la porte de la salle. Tony poursuivit sa réponse.

« Si c'est l'argent qui t’inquiète, alors oui, nous allons sûrement perdre une centaine de points. Mais ce n'est pas parce que nous allons arrêter de produire des armes que nous allons courir vers la faillite. Nous ne produirons plus que des systèmes d'armes défensives que nous perfectionnerons toujours plus. L'armée nous aura toujours dans sa liste d'amis. De plus, il y a tellement de possibilités de restructuration. Ingénierie, robotique, chimie,... ce ne sont pas les idées qui manquent. Les cent points que nous allons perdre en fermant les usines d'armes, nous les regagnerons presque aussitôt avec de nouveaux produits. »

En passant la porte, Wendell White les accosta avec un journal en main. Il semblait fort soucieux, encore plus avec l'annonce de Tony, et devait attendre la sortie du duo avec impatience.

« On va devoir faire quelque chose monsieur Stark, Edwin Cord prépare une arnaque, il rachète nos actions disponibles alors que c’est inutile vu qu’on ne peut effectuer une OPA contre nous vu que vous êtes l’actionnaire majoritaire. »

« Cet abruti veut pas lâcher le morceaux, il a jamais réussi contre Howard, et il croit sans doute qu’il va pouvoir se faire son fils.Grommela Stane d'une voix dédaigneuse. Il agrippa gentiment Tony par le bras et termina leur discussion avec une invitation qu'on ne refuse pas. Ce soir, dans la grande salle de réception au 46éme étage, on donne une petite sauterie avec nos amis chinois justement, investisseurs, représentant asiatiques de Stark Industries et notables de l’ambassade de Pékin aux USA seront là, tu pourrais en profiter pour passer maintenant que t’es enfin sortit de ton trou. »

« Si ça te rassure, j'emporterais le Petit Livre rouge de Mao avec moi. »


Le soir même

Smoking obligatoire ce qui ne déplaît pas pour autant le business-man. Cocktails, caviar, orchestre de chambre, invités prestigieux,... En soit, le genre de festivités habituelles à laquelle Tony est convié. Le brillant inventeur discutait, sourire aux lèvres, à de charmantes jeunes femmes plus belles qu'intelligentes qui s'étaient mise à glousser dès qu'elle le virent s'approcher d'elles. La discussion était divertissante, il est vrai, mais tellement convenu. Des flatteries sur son physique ou son comportement de gentleman, des banalités sans importance. L'une d'elles... en fait, non. Elles étaient toutes en train d'essayer de lui mettre le grappin ou se frotter à lui. Obadiah lui sauva, involontairement, un très grand nombre de fois la mise en essayant de le convaincre de changer d'avis. Il réitéra sa dixième attaque en l'extirpant du troupeau de pécores.

« Je suis sûr que ton père n’aurais jamais voulu ça. Comprend qu’il a fait ses débuts dans l’industrie au moment de la guerre. Pour lui armer des pays comme l’oncle Sam, ça avait une signification et… »

A la surprise des deux hommes, Obadiah vit en premier l'apparition d'Edwin Cord, un magnat des affaires tout comme eux. Ce dernier se présenta à eux, ou plutôt à lui puisqu'il ignora complètement Obadiah qui doit, selon lui, n'être qu'un faire valoir.

« Edwin Cord, Mr Stark, content de vous rencontrer, je suppose que vous savez qui je suis ? »

Évidemment, il ne lui tendit pas la main. Entre requins, on est courtois, pas amical.

« Hélas »

« Bien sûr. »

« On parlait justement de vous ce matin mon gros et comme par hasard vous… »

« Stane mon vieux, faudra penser à vous recycler un jour. Mr Stark permettez-moi de vous présenter l’un de mes associés : Temudjin, le fils du dirigeant de Prometheus Gentech le n°1 asiatique des bio-technologies. »

« Enchanté. Je suis ravi de vous rencontrer. »

« Ravi. Dîtes nous Cord, vous êtes juste venus pour les petits-fours ou pour venir débaucher l’un de nos chercheurs ou tenter de corrompre je ne sais qui pour racheter tel ou tel action ? »

« Vous ne changerez jamais mon vieux. Howard a toujours eut plus de classe que vous, j’en ais finis par le regretter vous savez. »

Cord et Obadiah se lancèrent dans un vaniteux duel de richesse. Le chinois et Tony restèrent les plus calme. Tandis que l'oriental les dévisagea avec sérieux, Stark lui adressa un sourire confiant ainsi qu'à Cord.

« Sérieusement mon gros, à quel jeu jouez-vous ? »

« La Cordco est une industrie qui a les moyens d’investir, donc j’investit. »

« Vous jetez votre fric par la fenêtre, nous sommes actionnaires majoritaires. »

« Oui mais supposons qu’il arrive un accident à votre patron ? Après tout, Mr Stark, vous n’êtes pas marié, vous n’avez pas d’enfants, pas d’héritier et si vous disparaissez, je pourrais racheter tout ce qui me plait dans votre société. Tiens, je peux vous acheter Stane pour un dollar, c’est amplement suffisant non ? Ça doit être sa valeur véritable. »

« Je ferais une bien mauvaise affaire, monsieur Cord. En plus de vous vendre un excellent business-man, je me retrouverais à faire face avec le Moby Dick du monde des affaires. Je risquerais de perdre bien plus qu'un dollar et une jambe, si vous voyez ce que je veux dire. »

Cord ne devait pas s'attendre à autant d'éloges de la part de Stark. Il venait de lui montrer qu'ils forment une équipe soudée, qu'Obadiah est un brillant industriel et lui clouer le bec. Son interlocuteur lui adressa un sourire faussement réjouit. Il ne dit rien mais on pouvait deviner qu'il frottait ses dents les unes contre les autres par mécontentement. Presque aussitôt, Stark porta le coup de grâce.

« J'ai apprit beaucoup de choses depuis mon retour au pays et l'une d'elles est que je ne suis pas invulnérable. C'est pour cette raison que j'ai décidé d'avoir une protection rapprochée. Ne vous souciez donc plus de ma sécurité et profitez bien de cette soirée en compagnie de nos charmants confrères chinois. Faites tout de même attention de ne pas vous étouffer avec les petits-fours. Je ne voudrais pas avoir votre mort sur la conscience et votre société aussi facilement. »

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Obadiah Stane

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Lun 21 Mai - 22:43

Stane afficha un sourire narquois et fixa Cord en écoutant les paroles de soutiens de Stark. Il s’attendait à une réplique verbale de la part de cet éternel adversaire de leur société, mais il se contenta de lâcher un rire amusé comme si ce que disait Stark lui passait au-dessus de sa tête et se détourna sans rien ajouter en quittant la salle avec ses gardes du corps sur les talons et son jeune associé chinois.

« Excuse-moi un instant Tony, je vais me rechercher des petits fours, j’ai vu un serveur passer avec un plateau. »

Et il s’éloigna du milliardaire tout en buvant d’une seule traite son verre de champagne et en écrasant son cigare dans un cendrier alors qu’il était à peine entamé. Les dernières paroles du n°1 de l’entreprise adressés à leur rival commun venaient de l’interpeller. Il avait besoin de s’éloigner aussitôt et d’y réfléchir en 4éme vitesse, de songer à ce qu’elles impliquaient. Il était sûr d’une chose, Tony préparait quelque chose et ça devait très probablement concerner le projet secret qu’il avait refusé de dévoiler à ses proches, y compris à lui-même. Stane quitta la salle et marcha dans un couloir vide de l’immeuble. Il s’arrêta devant une porte et l’ouvrit en passant son badge devant un passe de sécurité. A l’intérieur, il alluma un ordinateur, entra son code d’accès de manager exécutif et commença à fouiner dans les dossiers. Tony avait regroupé toute une série de labos pour lui et isolé un étage entier de l’immeuble. Nom de cette nouvelle affectation : Secteur 15. Nom du projet : Iron Man. Il tenta de lire les fichiers. L’accès lui fut rigoureusement interdit. La voix artificielle de Jarvis, l’intelligence virtuelle qui gérait toute la tour Stark annonça :

« Accès refusés, dossiers confidentiels et personnels du président directeur général Anthony Edward Stark. Autorisation nécessaire pour consultation. »

Stane éteignit l’ordinateur et quitta la pièce. Il allait rejoindre la réception lorsque tout à coup il aperçut deux personnes tout au bout du couloir. Stane pouvait les voir mais pas eux. Il y avait le jeune chinois qu’il avait croisé aux côtés de Cord, Temudjin et juste à côté le vieux John Milton, l’associé de Cord. Un vieux routier de Wall Street qui avait plus de 70 ans. Temudjin asséna brusquement un coup sur la nuque du viel homme qui tomba assommé au sol. Obadiah fut surpris de voir qu’un adjoint de Cord agressait un autre de ses collègues. Le chinois retira la chaussure et la chaussette de sa victime puis sortit une petite seringue de sa veste avant de la lui injecter juste entre les orteils. Il rangea la seringue et remit chaussette et chaussure au corps qui affichait désormais un teint blanc cadavérique. Temudjin partit et laissa le cadavre dans le couloir. Stane avait suivi toute la scène dissimulé au fond. Le chinois ne l’avait pas vu. Le Chauve se mit à réfléchir :

*Il l’a tué mais a fait passer ça pour une mort naturelle, personne ne saura, il n’y a pas de caméras dans le couloir. C’est pour ça qu’il a injecté un liquide mortelle entre les doigts de pieds, ça ne se verra pas à l’autopsie. Ensuite il a laissé le cadavre ici, mais pourquoi ? Il veut qu’on le trouve. Maintenant, pourquoi assassiner le bras droit de son patron ? Milton était le n°2 de la Cordo.*

Obadiah était le seul témoin du crime, il pouvait aller le signaler à la sécurité et… non tout à coup la mort de Milton fit venir quelque chose d’extraordinaire dans son esprit, un plan sournois et machiavélique comme il n’en avait jamais eu auparavant. Peu lui importait l’assassinat de Milton par le mystérieux Temudjin, la seule chose qui importait désormais c’est que le vieillard était mort et que ça lui permettait quelque chose de diabolique, dans sa tête venait de germer une stratégie infernale qui allait anéantir Edwin Cord pour de bon et lui ferait ravaler sa morgue. Aussi il n’avoua à personne ce qu’il venait de voir ce soir.

Le lendemain

La mort de Milton faisait les gros titres. Le Wall Street journal annonçait qu’il était mort d’une crise cardiaque à 73 ans lors d’une réception à la Tour Stark. Obadiah lisait les journaux dans son bureau lorsque la voix de Pepper retentit dans l’interphone.

« Obadiah, il y a tout un groupe de messieurs qui souhaiterait vous voir, ce sont des agents de l’IRS. »

L’IRS, l’ennemi juré et redouté de toutes les entreprises, le fameux fisc américain.

« Faîtes les entrer Pepper, faîtes donc venir, je vais les recevoir dans l’une des salles de réunions, mais faites en sorte qu’il n’y ait aucune chaise pour eux dans la salle, juste une pour moi et ne leur faîtes pas servir de rafraichissement. Qu’ils restent debout et assoiffés. »

Stane adorait renvoyer les hommes du fisc après les avoir malmené. Quelques instants plus tard le chauve était assis dans sa salle de réunion et accueillait 10 hommes en noir du gouvernement qui portaient des attachés cases.

« Bienvenue mes amis, bienvenue chez Stark Industries, c’est toujours un plaisir de vous recevoir, mais ne vous êtes-vous pas trompé d’étages ? Vous savez, c’est Wendell White mon bras droit qui dirige nos affaires fiscales. »

« Il ne s’agit pas exactement de Stark Industries, mais plutôt de Monsieur Stark en fait. »

« Mais encore ? »

« Nous avons examinés en détails tout ce que lui a légué Howard Stark sur le territoire des Etats-Unis. La totalité des parts de Stark Industries puisqu’Howard Stark n’avait aucun bien précis à son nom qui n’appartenait pas à sa société. Aussi, en vertu du code fédéral des impôts, Mr Stark doit verser au trésor américains des droits de successions qui s’élèvent à 1 456 489 278 dollars. Chose qu’il n’a pas fait depuis des années mais nous avons enfin régularisé la situation. »

Obadiah éclata de rire et parla aussitôt :

« Vous êtes venus ici pour rien, comme d’habitude. Les parts de Stark Industries sont exonérés de droits de successions. C’est un privilège que le président Franklin Roosevelt avait accordé comme faveur à Howard Stark pour le remercier de sa gigantesque contribution à l’effort de guerre dans les années 40, notamment pour le projet Manhattan. Evidemment, le président était loin de se douter que Stark Industries deviendrait un géant de l’armement à l’époque, il croyait qu’elle serait toujours une petite entreprise de recherche , vous ne pouvez donc pas taxer l’héritage de Mr Stark puisque comme son père, il n’a aucun bien à son nom, tout est au nom de son entreprise. »

« Une très belle arnaque qu’Howard Stark a fait en tant que profiteur de guerre pour escroquer le trésor des Etats-Unis ! Justin Hammer avait essayé de nous faire le même coup. Si vous refusez de nous payer, nous allons vous intenter un procès qui prouvera votre fraude pour ne pas payer d’impôts et de droits de successions ! »

« Vous connaissez la sortie ? Après tout vous avez tellement l’habitude d’entrer et de ressortir d’ici sans un seul billet. »

« On se retrouvera devant le juge Mr Stane ! Vous ne vous en tirerez pas comme ça ! »

« Mais oui, mais oui, c’est la 100éme fois que vous me dîtes ça en 10 ans, je commence à en avoir l’habitude. »

Dans l’après-midi

Stane avait échafaudé son plan machiavélique contre Cord en moins de 24 h, il avait convoqué une séance exceptionnelle du conseil d’administration, tous les directeurs étaient autours de la table, Stane s’était levé pour parler et tendait son doigt pour désigner un hologramme qui était apparu sur la table et qui montrait des chiffres :

Actionnariat de la Cordo :

Edwind Cord : 30%

John Milton : 15%

Actionnaires : 55%


« Comme vous voyez, il est impossible de lancer une OPA contre notre ennemi. Cord et John Milton, son associé et bras droit contrôlaient à eux deux 45% des actions et comme la plupart des actionnaires n’assistent jamais aux grandes assemblés générales, ils étaient assurés d’avoir toujours la majorité absolu des voix pour prendre les grandes décisions concernant l’entreprise. Pour s’emparer de Cordo, il aurait fallu rafler tous les titres des petits actionnaires, ce qui est totalement impossible. »

Marshall Bowen, le directeur du département recherche qui se passionnait plus pour la science que la finance (raison pour laquelle Stark l’avait sans doute choisis à ce poste) demanda sur un ton ennuyé au chauve :

« Alors pourquoi nous parler de ça si on ne peut pas faire une OPA dessus ? On perd notre temps, parlons plutôt des nouveaux domaines de recherches auxquels pense Tony maintenant qu’on officialisera bientôt la fin de la production d’armes. »

Grand frisson dans la salle, on venait de remettre sur le tapis le sujet sensible. Obadiah l’ignora, éteignit l’hologramme et continua son exposé, toujours debout.

« La mort de John Milton change totalement la donne. Sa fille héritière est juste une pauvre groupie qui rêve de se marier à Tony pour le pognon, elle se moque éperdument de ses actions à la Cordco, elle veut juste revendre tout ça pour aller vivre sa vie de groupie à Beverly Hills dans une piscine de fric jusqu’à la fin de ses jours. En plus cette petite garce à des droits de succession à payer ! Je l’ai appelé discrètement ce matin, elle a bien voulu m’écouter quand je lui ai fait croire que Tony avait des sentiments pour elle. Elle est prête à nous céder toutes ses actions. »

Scotty Bennett, chargé des fournitures de combustibles et matières premières à l’armée se renfrogna :

« Vous ne perdez pas de temps Obadiah, on a même pas encore enterré ce pauvre Milton que vous foncer déjà sur son cadavre pour le bouffer. Un peu de décence quand même ! C’est pas comme si nous avions absolument besoin de cet argent. »

« Scotty, Edwin Cord est en train de constater la même chose que nous, il faut qu’on le frappe au corps et qu’on lui assène un KO retentissant avant qu’il ne voit venir notre attaque. »

Edmund Exley, le directeur de la branche militaire navale, remonta ses lunettes sur son nez comme il le faisait toujours avant de parler et précisa :

« Obadiah, écoutez, on sait tous très bien que Cord a essayé de nous racheter des actions et rêve de passer devant nous, mais ce n’est pas pour ça qu’il faut lui répondre avec les mêmes méthodes et perdre son sang-froid. »

Stane avec un calme étonnant ignora les critiques de ses collègues et continua de parler avec son ton confiant :

« Avec 15% des actions en notre possession, il ne nous manque juste un peu plus de 35% de celles des petits actionnaires pour nous emparer du bien de Cord. Et vous savez tous que c’est faisable, tous les courtiers de New York admirent Tony et sa réussite financière, s’il leur demande de lancer une OPA pour lui, ils le feront. »

Kemperd Boyd, le directeur de l’aéronautique militaire qui était surtout à ce poste en tant qu’ancien ingénieur de l’armée et qui n’y connaissait pas grand-chose en haute finance, demanda sceptique :

« Sérieusement Obadiah, c’est bien gentils tout ça, mais pourquoi ces actionnaires accepteraient de nous vendre leurs titres ? »

Stane croisa triomphalement ses bras sur sa poitrine en lui répondant :

« En flattant leur cupidité ! Le titre Cordco vaut 300 dollars ? On va leur en proposer 400 à l’achat ! Et ils seront pressés de nous les vendre quand ils apprendront qu’Edwin Cord est à sec niveau finance ! »

Wendell White, le bras droit de Stane qui dirigeait la surveillance administrative leva subitement la tête vers le chauve en fronçant les sourcils :

« Attendez, la Cordco se porte à merveille, leur chiffre d’affaire du dernier trimestre était… »

« Nous les diffamerons, nous ferons courir des rumeurs dans tout Wall Street, nous allons donner à Cord la pire réputation de looser du monde des affaires. Je connais des gens excellent dans ce domaine, ils vont s’en donner à cœur joie et mettront les moyens si on les paye au prix fort ! »

Dwight Holly, le directeur du département robotique et cybernétique frappa du poing sur la table et se leva :

« Cette fois vous allez trop loin Stane ! Howard Stark n’aurais jamais permis qu’on fasse ça et qu’on emploie ce genre de méthode il… »

Le chauve le pointa du doigt et vociféra à son tour :

« Howard Stark est mort ! C’est Tony qui dirige maintenant les affaires ! Le temps d’Howard est révolu, cessez de croire que le monde des affaires n’est pas une jungle ! »

Wendell White se leva et posa une main amicale sur l’épaule de Stane pour le faire rassoir tout en prenant un ton conciliant :

« Ne nous énervons pas et détaillons plutôt ce qu’a proposé Obadiah, voyons, on va aussi offrir un prix d’achat de 400 dollars pour les actions de la fille héritière de Milton ? On va dépasser les 500 millions de dollars juste pour elle là, ça commence à devenir… »

Il fut interrompu par Wayne Tedrow le directeur financier qui expliqua :

« Je suis sûr qu’Obadiah a déjà tout calculé, il sait qu’on peut investir cette somme, mais il n’a pas pensé à un truc. Pour ce qui est de payer les millions d’actions à 400 dollars des petits actionnaires, on approche du milliard de dollars, sans parler des frais de commission, qui est-ce qui va payer tout ça ? »

Stane tendit son bras et fit une tape amicale sur l’épaule de Tony assis juste à sa gauche comme d’habitude.

« Ce sera Tony qui va payer tout ça, j’ai trouvé un plan retors particulièrement efficace. Tony tu en pense quoi ? »

Et tous les regards se tournèrent en même temps vers leur employeur sentant qu’ils étaient arrivés au moment décisif de la réunion de ce conseil d’administration.

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Mar 22 Mai - 16:15

Obadiah s'en alla juste après que Cord, ses gardes du corps et son associé chinois soient partis, laissant ainsi le multimilliardaire seul quelques instants jusqu'à ce qu'une autre personne accapare son attention. Marshall Bowen, le directeur du département recherche, s'approcha de Stark et dit d'un ton songeur :

« Obadiah se fait beaucoup de soucis à votre sujet, Tony. »

« Il s’inquiète surtout pour la production d'armes. Il fait une fixation sur ce sujet. »

« Vous aussi, si je ne m'abuse. »

« J'ai mes raisons. »

« Je n'en doute pas. Je n'aurais pas aimé être à votre place en Afghanistan. Bien... Quoi qu'il en soit, si Stark Industries ne produit plus d'armes, que produirons-nous ? »

« Je n'ai pas encore d'idées précises là-dessus. Il existe beaucoup de perspectives de restructuration qui... »

Le hurlement strident d'une femme se fit entendre dans toute la salle. Le silence tomba et toutes les têtes se tournèrent vers l'origine du cri. Une femme venait de sauter dans les bras d'un homme en pleurnichant et marmonna des propos incohérents en pointant son doigt vers le couloir. Des agents de la sécurité, quelques invités et Tony se dirigèrent vers la source de la frayeur où ils trouvèrent, au détour d'un couloir, le corps inanimé d'un homme. L'un des gardes s'agenouilla près de lui, tâta son pouls et fit "non" de la tête d'un air grave. Il prit délicatement le mort par une épaule et le retourna sur son dos.

« C'est... John Milton ! »


Le lendemain

Chemise sans cravate et l'air soucieux, Tony ne progressa que très lentement à l'écriture d'un algorithme pour améliorer le système de visée automatique de son armure. Il avait passé une partie de sa matinée dans la Forge à penser au décès du septuagénaire. Jarvis finit par remarquer l'inquiétude de son concepteur.

« Quelque chose vous tracasse, monsieur ? »

« Rien, Jarvis. Rien du tout. »

« J'ai effectivement constaté que vous ne faisiez rien. »

Tony ne put s'empêcher de sourire devant le sens de l'humour programmé de son intelligence artificielle.

« Donnes-moi des nouvelles de John Milton. »

« Recherches en cours... John Milton. Le médecin légiste, après autopsie, vient de conclure à un arrêt cardiaque. »

L'estomac de l'inventeur se noua et, instinctivement, il posa sa main sur son torse. Il sentit le dur contact du générateur ARK empêchant l'éclat de métal logé dans son corps de perforer son cœur. Et s'il finissait par mourir lui aussi ? Après tout, il pourrait faire une sorte d'arrêt cardiaque dès que son cœur sera percé. Le médecin serait surprit de voir une source d'énergie logé dans son torse capable d'alimenter toute la Tour Stark.

« Vous avez reçu un message de la part d'Obadiah Stane. Il vous demande de sortir de votre "trou" pour une réunion du conseil d'administration cet après-midi. »


Quelques heures plus tard

Le conseil d'administration s'était réuni à la demande d'Obadiah qui semblait avoir échafaudé un plan infaillible pour faire main-basse sur la Cordco. Tout au long de la plaidoirie d'Obadiah, Tony resta silencieux et ne dit mot à aucun moment. Ses confrères firent des objections à plusieurs occasions notamment devant l'ignominie du plan du business-man. Tout fut lui aussi choqué par la teneur de sa stratégie mais le choc le laissa sans voix. Sa surprise s'amplifia par la colère de Stane lorsqu'il vociféra la mort de son ancien partenaire. Pendant quelques instants, le PDG se sentit dériver sur un océan d'incompréhension. Comment Obadiah peut-il être aussi insensible ? Tony eut du mal à accepter de voir Obadiah sous son vrai jour. Ce dernier, en posant sa main sur son épaule, le fit sortir de ses songes.

« Ce sera Tony qui va payer tout ça, j’ai trouvé un plan retors particulièrement efficace. Tony tu en pense quoi ? »

« Je... je pense que ce plan est mauvais. »

Il retrouva ses esprits et argumenta.

« Pas mauvais dans le fond, non, mais tellement mauvais dans sa forme. Une OPA fait parti du quotidien en affaires, cela n'a rien d'exceptionnel mais appliqué de cette façon, ça devient criminel ! Je serais incapable de me regarder dans la glace après avoir délibérément séduit sa fille pour lui dérober les actions de la Cordco ! Obadiah ! J'ai envoyé des fleurs pour lui présenter mes plus sincères condoléances ! Comment pourrais-je oser lui briser le cœur sachant qu'elle n'a pas encore fait son deuil ?! »

Il secoua doucement sa tête de gauche à droite d'un air contrarié.

« Même, en supposant que Cord est le genre d'homme à utiliser ces méthodes, je refuse de m'abaisser à ce niveau ! »

Dwight Holly acquiesça.

« Parfaitement d'accord ! Je préfère être ruiné et avoir la tête haute plutôt que riche et honteux ! »

« Ce sont des méthodes mafieuses que tu nous proposes, Obadiah. Dépouiller un mort de ses biens, profiter de la faiblesse de sa fille pour prendre ce qui lui reste, arnaquer les petits actionnaires, salir la réputation d'un concurrent, que vas-tu nous proposer ensuite ? Frapper les grand-parents des actionnaires qui ne nous cèdent pas leurs parts de la société ?! Notre réputation sera ruinée à tout jamais si on apprend que nous sommes responsables d'actes aussi abominables ! »

Tony soupira d'un air las.

« Très bien. Votons. Que ceux qui sont d'accords pour lancer une OPA sur la Cordco en utilisant des méthodes qui ne sont pas moralement répréhensibles lèvent la main ! »

La quasi totalité du conseil adopta sa proposition. Obadiah se retrouverait seul contre tous.

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Mar 22 Mai - 17:33

L’orgueil de Stane ne pouvait supporter ça. Pour la première fois de sa longue carrière chez Stark Industries le conseil d’administration était opposé à lui et il se retrouvait acculé et dos au mur. Il allait devoir trouver un autre moyen de les convaincre tous d’approuver son OPA. Une occasion pareille ne se représenterait plus jamais et il se pourrait bien qu’elle soit le chef d’œuvres de sa carrière. L’anéantissement total de leur pire concurrent après Justin Hammer. La vengeance d’Obadiah contre Cord, le triomphe de Stark Industries qui allait s’emparer de la Cord Conglomerate. Il ne baissa pas les bras après cette réunion catastrophique et élabora une nouvelle tentative. Il décida de sortir un atout de sa manche (un traître qu’il avait très rapidement déniché en moins de 24 heures dans l’entourage de Cord) Dans la soirée qui avait suivis son premier échec, il allait convoquer une autre réunion mais qui ne regrouperait uniquement Tony, le directeur financier dont les services étaient les premiers concernés par son plan et son bras droit, Wendell White, le seul qu’il espérait vraiment gagner à sa cause. Stane priait pour que son plan passe mieux sans la présence hostile des autres membres du conseil.

Ainsi donc tard dans la soirée alors que quasiment tout le personnel avait quitté la Tour Stark, il y avait encore du monde dans le bureau de Stane. En plus de Tony, Wayne Tedrow et Wendell White étaient présents, tous deux installé dans le canapé de la pièce. Stane était derrière son bureau, avachis dans son grand fauteuil en cuir noir de cadre supérieur. Un nouveau venu invité par Stane, un homme chétif dans un élégant costume commentait un hologramme de chiffres financiers. Une fois qu’il eut finis son exposé, l’hologramme disparut et la lumière revint.

« Grâce à Mr Hanlon qui a eu la gentillesse de nous accorder sa soirée, nous connaissons maintenant en détails la situation financière de la Cordco et de toutes les entreprises qu’elle gère. »

L’invité lâcha sur un ton obséquieux :

« Mais ce fut un plaisir Mr Stane, je suis ravi d’avoir pu accorder mon temps à Mr Stark. »

Stane l’ignora et se leva tout en s’agitant et en voulant à tout prix convaincre son auditoire.

« Et surtout, nous savons tout de la fortune personnelle d’Edwin Cord, on sait qu’en cas d’OPA venant de nous, il sera totalement incapable de contre-attaquer en rachetant ses propres actions ! »

Wendell White qui avait griffonné des notes demanda sceptique :

« Mr Hanlon, vous êtes vraiment sûr de vos informations ? »

Stane ne laissa pas l’invité répondre, il s’était planté derrière lui et lui avait infligé une tape dans le dos qui l’avait secoué. Obadiah continua tout sourire :

« Mr Hanlon m’a donné tous les dossiers et documents qui prouvent qu’il dit vrai. »

Tedrow le directeur financier qui observait Stane avec un regard sarcastique depuis tout à l’heure susurra doucement :

« Mr Hanlon doit très probablement être un magnifique analyste de Wall Street et un grand connaisseur de la finance pour nous donner tout ça. Bien entendus Mr Hanlon, vous êtes un indépendant qui travaille à son compte ? »

« Mr Stane ne vous as rien dis avant de vous faire venir pour cet entretien ? Je suis l’un des directeur général de la Cordco. »

Tedrow manqua de s’étouffer :

« Stane ! Qu’est-ce que vous avez encore comploté ? »

Le chauve avait l’air gêné, il sentait que le contrôle de la situation lui échappait.

« Bon d’accord, j’ai payé très grassement Mr Hanlon pour qu’il trahisse son patron en venant nous révéler tout ça, mais ne croyez pas qu’il a fait ça par cupidité, vous savez, Mr Hanlon a une épouse très malade qui doit subir de lourds traitements médicaux très onéreux et il avait cruellement besoin de cet argent… »

Hanlon scruta Stane avec étonnement et dit :

« Mais enfin qu’est-ce que vous racontez ? Je ne suis pas marié et… »

« Fermez là, on s’arrangera plus tard. »

«Stane je commence à en avoir marre de vos facéties, c’est illégal tout ça, ne comptez pas sur moi pour cautionner vos mesquineries. »

Et tedrow quitta le bureau sans même fermer la porte. Stane le suivit en courant dans le couloir et lui cria après :

« Wayne ! Où est-ce que vous croyez que nous sommes ? Sur un ring avec des règles ? C’est un combat de rue bon sang ! Cord nous concurrence avec violence depuis toujours. Ce n’est pas à vous ni à aucun autre membre du conseil de décider de ce genre de choses ! »

Les cris de Stane avaient intrigué les hommes de ménages et les gardes de la sécurité dans les couloirs qui observèrent sa dispute avec le directeur financier. Tedrow s’était retourné pour fixer le chauve et lui faisait face.

« C’est à moi qu’Howard Stark a confié la survie de sa société, c’est moi qu’il voulait aux commandes en attendant que Tony soit en âge de prendre sa suite. C’est à moi qu’Howard a confié la responsabilité ! Faîtes donc comme Tony, lui au moins il se contente de toucher son fric et de se cantonner au domaine où il excelle : la science ! Lui au moins il laisse travailler en paix les gens qui sont capables de l’enrichir ! »

Stane se détourna furieux de Tedrow qui était stupéfait par son discours et retourna dans son bureau où les autres avaient tout entendus de ses hurlements. Hanlon semblait gêné, Wendell gardait un calme serein. Il le fut le premier à s’adresser au chauve :

« Obadiah, faudrait que vous fassiez ça plus souvent, vous économiseriez du temps et de l’argent sans avoir besoin d’aller vous confesser à un prêtre ou un psychiatre pour laisser sortir le stress. »

Le lendemain

Stark et Stane avait quitté leur immeuble pour se rendre en fin de matinée aux funérailles de John Milton. Happy Hogan les avait conduits en limousine au cimetière d’Hoboken. Stane vêtu de noir se maintenait à l’écart de la tombe où l’on déposait le cercueil. Le prêtre à côté faisait un sermon. La groupie qui venait d’hériter de la fortune Milton que le chauve rêvait d’acquérir s’était mis sur son 31 pour attirer l’attention de Stark. Obadiah soupçonnait qu’elle les ais invité à l’enterrement de son père uniquement pour ça : courtiser Tony. Stane se désintéressait d’elle et était surtout occupé à fixer d’un air mauvais Edwin Cord qui était évidemment là pour rendre un dernier hommage à son ancien bras droit. Temudjin était à côté de Cord, facilement reconnaissable, le seul asiatique parmi l’assistance et le seul chauve en dehors de Stane. Il jeta un coup d’œil à Obadiah qui lui renvoya son regard et le chinois se mit à sourire. Il avait compris que le chauve savait qu’il avait assassiné Milton au cours de cette réception à la Tour Stark.

Après la cérémonie, la foule se dispersa, Stane prit Stark à l’écart et marcha à ses côté en remettant sur le tapis le principal sujet de discorde au sein de la société ces derniers jours :

« Pour la dernière fois Tony, qu’est-ce qui t’as pris de vouloir cesser la production d’armes ? D’accord l’Afghanistan est une guerre injuste, mais pense à la seconde guerre mondiale et à ce qu’a fait ton père, ça c’était une guerre juste. Tu crois vraiment que c’est ce qu’Howard aurait voulu ? Que tu brises ce à quoi il a consacré sa vie ? Réfléchit bien Tony, notre action en bourse va tomber de haut dès que tu annonceras ta décision à la presse, plus personne n’ira investir chez nous. »

Stane s’arrêta et regarda de droite à gauche s’il n’y avait personne autours d’eux. Il lui demanda :

« Je suis au courant pour le secteur 15. Le nom que tu as donné à ce projet : Iron Man. En quoi ça consiste ? Je sais que tu ne veux rien dévoiler, mais indique moi au moins l’objectif du projet, pourquoi est-ce qu’il t’a fallu réquisitionner un étage entier de l’immeuble et pourquoi tu ne veux rien dire, même à Pepper. Je te connais bien Tony, tu as peut être trouvé un truc capable de renflouer le déficit que l’abandon des armes va causer. Tu n’as jamais fait les choses au hasard. »

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Mer 23 Mai - 20:06

Après la réunion du conseil, Tony retourna à la Forge pour apporter quelques modifications et améliorations à son armure. Toutefois, il ne fit que peu de progrès. Son esprit restait troublé par la stratégie d'attaque de Stane sur la Cordco. Comment peut-on proposer une opération publique d'achat avec de telles méthodes ? Certains hommes d'affaires sont tout à fait capable de travailler de cette manière mais Obadiah... c'est tellement impensable qu'un ami proche de Tony, que son plus grand collaborateur ait pu choisir une telle stratégie ! A croire que le business-man ait muté en une sorte de Mister Hyde de la finance durant cette réunion ! L'éventualité que son second soit cette vile créature lui était tellement impossible à croire que Tony conclut à un phénomène temporaire. Il faut croire que les railleries d'Edwin Cord cumulées aux achats des actions de Stark Industries soient à l'origine de ce changement de personnalité. Obadiah a sûrement perdu son sang-froid et, désirant se venger de ces affronts, a dû élaborer ce plan démoniaque dans le but de laver son honneur quitte à ce que celui-ci soit tâché par l'ignominie de sa stratégie. Quand sa fierté est bafouée, on peut commettre des erreurs tellement la colère nous aveugle. C'est la seule explication possible pour justifier l'horreur de ses propos.


Le soir-même

Tony avait reçut un message d'Obadiah l'invitant à le rejoindre dans son bureau. L'heure tardive et la présence d'une poignée seulement du conseil d'administration ne pouvait signifer qu'une seule chose : Obadiah avait longuement réfléchit à ses erreurs et allait leur présenter ses excuses pour l'immoralité de son plan. L'héritier Stark prit place dans le fauteuil Chesterfield de la pièce, annexe à une petite table de chevet jouxtant le canapé du même style. Le chef d'entreprise n'était pas habitué à travailler aussi tard, sans compter les nuits blanches passées dans la Forge, mais il n'aurait manqué pour rien au monde ce rendez-vous d'une grande importance. L'attitude du requin de la finance lui parut tout de même suspecte. Il est curieux de voir un homme souhaitant la rédemption être si décontracté alors que va sonner l'heure du pardon. Les deux autres invités furent eux-aussi curieux d'entendre Obadiah.

Un petit homme dans son costume trois-pièces de VRP apparut et fit un exposé sur les finances de la Cordco. Visiblement, les excuses attendront. Stane doit vouloir les épater avec sa nouvelle stratégie d'attaque pour donner un goût moins amer à ses excuses. Les bonnes nouvelles cessèrent dès que ce monsieur Hanlon dévoila être un collaborateur de Cord. Tony eut l'impression qu'Happy Hogan lui asséna un coup de poing dans le ventre. D'une voix affaiblit par le choc, Tony s'exclama d'une petite voix :

« Quoi ?! »

« Stane ! Qu’est-ce que vous avez encore comploté ? »

« Bon d’accord, j’ai payé très grassement Mr Hanlon pour qu’il trahisse son patron en venant nous révéler tout ça, mais ne croyez pas qu’il a fait ça par cupidité, vous savez, Mr Hanlon a une épouse très malade qui doit subir de lourds traitements médicaux très onéreux et il avait cruellement besoin de cet argent… »

« Mais enfin qu’est-ce que vous racontez ? Je ne suis pas marié et… »

Non content d'amener un traître dans leurs rangs, Obadiah enchaîna les mensonges éhontés les uns après les autres pour justifier la présence d'Hanlon dans cette réunion. Wayne ne supporta pas la situation et s'en alla mais fut poursuivit par Stane qui lui hurla dessus avec une rare violence. Tony avait du mal à accepter cette attitude. Obadiah est vraiment un grand susceptible pour vouloir la ruine de Cord à tout prix et pour déchiqueter verbalement le directeur financier de la société. Les hurlements de Stane aussi violents soient-ils ne semblèrent pas choquer White au contraire de Tony qui murmura, soucieux, à ce dernier :

« Je ne l'ai jamais vu se mettre dans un état pareil... »

Lorsqu'Obadiah fut de retour dans le bureau, l'inventeur soupira profondément. L'actionnaire majoritaire ignora la remarque moqueuse de Wendell, se releva et fit face à son collaborateur. Son visage se durcit, visiblement contrarié par sa responsabilité dans le trahison d'Hanlon et par l'inqualifiable attitude de Stane vis-à-vis du pacifique Tedrow. Seul son regard remplit d'une intense pitié dénota de la sourde colère contenu dans le milliardaire.

« Obadiah ! C'est peut-être toi que mon père a choisit pour diriger la société après sa mort mais ce n'est pas une raison pour être irrespectueux envers Wayne ! Je pensais avoir été clair cet après-midi en interdisant ce genre de... magouilles !! Je ne veux plus que ce genre d'incidents se reproduise ! Si tu veux vraiment lancer une OPA sur Cord, trouves-nous une stratégie infaillible, légale, morale et en respectant trois jours le temps de faire le deuil de John Milton. Si tu ne réunis pas toutes ces conditions, ce n'est pas la peine d'en reparler ! J'espère m'être bien fait comprendre ! »

Tony se calma, soupira de nouveau et arbora un air inquiet.

« Écoutes... prends un jour ou deux de repos le temps de te calmer et d'y réfléchir calmement. Je ne sais pas quelle mouche t'a piquée mais je ne te reconnais pas. Tu n'es pas dans ton état normal. Tu m’inquiètes beaucoup en ce moment. On en reparla à froid après demain si tu tiens vraiment à cette OPA. C'est du sérieux, Oba, il ne s'agit pas d'une vendetta personnelle. »


Le lendemain

Au premier rang au même titre que les membres de la familles, Tony avait une place de choix pour assister à l'inhumation du regretté John Milton. N'ayant jamais eu de liens avec lui en dehors de la concurrence entre leur société, Tony se doutait qu'on ne l'avait pas invité pour cette raison. Pour justifier sa présence, l'orpheline prétextait vouloir que l'homme ayant découvert le corps de son défunt parent soit présent pour témoigner ses derniers instants. C'est ridicule sachant qu'il n'a pas pu lui dire quoi que ce soit vu qu'il avait perdu la vie quelques minutes avant la découverte du corps et que, dans le même état d'esprit, elle aurait dû inviter les agents de la sécurité et autres hommes d'affaires l'ayant trouvé. L'invitation d'Obadiah fut aussi un prétexte fallacieux pour cacher la véritable raison de la présence de Stark. Stane n'avait pas attendu longtemps pour accepter car, vu l'intensité de la haine du regard que se lance Cord et lui-même, il n'aurait manqué pour rien au monde ce duel. Tony se mit à craindre que leur ressentiment ne dégénère et que, très bientôt, il ne devienne le témoin de Stane dans un duel au pistolet entre les deux requins.

Malgré le charme de la fille de Milton, Tony ne songea pas une seule seconde à se laisser berner par l'amour. Les magouilles d'Obadiah, la mort de son père et bien d'autres faits firent qu'il éprouva de la culpabilité à la simple pensée de tout ceci. Elle tenta vainement de le persuader de la raccompagner chez elle mais il se contenta de lui donner une excuse et ses condoléances avant de la quitter. A peine se dirigea t-il vers la limousine pour s'en aller que Stane le dévia de sa trajectoire pour "marcher et discuter tranquillement".

« Pour la dernière fois Tony, qu’est-ce qui t’as pris de vouloir cesser la production d’armes ? D’accord l’Afghanistan est une guerre injuste, mais pense à la seconde guerre mondiale et à ce qu’a fait ton père, ça c’était une guerre juste. Tu crois vraiment que c’est ce qu’Howard aurait voulu ? Que tu brises ce à quoi il a consacré sa vie ? Réfléchit bien Tony, notre action en bourse va tomber de haut dès que tu annonceras ta décision à la presse, plus personne n’ira investir chez nous. »

Alors que Tony s'apprêta à lui répondre une nouvelle fois la raison de cette importante décision, Obadiah observa les alentours avec suspicion ce qui paralysa son interlocuteur de surprise. Le business-man n'allait pas lui laisser le temps de répondre sans jouer la carte du pseudo-chantage.

« Je suis au courant pour le secteur 15. Le nom que tu as donné à ce projet : Iron Man. En quoi ça consiste ? Je sais que tu ne veux rien dévoiler, mais indique moi au moins l’objectif du projet, pourquoi est-ce qu’il t’a fallu réquisitionner un étage entier de l’immeuble et pourquoi tu ne veux rien dire, même à Pepper. Je te connais bien Tony, tu as peut être trouvé un truc capable de renflouer le déficit que l’abandon des armes va causer. Tu n’as jamais fait les choses au hasard. »

Stark ne sut quoi lui répondre et, après quelques secondes d'hésitation, regarda discrètement autour de lui comme l'avait fait Stane. Il se rapprocha de son second et se mit à murmurer.

« C'est un projet très personnel, Obadiah. Iron Man n'est pas destiné à la vente. Suite à ma capture en Afghanistan, je me suis rendu compte que j'étais très vulnérable étant donné mon statut. J'ai engagé un homme de main, quelqu'un de confiance a qui je vais lui confier un équipement ultra-moderne. Ce sera mon garde du corps personnel et devra pouvoir, grâce à ce que je lui ai confectionné, faire face à toutes les situations. »

Obadiah sembla perdu dans ses pensées. Il ne devait pas s'attendre à ce genre de réponse.

« En ce qui concerne ma décision d'arrêter la production d'armes, elle est irrévocable. Oui, la Seconde Guerre Mondiale était "juste" puisque nous devions nous battre contre des ennemis à la puissance martiale similaire et qui menaçaient la paix mondiale mais ce n'est plus le cas de nos jours. Nous avons l'arme atomique, l'une des plus grandes armées du monde et assez d'armes en stock pour repousser une invasion. La manufacture avait un sens il y a quelques décennies mais regarde combien de temps nous gardons un avantage. Les Soviétiques ont mit quatre ans pour la bombe A puis une seule année pour la bombe H. L'avantage numérique ou technologique de nos armes ne changent pas en fonction de celles de nos "ennemis" contrairement au nombre de morts qui ne cessent d'augmenter. Les seules innovations Stark seront des avancées technologique pour améliorer le bien-être de nos clients sans pour autant faire une centaine de victimes innocentes. Je sortirais une invention qui renflouera nos caisses. Tu peux compter là-dessus mais pas en matière d'armes. »

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Mer 23 Mai - 22:23

Le lendemain.

Le conseil d’administration réunit au grand complet. Stane observait chaque personne autours de la table. La moitié semblait ravit, l’autre moitié accablé. Le chauve leur avait raconté ce que lui avait exactement dis Tony (en dehors du projet Iron Man). Désormais tous ils savaient que la décision de leur employeur était irrévocable. Stark Industries cesserait la production d’armes lourdes, de missiles balistiques et de véhicules blindées, navales ou aérien offensifs à grande échelle. Wendell White son bras droit avait la tête plongée dans ses dossiers face à lui et semblait être le seul à faire peu de cas de cette décision. Wayne Tedrow qui ignorait ostensiblement Stane après leur dispute était le seul debout à faire les 100 pas devant les vitres donnant vu sur les gratte-ciels de New York et discutait au téléphone avec James Rhodes le consultant militaire de la société (Stane soupçonnait Rhodes d’être l’individu expérimental du projet Iron Man, Tony avait dit qu’il le confiait à un homme de confiance et Rhodes était un militaire, donc un possible garde du corps efficace.) Scotty Bennett, Kemper Boyd et Edmund Exley, les 3 présidents de secteurs concernant l’industrie militaire tiraient des têtes d’enterrement et imaginaient déjà Stark en train de les licencier, ça se lisait sur leur visage. En revanche Marshall Bowen, Dwight Holly et Donald Crutchfield, les 3 présidents des départements recherches, cybernétiques ou exploration spatiale semblaient ravi car la décision de Stark allait leur donner les moyens d’augmenter l’ampleur du budget qui leur était alloué maintenant que les projets militaires de la société allaient disparaitre.

Stark entra dans la salle de réunion pour présider cette nouvelle séance du conseil. Il était encadré par Pepper Potts et Harold Hogan, tous deux à un pas derrière lui. Stane songea tout à coup qu’Hogan, pourrait très bien être l’homme du projet Iron Man, Il avait la confiance de Tony et en plus, était un ancien boxeur et déjà un garde du corps. Dès qu’ils furent tous assis (sauf Hogan qui attendaient devant la porte, mains croisés comme tout bon garde du corps) Pepper Potts annonça les deux points à l’ordre du jour :

« 1) le projet d’OPA contre la Cord Conglomerate ; 2) la restructuration industrielle de l’entreprise en vue de mettre fin à la production d’armes. »

Obadiah se leva pour parler tout en se raclant la gorge, avant même qu’il n’ait prononcé le moindre mot, Wayne Tedrow qui s’opposait toujours à lui, lui vola la parole :

« En tant que directeur financier, je me suis penché sur le projet de Stane. On sait tous très bien ici que l’essentiel de nos bénéfices est réinvestit dans la société pour assurer son essor. Où voulez-vous qu’on trouve 1 milliards de dollars pour financer cette OPA démesurée ? Personne n’a jamais tenté de mettre en jeu ce genre de somme à Wall Street pour racheter un concurrent. »

« Je vais vous l’expliquer, mais avant il faut qu’on explique en détails pourquoi il faut que ce soit Tony et non Stark Industries qui finance cette somme. Pepper ? Faîtes les entrer je vous prie. »

La secrétaire de Stark appuya sur un interphone et une porte à l’autre bout de la pièce s’ouvrit, deux personnes invités par Stane entrèrent et vinrent rejoindre deux fauteuils au bout de la table qui avaient été placés là à leur intention. Le premier était un gigantesque colosse en costume blanc qui était aussi chauve qu’Obadiah et qui arborait une canne incrustée d’argent, l’autre était un jeune homme qui ne semblait pas dépasser 30 ans et qui avait une certaine ressemblance physique avec Stane.

« Ezekiel ici présent est un juriste financier qui travaille pour l’industrie du tabac, il a bien voulu venir ici à ma demande à titre personnel, j’ai toute confiance en lui. »

Stane avait pris soin de ne pas citer le nom de famille du nouveau venus, mais les dirigeants de Stark Industries autours de la table se jetaient des regards entendus, ils se doutaient que le n°2 de la société avait fait venir son fils pour la première fois devant eux, la ressemblance dans les traits du visage ne trompait pas. La rumeur était donc bien vrai, il avait un enfant illégitime qu’il leur avait caché jusqu’à maintenant et il l’amenait très probablement aujourd’hui pour se faire mousser ou pistonner devant Stark en personne enfin d’obtenir un poste très élevé au sein de la société grâce à son paternel. Et lorsqu’Ezekiel s’adressa à eux, il utilisa dans ses paroles les mêmes intonations que la voix de son père et les membres du conseil se jetèrent à nouveaux des regards entendus.

« Les OPA sont strictement surveillés par des procédures complexes dans notre pays. Notamment les lois anti-trust. Il faut signaler aux autorités financières légales notre tentative d’OPA au moins un mois avant qu’elle ne démarre. Les lois américaines nous obligent à déclarer nos OPA devant la commission fédérale des échanges et la division anti-trust du département de la justice. En gros, il est impossible pour une société comme la nôtre de déclencher une OPA par surprise, c’est justement l’objectif de toutes ces lois. Ils ont cependant laissé une faille derrière eux. Ces lois ne s’appliquent pas si l’OPA ne provient pas d’une entreprise mais d’un simple individu qui fait ça uniquement pour lui-même. Ainsi, si Tony Stark décide de rafler les actions Cordco à son propre compte et non au nom de sa société, il ne sera pas soumis à ces lois. »

Wendell White qui était le seul à avoir pris des notes demanda aussitôt :

« Pourquoi faut-il absolument qu’on ait besoin de cet effet de surprise ? Après tout le… spécialiste financier qu’Obadiah avait invité pour rencontrer Tony nous avait prouvé qu’Edwin Cord ne serait pas foutus de racheter ses propres actions si on s’attaquait à lui. »

Le bras droit de Stane avait su éviter avec justesse de dire devant les autres que le chauve avait poussé à la trahison l’un des proches de Cord, mais Tedrow avait déjà du raconter aux autres l’incident avec Hanlon. Ezekiel lui répondit :

« Il a y de nombreuses méthodes pour s’opposer à une OPA et la contrer, comme par exemple augmenter les titres en bourse de façon considérable. »

Obadiah se leva aussitôt plein d’entrains et d’énergies.

« Alors que si on prend le gros Edwin par surprise, il n’aura pas le temps d’inventer une contre-attaque, il sera à notre merci. »

Marshall Bowen (qui avait visiblement envie qu’on arrête de parler de ça pour passer au sujet qui l’intéressait vraiment : ce qui allait remplacer la production d’armes) soupira et signala avant de boire une gorgée de café :

« On est déjà nombreux à être au courant de tout ce cirque rien que dans cette pièce et vous oubliez que la groupie qui a insisté pour que Tony soit à l’enterrement de son père a du raconter à Cord qu’Obadiah voulait lui racheter son héritage. »

« Elle ne parlera pas… »

Stane venait d’afficher un sourire narquois et malicieux.

« J’ai signé un contrat avec elle hier juste après l’enterrement en lui promettant que Tony l’inviterait au resto. J’ai signé une promesse d’achat de ses 1 millions d’actions et plus à 500 dollars par unité comme je vous avais expliqué l’autre jour et j’ai même foutus une surprime de 100 dollars par titre pour qu’elle garde le secret total jusqu’à la date de notre attaque en règle contre la Cordco. »

Donald Crutchfield se mit à réagir avec colère :

« Mais c’est qu’elle ne s’embête pas l’héritière Milton, à cause de vos manigances Stane, on va devoir lui lâcher un pourboire de plusieurs millions si on fait votre OPA, faudrait songer à arrêter de balancer notre argent par les fenêtres, bientôt Tony en sera réduit à l’épouser juste pour pouvoir récupérer tout le fric qu’on va lui lâcher. »

Stane fit semblant de ne pas l’avoir entendus et enchaîna aussitôt en montrant du doigt son deuxième invité, le colosse chauve avec sa canne précieuse qui était assis tout au bout de la table à côté d’Ezekiel.

« Vous avez tous reconnut Wilson Fisk je suppose ? L’un des meilleurs hommes d’affaires de New York. Grace à ses succès, Mr Fisk réside au sommet du Chrysler Building. Il dirige de nombreux courtiers d’affaires et c’est lui qui va organiser l’OPA pour nous. »

Ezekiel annonça haut et fort :

« Avec les actions de la fille Milton entre les mains de Mr Stark, il lui faudra racheter plus de 5 millions de titres entre les mains des petits actionnaires. Mr Fisk est capable de faire ça très rapidement. »

Le colosse parla pour la première fois de la réunion. Sa voix était caverneuse et inquiétante comme si on avait plus affaire à un parrain de la pègre qui vous fait une offre que vous ne pouvez pas refuser plutôt qu’un homme d’affaire.

« En moins de 2 semaines mes employés en sont capable si Stark Industries lance une campagne de publicité pour l’OPA à très très grande échelle. »

« Oui ! Nous le ferons ! Une campagne financière de grande ampleur digne de Ford ou Rockfeller dans les années 50 ! Howard Stark de son vivant m’avait confié qu’il avait toujours rêvé de mener une action notable de ce genre dans l’histoire de Wall Street et qu’il regrettait de ne jamais avoir pu la faire. Notre OPA pourrait débuter dès lundi prochain et porter sur plus de 5 millions de titres. »

« Ce sera tout à fait légal si on le dit très clairement et sans ambigüité dans la publicité. »

Renchérit Ezekiel

« Ce n’est pas ce que vous vouliez tous? De la légalité ? Faîtes donc confiance à Mr Fisk pour mener l’OPA pour nous, il n’y a pas plus honnête que lui dans New York ! »

Fisk afficha un sourire bienveillant.

Tedrow qui avait toujours une dent contre Obadiah, croisa ses bras et annonça très ironique :

« Stane, vous ne nous avez toujours pas dis comment Tony allait faire pour trouver 1 milliards de dollars afin de payer tous vos super-complots financiers »

Stane rapprocha son siège de celui du fils d’Howard et se pencha vers lui pour lui parler tout en posant une main très amicale sur son épaule. Ezekiel depuis l’autre bout de la table sembla se crisper, comme s’il croyait que son père préférait Stark à lui et le considérait comme son fils.

« Donc Tony, Toutes les parts de Stark Industries, environ 10 milliards de dollars, n’appartiennent qu’à toi et à toi seul. Tu vas prendre 2 milliards de ces parts et les prêter à une grande banque de New York pendant une journée pour qu’en échange, ils t’ouvrent un compte et te prêtent 1 milliards de dollars. »

Wendell interrompit subitement Stane pendant son explication :

« L’une de nos banques Obadiah? »

« Non hélas, sinon on va tomber sur les lois anti-trust et se faire tirer l’oreille, restons honnêtes et prenons exemple sur Mr Fisk ici présent. Je disais donc, avec ce milliard de dollar, Tony tu vas pouvoir acheter tous les titres de la Cordco dont nous avons besoin. Dans l’heure qui suit la fin de l’OPA, tu te dépêche d’intégrer ces actions à celle de Stark Industries. La banque te rendra tes parts qui ne seront plus mises en gage. »

« Oui sauf que Tony devra ensuite se démerder tout seul pour rembourser un milliard de dollar à cette banque. »

Tous les membres du conseil se tournèrent surprit vers Happy Hogan qui était toujours debout devant la porte, c’est lui qui venait de parler. Gêné, il leur dit :

« Oups, excusez-moi, ça ne me regardais pas, continuez je vous en prie, ne faîtes pas attention à moi. »

« Ne t’inquiète pas pour ça Tony, j’ai tout calculé, en y mettant en priorité les bénéfices de Stark Industries, ça ne te prendras que 3 ans pour rembourser. Alors qu’en pensez-vous tous ? »

Kemper Boy le vieil ingénieur militaire devenus cadre supérieur qui regrettait le bon temps d’Howard Stark, quand les choses étaient bien moins compliqués fut celui qui répondit pour tout le monde:

« Mais bon sang, pourquoi voulez-vous à tout prix vous emparer de la Cordco ? On a pas besoin de les annexer, Hammer est pire qu’eux quand même. Tony laissez tomber cette affaire, on perd juste notre temps avec ça. »

« Kemper ! C’est Cord qui nous a attaqués en premier ! S’il était à notre place il n’aurait pas hésité une seconde à nous tailler en pièce par une OPA ! »

« C’est pas à vous que je parlais mais à Tony ! »

Marshall Bowen poussa un sarcasme :

« Le raisonnement de Kemper n’est pas bête Stane, dîtes nous donc pourquoi on a tant besoin de faire la peau à Edwin Cord et de nous emparer de son bien. J’ai hâte d’entendre votre réponse. »

Stane sortit un cigare et l’alluma avant de souffler un long nuage de fumée. C’était le moment décisif et il devait à tout prix convaincre Tony dans les secondes qui allait suivre s’il voulait réussir son plan.

« La fin de la production et la vente d’armes va faire tomber notre titre en bourse, nous allons perdre un fric fou et les gens cesseront d’investir chez Stark Industries qui n’aura plus les moyens de financer ses recherches de demain en robotique, en aéronautique, en exploration spatiale, en médecine et en informatique. En nous emparant d’une société de l’envergure de la Cord Conglomerate, nous combleront ce gigantesque déficit et deviendront l’entreprise industriel n°1 aux Etats-Unis. C’est la seule opportunité qui nous permettra de donner vie à tous les projets d’avenir que Tony a rêvé pour le monde. »

Ezekiel ajouta aussitôt :

« Le seul risque que vous courez Mr Stark, c’est de perdre dans les 100 millions de dollars que vous aurez lâchez à l’héritière Milton si l’OPA ne se fait pas. »

« Ce qui est fort improbable »

Ponctua Wilson Fisk dans un sourire inquiétant.

« C’est ce que ton père aurait fait Tony s’il avait été à ta place, je le sais, je l’ai connus mieux que quiconque. »

Obadiah posa un papier sous ses yeux et lui tendit un stylo tout en poussant une nouvelle bouffée de cigare.

« Voilà le contrat officiel qui autorise Wilson Fisk à lancer dès lundi notre OPA à Wall Street. »

Tous les regards des présidents de Stark Industries étaient tous tourné vers Stark avec intensité dans cet instant décisif.

« Tony, tu m’as toujours fait confiance, si c’est moi qui te demande de signer ce papier, est-ce que tu le feras ? »

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Jeu 24 Mai - 16:25

Le jour après l'enterrement, Obadiah fit à nouveau appel à l'ensemble du conseil d'administration pour leur présenter son plan de bataille concernant l'acquisition de la Cordco. Dès que Tony arriva et prit place, la réunion débuta. Le directeur financier fit une remarque pertinente sur leur impossibilité à financer une telle opération.

« Je vais vous l’expliquer, mais avant il faut qu’on explique en détails pourquoi il faut que ce soit Tony et non Stark Industries qui finance cette somme. Pepper ? Faîtes les entrer je vous prie. »

L'inventeur parut surprit par cette éventualité. Pourquoi doit-il tout financer seul ? L'ingénieur milliardaire est, certes, un business-man qualifié mais il est loin d'égaler ses confrères ici-présents dans ce domaine. Inversement, ils sont à des années-lumières de pouvoir lui arriver à la cheville en robotique. Deux hommes entrèrent dans la salle. Le moins discret d’entre eux, le mastodonte, a tout de la carrure d'un gorille ou d'un videur de boite de nuit mais avec une tenue aussi raffiné, si ce n'est plus, que les milliardaires assistant à la réunion. Le second individu, aussi dégarni que son voisin, a un air de je-ne-sais-quoi. Alors que ce jeune homme semble moins anormal que l'énorme type en costume blanc, Tony a une impression de déjà-vu concernant le jeune chauve, comme s'il le connaissait. Étrange... Sa tête ne lui est pas étrangère. Ignorant qu'Obadiah lui ressemble énormément, ne s’intéressant pas aux histoires de cœur des autres et ne faisant donc pas le lien de paternité entre les deux, l'actionnaire majoritaire de Stark Industries ne vit pas la tentative de pistonnage de Stane.

Le juriste financier expliqua la faille du système si un individu et non une société lance une OPA. Voilà donc leur avantage. Obadiah triomphait au contraire du pessimiste Marshall Bowen.

« On est déjà nombreux à être au courant de tout ce cirque rien que dans cette pièce et vous oubliez que la groupie qui a insisté pour que Tony soit à l’enterrement de son père a du raconter à Cord qu’Obadiah voulait lui racheter son héritage. »

« Elle ne parlera pas… J’ai signé un contrat avec elle hier juste après l’enterrement en lui promettant que Tony l’inviterait au resto. »

Gloups!

« QUOI ?! »

Tony manqua de s'étrangler avec son café. Sa secrétaire, Pepper Potts, lui donna quelques tapes dans le dos pour l'aider.

« J’ai signé une promesse d’achat de ses 1 millions d’actions et plus à 500 dollars par unité comme je vous avais expliqué l’autre jour et j’ai même foutus une surprime de 100 dollars par titre pour qu’elle garde le secret total jusqu’à la date de notre attaque en règle contre la Cordco. »

Le colosse qui était resté silencieux à son arrivée allait donc se joindre au rachat de la Cordco en tant qu'intermédiaire avec les petits actionnaires. L'idée d'un matraquage publicitaire à grande échelle sembla réjouir Obadiah. Apparemment, il avait fait son méa culpa sur son inqualifiable comportement de la veille. Son plan, bien qu'extrêmement ambitieux, semblait légale et efficace. Il prétendit qu'Howard Stark souhaitait faire ce genre d'opération boursière. Comment le démentir . Le père de Tony est mort alors que le fils prodige était encore enfant. L'amitié entre Howard et Obdiah rend sa version fort possible. Pour étouffer les doutes de son associé, Obadiah se rapprocha de sa victime et le prit dans ses filets en lui parlant calmement, gentiment, avec des mots simples et même, fait inquiétant, avec une certaine attitude paternelle.

« Donc Tony, Toutes les parts de Stark Industries, environ 10 milliards de dollars, n’appartiennent qu’à toi et à toi seul. Tu vas prendre 2 milliards de ces parts et les prêter à une grande banque de New York pendant une journée pour qu’en échange, ils t’ouvrent un compte et te prêtent 1 milliards de dollars. »

« L’une de nos banques Obadiah? »

« Non hélas, sinon on va tomber sur les lois anti-trust et se faire tirer l’oreille, restons honnêtes et prenons exemple sur Mr Fisk ici présent. Je disais donc, avec ce milliard de dollar, Tony tu vas pouvoir acheter tous les titres de la Cordco dont nous avons besoin. Dans l’heure qui suit la fin de l’OPA, tu te dépêche d’intégrer ces actions à celle de Stark Industries. La banque te rendra tes parts qui ne seront plus mises en gage. »

« Oui sauf que Tony devra ensuite se démerder tout seul pour rembourser un milliard de dollar à cette banque... Oups, excusez-moi, ça ne me regardais pas, continuez je vous en prie, ne faîtes pas attention à moi. »

Hogan a raison. Un milliard de dollars, c'est une très grosse somme d'argent surtout si c'est Tony qui doit payer tout cela avec sa fortune personnelle. Même pour un milliardaire, c'est dur à digérer. Obadiah apaisa ses craintes avec son habituel attitude de charmeur auprès des médias en lui promettant un remboursement rapide. Acculé par les directeurs, Stane dû justifier cette envie de saigner à blanc la société d'Edwin Cord.

« La fin de la production et la vente d’armes va faire tomber notre titre en bourse, nous allons perdre un fric fou et les gens cesseront d’investir chez Stark Industries qui n’aura plus les moyens de financer ses recherches de demain en robotique, en aéronautique, en exploration spatiale, en médecine et en informatique. En nous emparant d’une société de l’envergure de la Cord Conglomerate, nous combleront ce gigantesque déficit et deviendront l’entreprise industriel n°1 aux Etats-Unis. C’est la seule opportunité qui nous permettra de donner vie à tous les projets d’avenir que Tony a rêvé pour le monde. »

« Le seul risque que vous courez Mr Stark, c’est de perdre dans les 100 millions de dollars que vous aurez lâchez à l’héritière Milton si l’OPA ne se fait pas. »

Que c'est rassurant... On lui propose le choix entre accepter de prendre des risques calculés ou refuser mais perdre énormément d'argent parce qu'on lui force la main. Tony blémit.

« C’est ce que ton père aurait fait Tony s’il avait été à ta place, je le sais, je l’ai connus mieux que quiconque. Comme par enchantement, le contrat et le stylo apparut sous le regard troublé du milliardaire. Voilà le contrat officiel qui autorise Wilson Fisk à lancer dès lundi notre OPA à Wall Street. Tony, tu m’as toujours fait confiance, si c’est moi qui te demande de signer ce papier, est-ce que tu le feras ? »

Que faire ? Tout a l'air parfaitement légal et remarquablement précis. Seul un fou refuserait de signer. Il faudrait aussi être fou pour se lancer tête baissée dans cette aventure. Donc : Tony achète toutes les actions de la fille Milton après un dîner ne précisant pas qu'il doit accepter de boire un café chez elle, il devra faire confiance à ses associés pour que cette montagne de dollars serve à financer l'achat de la Cordco et prier pour qu'aucun imprévu n'arrive pour le mettre sur la paille. Tony observa les différentes personnes présentes. Les directeurs furent partagées. Certains semblaient en accord avec ce plan tandis que d'autres, plus prudents, furent soucieux. Happy Hogan lui fit "non" de la tête depuis l'autre bout de la pièce. Pepper, bien que perplexe, ne donna pas aucun signe d'avis positif ou négatif à ce sujet. Le juriste financier Ezekiel se força à se montrer réjouit. Au contraire de son chauffeur, Wilson Fisk le salua positivement d'un grand sourire amical quoiqu'un peu inquiétant. Quant à Obadiah, il fixait si intensément le contrat que ses yeux brûlaient de joie et d'envie.

« Je paie tout, vous faites tout le travail. »

« Exactement. »

Répliqua Ezekiel qui sembla impatient et encore plus hargneux en voyant Obadiah poser une main affectueuse sur l'épaule de Tony. L'inventeur retira le capuchon du stylo et le coinça sur son autre extrémité en prenant tout son temps afin de retarder l'échéance. Il hésite encore trop, il a besoin d'un peu plus de temps pour se décider. La pointe de son stylo se rapprocha peu à peu du papier.

« C'est risqué, Tony. Nous ferions mieux de nous concentrer sur l'avenir de Stark Industries et la manière de récupérer les points perdus par la fermeture de la manufacture d'armes. Si nous nous dispersons dans cette OPA, nous risquons de mettre en péril la survie financière de la société si nous ne parvenions pas à réorganiser ce que nous avons déjà. Dans le pire des cas, c'est la ruine assurée. Hammer pourrait acheter Stark Industries et Cordco pour une bouchée de pain. Une pierre, deux coups. »

Argumenta Marshall Bowen, visiblement inquiet de l'appétit vengeresse de Stane et des dommages collatéraux qu'il pourrait provoquer. Ce n'est pas faux. Même si c'est improbable, Tony pourrait perdre sa société s'il ne parvient pas à restructurer celle-ci. L'OPA sur la Cordco pèserait encore plus lourd dans la balance et ne ferait que les mettre davantage sur la paille. Troublé, Tony éloigna son stylo du contrat.

« Ce serait étonnant ! Stark Industries serait sauvée par un don massif de l'Etat pour éviter une catastrophe. Regardez combien le président à versé aux banques pendant la crise. De toute façon, la simple popularité de Tony suffit à réduire cette éventualité au minimum possible. »

Répondit White qui avait été convaincu par le projet. Il est vrai que la société emploie un grand nombre de salariés et possède beaucoup d'amis hauts placés qui se décarcasserait pour atténuer un échec.

« N'oubliez surtout pas que si Tony chute, il nous entraînera qu'il le veuille ou non dans la ruine. Toutes nos possessions personnelles seront saisis si nous ne pouvons pas payer les pots cassés. Nous perdrons tout. Absolument tout ! »

Dit Tedrow, le directeur financier. Le PDG sentit une sueur froide coller le long de son front. Sur cette affirmation, Tony imagina Obadiah réduit à rouler ses cigares avec les restes trouvés dans les poubelles d'une multinationale. Impossible. Stane préférait se damner mille fois que vivre avec un revenu faible voire inexistant. A moins d'être complètement fou ou masochiste, son vieil ami ne lui aurait pas proposé une stratégie vouée à l'échec. Il ne peut s'agir d'un plan prit à la légère. De toute façon, il n'a pas vraiment le choix. C'est comme si le bras d'Obadiah guidait son stylo lorsqu'il signa le document papier. Cette fripouille de business-man le force à accepter s'il veut éviter que le diner obligatoire avec l'orpheline de l'associé de Cord ne soit qu'une perte de temps et surtout d'argent.

« Obadiah, tu me dois une faveur à compter de ce jour. Si je vais dîner avec Mademoiselle Milton par ta faute, tu devras me rembourser ça d'une façon ou d'une autre. Tu peux comptez sur moi pour que tu prendras autant de plaisir que mon rendez-vous au restaurant à faire le gage de mon choix. »

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Obadiah Stane

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Jeu 24 Mai - 18:28

2 semaines plus tard

Stane était installé dans son bureau dans l’un des tout derniers étages de la Stark Tower. Un hologramme représentant la figure de l’un des banquiers de Stark apparaissait au milieu de la pièce.

« Les 2 milliards de parts de Stark Industries appartenant à Tony Stark vont être confié à la Geko trade bank demain matin vers 9h. Je serais dans le bureau du conseil d’administration de ma banque pour attendre votre signal, tout est en ordre de votre côté ? »

« Oui, tout est parfait, l’OPA s’achève demain. »

« Vous féliciterez pour moi Mr Stark, cette opération financière brillante qu’il s’apprête à conclure contre Edwin Cord est vraiment remarquable. »

« Je n’y manquerais pas… »

L’hologramme s’éteignit et Stane frappa violement son poing sur la table. Encore et toujours c’était lui le cerveau qui échafaudait la stratégie financière de Stark Industries et encore et toujours c’était soit Howard soit Tony qui en recevait les lauriers aux yeux de la presse et des professionnels. S’en était trop pour lui.

C’est à ce moment-là que Stark, accompagné de Wendell White, le n°3 de la société, se présenta devant le bureau de Stane. Avant même qu’ils n’entrent à l’intérieur. Ils croisèrent Pepper Potts avec des dossiers dans les bras qui s’empressa de leur signaler :

« Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Stane n’as pas quitté son bure au depuis 15 jours, il se fait livrer des pizzas dedans et il ne dort même plus, dès que cette affaire sera terminé faudra penser à l’envoyer prendre des vacances à Aruba. »

Dès qu’ils entrèrent, ils virent le chauve sur son bureau, penché dans des dossiers et en train de pianoter sur son ordinateur.

« Ah ! Tony, Wendell, vous tombez bien, j’ai reçu les dernières nouvelles du front. »

Il plongea sa main dans sa boîte à cigare et en alluma un avec son briquet.

« Wilson Fisk a parfaitement réussit. On a plus de 5 millions d’actions Cordco en notre possession depuis hier soir. »

White vint s’assoir dans le canapé de Stane et demanda soupçonneux :

« Et Edwin Cord ? Il a réagi comment ? »

« Il n’a rien fait. Je m’attendais pourtant à ce qu’il panique et contre-attaque, qu’il organise en urgence une assemblée générale de tous ses actionnaires, mais non, il est aux abonnés absents. Dîtes moi qu’est-ce que vous buvez ? »

Stane se leva et se dirigea vers le mini-bar de son bureau pendant que Wendell répondait songeur :

« Je ne suis pas rassuré, Si Cord n’a pas réagi comme prévus, c’est qu’il a prévu quelque chose, vous pensez qu’il l’a vu venir ? »

Stane s’approcha d’eux avec un plateau contenant trois verres.

« S’il avait tenté quoi que ce soit pour se défendre de notre attaque, Hanlon, le traître au cœur de la Cordco qui nous informe de tout, ma l’aurais signalé. »

« Encore Hanlon ? Et combien vous l’avez payé Obadiah ? Vous ne pensez pas que vous nous avez déjà fait perdre assez d’argent avec l’héritière Milton pour qu’en plus on doive encore en jeter à un vulgaire traitre ? »

« Qu’est-ce que vous croyez tous ? Nous sommes en guerre contre Cord, le monde de la finance est une jungle. Dans toute guerre il y a des traitres et ils sont terriblement utiles. »

Le chauve vint s’assoir juste à côté de son bras droit et leur expliqua le cigare aux lèvres :

« Résumons un peu la journée décisive de demain : à 8h, la Geko Trade Bank va ouvrir pour Tony un compte avec 1 milliard de dollars en prenant en gage ses 2 milliards de parts américaines de Stark Industries. Avec un intérêt à verser qui dépasse les 10% qu’on devra normalement rembourser en début d’après-midi, ce qui sera quand même douloureux vu qu’à chaque heure qui passe, Tony sera endetté de plus de 150 000 dollars. A 12h, on achève l’OPA, on transfert le milliard sur le compte personnel de Wilson Fisk qui aura acheté pour nous les actions Cordco, en moins de 20 minutes, il remet à Tony la totalité des actions dont il s’est emparé. Wayne Tedrow s’empressera de les inscrire au registre de Stark Industries. Vers 13h la Geko Trade Bank restitue à Tony toutes ses parts. Au même moment Wilson Fisk fera l’annonce officielle de l’acquisition de la Cord Conglomerate par Stark Industries et à 14h, EDWIN CORD VA SE METTRE A GENOUX DEVANT NOUS ! »

La voix de Jarvis se mit tout à coup à retentir :

« Messieurs, Edwin Cord vient de nous contacter, il souhaite s’entretenir avec vous. »

Stane jubila et répondit avec enthousiasme :

« Mais bien sûr Jarvis ! Retransmettez donc l’appel ! »

Un tableau du bureau de Stane s’écarta du mur et fit apparaître un grand écran qui s’alluma. Edwin Cord apparut derrière son propre bureau et les observa tout en fumant lui aussi un cigare:

« Messieurs, je souhaiterais vous inviter à déjeuner chez moi demain, mon chauffeur passera vous prendre vers 13h au Chrysler building où vous ne manquerez pas d’aller sabrer le champagne avec ce gros lard de Wilson Fisk. »

« Attendez qu’est-ce que vous… »

« De toute façon, demain à 13h, vous aurez finis votre OPA stupide sur la société que j’ai fondé ! Stark soyez beau joueur et acceptez. »

White fronça les sourcils et lui rétorqua aussitôt :

« Un instant, pourquoi voulez-vous nous voir demain justement ? »

« Mais parce que c’est demain que vous allez me virer de ma propre société, il faut que je discute de mon avenir avec Stark, au cas où vous n’auriez pas remarqué, je ne suis pas un petit jeune comme vous Tony, je n’ai plus votre âge. J’habite dans le Maryland à 1h de route de New York dans une gigantesque propriété. »

« Après tout si ça peut vous faire plaisir… »

Ricana Stane et Cord coupa la communication.

A l’autre bout de New York, Edwin écrasa son cigare dans son cendrier et se tourna vers ses associés, debout dans son bureau qui avaient suivis son appel chez Stark.

« Ce petit Tony m’est beaucoup plus sympathique que son père Howard, mais il n’est vraiment pas de taille contre nous. Tout est prêt pour demain ? »

Temudjine lui fit oui de la tête avec un sourire mauvais. Hanlon, le traître qu’Obadiah avait invité à la Stark Tower jubilait lui aussi :

« Tout est prêt Mr Cord, j’ai tellement envie d’être avec vous demain pour voir la tête du chauve quand ça va lui tomber dessus. »

« C’est parfait Hanlon, vous m’avez bien servit, vous avez su les tromper, je n’ai plus besoin de vous. »

Temudjine sortit une corde à piano de sa veste et étrangla Hanlon qui suffoqua en se débattant avant de retomber raide mort sur le sol du bureau.

Le lendemain

Le conseil d’administration était réuni au grand complet. Pepper Potts entra avec un plateau de coupes de champagnes et le déposa.

« Du champagne ? Mais il n’est même pas 10 heures du matin. »

« Il faut bien, c’est la première fois que Stark Industries anéantit l’un de ses concurrents et s’empare d’un complexe industriel qui pèse dans les 2 milliards de dollars. Ça se fête ! »

Tous les présidents de Stark Industries prirent chacun un verre, mais au moment où ils allaient tous trinquer, un groupe d’hommes en noir du gouvernement fit irruption dans la salle. Stane manqua de s’étouffer de rire en reconnaissant les agents du fisc qui étaient venus lui rendre visite quelques jours plus tôt.

« Encore vous ? AH AH AH ! Tony, permet moi de te présenter ces messieurs de l’IRS qui s’efforcent stupidement de te faire payer des droits de successions. »

L’un des agents les observa surprit avec leurs coupes de champagnes à la main :

« Excusez-nous de vous déranger pendant que vous… vous… vous êtes en train de travailler, mais ce que nous avons à annoncer à Mr Stark est terriblement urgent. »

« Laissez-moi deviner, vous allez lui réclamer personnellement la somme de… c’était combien déjà la dernière fois ? »

« 1 456 489 278 dollars. »

Donald Crutchfield avala de travers son champagne :

« Mais c’est absurde, la famille Stark a été exempté de droits de succession par le gouvernement américain sous l’administration Roosevelt. »

L’un des agents leur tendit un dossier :

« Nous avons la preuve que cette décision a été supprimé plus tard lorsque Stark Industries a gagné son premier milliard de dollars. Et que quelqu’un de très haut placé chez Stark Industries, a corrompu le trésor public pour dissimuler ce changement. »

Tous les regards des membres du conseil se tournèrent en même temps vers Stane qui nullement inquiété par les regards accusateurs (il n’était plus vraiment à ça prêt) prit le dossier et y jeta un coup d’œil avant de répondre narquois :

« Ce document provient du coffre de Stark Industries dans une banque de Shangaï, pour obtenir ceci, vous avez du soit ouvrir le coffre par effraction, soit corrompre un fonctionnaire chinois, ce qui fait que ce document n’est pas recevable devant un tribunal, bien joué mais vous avez encore raté votre coup. Vous connaissez la sortie, on commence à avoir l’habitude de vos visites grotesques. »

« On sait très bien que le tribunal nous donneras tort, mais en attendant la fin de la procédure judiciaire, nous sommes autorisés à saisir les biens de Mr Stark pour payer les droits de successions. »

Marshall Bowen s’empressa de prendre la défense de Tony :
« Qu’est-ce que vous allez saisir ? Mr Stark n’a aucun bien à son nom, tout est au nom de Stark Industries. »

« Oui c’est vrai, Mr Stark tout comme son père n’a jamais eu de biens immobiliers ou d’objets d’arts à son nom, ni même de yacht, tout était au nom de sa société…jusqu’à aujourd’hui… »

Cette fois ce fut Stane qui laissa tomber sa coupe de champagne sur la moquette sous le coup de la surprise.

« Qui vous as donné ces documents ? Qui a cambriolé notre coffre dans la banque de Shangaï ? »

« Nous nous en moquons totalement, la seule chose qui nous intéresse, c’est que Mr Stark possède 1 milliard de dollars sur un compte à son nom depuis ce matin à la Geko Trade Bank. Nos agents viennent de bloquer ce compte il y a 15 minutes. »

La stupeur et l’horreur s’abattirent sur tous les membres du conseil. Obadiah attrapa Wendell et Tony chacun par une épaule et sans même leur demander leur avis, les bouscula vers un ascenseur pour monter sur le toit de l’immeuble où se trouvait l’hélicoptère personnel de Stark. Ils se rendirent en volant à la Geko Trade Bank au cœur de Manhattan.

Plus tard

Ils étaient tous les 3 dans le bureau de Gordon Geko, le plus puissant de tous les banquiers New Yorkais qui avait un véritable sourire de requin et des yeux de serpents.

« Je suis désolé Mr Stark, vraiment désolé, mais je ne pouvais pas m’opposer aux agents du fisc lorsqu’ils sont venus. »

« Mais c’est impossible ! Il faut à tout prix que vous… »

White lui prit son bras et le serra fermement :

« Calmez-vous Obadiah. Mr Geko, dîtes nous ce que vous avez fait du milliard de dollars. »

« Mais il est toujours là, dans un compte au nom de Mr Stark, mais il est bloqué en attendant une décision judiciaire. D’ailleurs j’espère que vous n’avez pas oubliez que vous devez achever votre OPA aujourd’hui à 13h et me rembourser sur 3 ans avec les intérêts. Si vous n’avez pas finis votre OPA, vous ne pourrez jamais me rembourser et je serais obligé de mettre en vente les parts que vous m’avez confié Mr Stark. J’ai déjà quelqu’un qui est très intéressé et qui m’a proposé de les acheter. »

« Laissez-moi deviner ! Edwin Cord ? »

« Evidemment. Mais comme j’appréciais votre père Tony, je vous laisse 3 jours pour réussir votre OPA et je vous rendrais vos parts de Stark Industries. Si dans 3 jours à 12h pile vous n’avez pas réussi, je les vends sans états d’âmes à Cord. »

1 heure plus tard

Les 3 dirigeants de Stark Industries avaient quitté la banque pour se rendre au Chrysler building, au tout dernier étage précisément, le bureau de Wilson Fisk. Ils lui apprirent la nouvelle et lui demandèrent d’annuler l’OPA.

« QUOI ?! Vous avez perdus la tête ! Il est presque 12h, votre OPA s’achève dans 15 minutes et vous me demandez de l’arrêter ! »

La colère du colosse faisait vraiment peur à voir, Stane lui répondit inquiet par ses réactions :

« Nous paierons les frais Mr Fisk. »

« Vous savez à combien se montent les frais en cas d’annulation espèce d’empaffé de barbus ? A 10% ! Vous croyez vraiment que Tony Stark serait capable de trouver 100 millions de dollars en moins de 15 minutes là tout de suite pauvre amateur ?! »

D’une seule main il attrapa Stane par le cou et le souleva au-dessus du sol.

«Je suis le caïd de New York Stane ! Et vous avez osé me ridiculiser ! J’avais lancé la plus grande OPA de l’histoire et en 15 jours j’ai mis la main sur 5 millions de titre dans tout ce maudit pays, j’étais sur le point de devenir la grande pointure de Wall Street ! Et le dernier jour de l’OPA, je suis contraint de tout arrêter parce que vous n’avez plus un seul dollar pour me payer ! Mais tout Wall Street va se foutre de moi ! Vous avez ruiné ma réputation ! Si ma société coule à cause de vous, je vous ferais tous buter ! »

De son autre main, il attrapa Tony par le cou et le souleva comme Obadiah.

« Vous m’avez entendus Stark ? Si ma carrière est réduite à néant à cause de vous, j’enverrais mes tueurs vous faire la peau ! »

L’un de ses hommes entra et lui tendit une enveloppe. Fisk projeta Stane et Stark par terre pour la prendre et la lire. Son visage s’illumina :

« Ah mais c’est parfait ! Tout s’arrange ! »

Wendell qui avait suivis toute la scène eut le courage de s’adresser à lui :

« Fisk, je suis sûr que Cord, viens de vous proposer un milliard pour vous payer si vous lui donnez toutes les actions que vous avez récupéré pour nous. »

« C’est exactement ça. »

« NON ! Vous n’avez pas le droit ! »

Fisk attrapa Stane par le col avec ses deux mains et le jeta contre un mur.

« J’en ai rien à battre Stane, si vous ne pouvez pas me payer, je me rallierais à Cord, vous oubliez que je suis le Caïd, je suis toujours dans le camp des vainqueurs. »

White aida Stane à se relever tout en parlant :

« La banque nous a donné 3 jours avant de vendre les parts de Tony à Cord. »

« Ah ah ah ! Soit, je vous donne 3 jours avant d’aller donner les actions à Cord, mais vous n’y arriverez jamais, vous pouvez déjà creuser vos tombes. »

Les 3 hommes une fois descendu dehors restèrent prostré sur le trottoir entre les touristes et les marchands de hot-dogs.

« Mon Dieu… le plan était parfait, comment ils ont pu ? »

Wendell White balança un prodigieux direct du droit en plein dans la face d’Obadiah qui heurta une poubelle.

« C’est de votre faute, à cause de votre avidité et de votre folie des grandeurs, voilà dans quoi vous nous avez mis, Stark Industries disparaitra dans 3 jours à cause de vous, le travail de toute ma vie aux côtés d’Howard Stark n’a servi à rien. »

Il s’avança vers la limousine qu’il avait appelée et qui l’attendait mais avant de s’engouffrer dedans il dit à Tony en le fixant droit dans les yeux :

« Je suis désolé Mr Stark, je ne peux plus rien faire pour vous, le seul moyen de sauver ce que votre père nous à légué et qui va disparaître à cause de Stane, ça serait de trouver 1 milliards de dollars en moins de 3 jours, ce qui est totalement impossible. »

Obadiah et Tony se retrouvèrent seul dans la rue inondée de passant. Stane semblait au bord de la crise cardiaque, comme s’il revenait de l’enfer.

« Tony je ne sais pas quoi dire. C’est moi qui nous aie mis là-dedans et je ne sais absolument pas ce que ton père ferait en ce moment même. »

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Tony Stark
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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Ven 25 Mai - 21:03

Pendant les deux semaines qui suivit son accord d'OPA entre les mains expertes de ses collaborateurs, Tony travailla ardemment pour mener à bien ses projets. Iron Man subit de nombreuses modifications pour résoudre les problèmes survenant pendant les essais informatique et tests grandeur nature. Et oui, Tony avait effectué des sorties avec son armure. Bien évidemment, il prit grand soin de passer inaperçu. Rien de tel que les sorties nocturnes, brouillard radar et autres astuces plus ou moins technique pour ne pas qu'on découvre son invention et encore moins pour remonter sa trace. Jamais il n'aurait cru concevoir un tel chef-d’œuvre technologique a partir du tas de plaques d'acier et de composants d'obus assemblé dans une grotte afghane. Son autre grand projet fut de cesser la production d'armes. Bien qu'il semble plus simple de donner l'ordre d'arrêter les chaînes de montage, il s'avère que construire une tenue de combat high-tech dans le plus grand secret est d'une simplicité enfantine. On ne peut, du jour au lendemain, tout arrêter. Il y a énormément de facteurs à prendre en compte comme, par exemple, l'OPA qui nécessite de donner une bonne opinion de sa santé financière ou les anciennes commandes qui doivent être respectées sous peine d'avoir les avocats de l'armée sur le dos. La production d'armes se poursuivit mais diminua progressivement. Ironiquement, la légère baisse du nombre de commandes était compensé par l'augmentation d'armes vendues par commande. Obadiah profite que le projet ne soit pas officiel pour vendre en masse.

Deux semaines de travail acharné qui allait être entrecoupé par le succès imminent de l'ambitieuse OPA menée par sa société. En arrivant à l'étage de la direction où Stane était terré depuis plusieurs jours, il croisa la route de Wendell White qui lui annonça avoir détecté, la nuit dernière, un appareil aérien non identifié ayant survolé les cieux. Tony fit mine de ne pas être au courant et lui demanda, l'air surprit, si on avait d'autres informations à ce sujet. Le directeur de la sécurité lui avoua qu'en dehors du signalement radar, ils n'avaient rien d'autres si ce n'est qu'il soupçonne Cord de les espionner secrètement. Le maître des lieux fit semblant de prendre son opinion avec gravité et lui donna le feu vert pour mener son enquête. En arrivant devant la tanière d'Obadiah, Pepper les averti brièvement de ce qu'ils allaient découvrir dans l'antre du requin.

« Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Stane n’as pas quitté son bureau depuis 15 jours, il se fait livrer des pizzas dedans et il ne dort même plus, dès que cette affaire sera terminé faudra penser à l’envoyer prendre des vacances à Aruba. »

« Et l'envoyer prendre une douche aussi. »

Plaisanta Stark avant d'ouvrir la porte du bureau de son manager exécutif. Une délicate odeur de plats à emporter italiens lui caressa les narines quand il entra. Ils trouvèrent son résident affairé sur des dossiers, ayant probablement un lien avec l'offre publique d'achat, mais n'ayant physiquement pas changé. Toujours aussi barbu et chauve. Après tout, ce n'est pas parce qu'il reste cloîtré dans son bureau qu'il ne doit pas prendre un minimum soin de lui. Tout milliardaire qui se respecte possède un mini-bar, un mini-frigo et une salle de bain personnelle annexe au bureau. Obadiah peut donc demeurer dans son lieu de travail tout un mois sans manquer de rien. De plus, il peut dormir sur le sofa qui semble tellement confortable que Tony s'y installa.

« Bien le bonjour, Oba ! Tu m'as l'air en pleine forme. »

« Ah ! Tony, Wendell, vous tombez bien, j’ai reçu les dernières nouvelles du front. S'exclama le prédateur trônant au plus près du sommet de la chaîne boursière. Wilson Fisk a parfaitement réussit. On a plus de 5 millions d’actions Cordco en notre possession depuis hier soir. »

« Ton plan a marché comme tu nous l'avais prédit. Bravo. »

« Et Edwin Cord ? Il a réagi comment ? »

« Il n’a rien fait. Je m’attendais pourtant à ce qu’il panique et contre-attaque, qu’il organise en urgence une assemblée générale de tous ses actionnaires, mais non, il est aux abonnés absents. Dîtes moi qu’est-ce que vous buvez ? »

« Cognac. »

« Je ne suis pas rassuré, Si Cord n’a pas réagi comme prévus, c’est qu’il a prévu quelque chose, vous pensez qu’il l’a vu venir ? »

« S’il avait tenté quoi que ce soit pour se défendre de notre attaque, Hanlon, le traître au cœur de la Cordco qui nous informe de tout, ma l’aurais signalé. »

« Encore Hanlon ? Et combien vous l’avez payé Obadiah ? Vous ne pensez pas que vous nous avez déjà fait perdre assez d’argent avec l’héritière Milton pour qu’en plus on doive encore en jeter à un vulgaire traitre ? »

« Qu’est-ce que vous croyez tous ? Nous sommes en guerre contre Cord, le monde de la finance est une jungle. Dans toute guerre il y a des traitres et ils sont terriblement utiles. »

« S'il ne joue pas double jeu. »

« Résumons un peu la journée décisive de demain : à 8h, la Geko Trade Bank va ouvrir pour Tony un compte avec 1 milliard de dollars en prenant en gage ses 2 milliards de parts américaines de Stark Industries. Avec un intérêt à verser qui dépasse les 10% qu’on devra normalement rembourser en début d’après-midi, ce qui sera quand même douloureux vu qu’à chaque heure qui passe, Tony sera endetté de plus de 150 000 dollars. A 12h, on achève l’OPA, on transfert le milliard sur le compte personnel de Wilson Fisk qui aura acheté pour nous les actions Cordco, en moins de 20 minutes, il remet à Tony la totalité des actions dont il s’est emparé. Wayne Tedrow s’empressera de les inscrire au registre de Stark Industries. Vers 13h la Geko Trade Bank restitue à Tony toutes ses parts. Au même moment Wilson Fisk fera l’annonce officielle de l’acquisition de la Cord Conglomerate par Stark Industries et à 14h, EDWIN CORD VA SE METTRE A GENOUX DEVANT NOUS ! »

Les étoiles qui pétillèrent dans le regard de son ami lui donnèrent envie de rire. Si Obadiah a réussit à s'endormir durant ces deux dernières semaines, il a dû rêver du moment où il se tiendrait face à Cord comme un Jules César recevant, à ses pieds, les armes d'un chef barbare vaincu. Tony est moins sadique. C'est certes la dure loi du business de perdre tout ce qu'on possède en un instant mais il ne poussera pas la limite en piétinant le reste de fierté d'un concurrent ruiné. La voix synthétisé de Jarvis leur informa d'une demande de conversation de la part d'Edwin Cord. Ce dernier apparut sur le grand écran mural dissimulé derrière l'un des tableaux du bureau d'Obadiah.

« Messieurs, je souhaiterais vous inviter à déjeuner chez moi demain, mon chauffeur passera vous prendre vers 13h au Chrysler building où vous ne manquerez pas d’aller sabrer le champagne avec ce gros lard de Wilson Fisk. »

« Attendez qu’est-ce que vous… »

« De toute façon, demain à 13h, vous aurez finis votre OPA stupide sur la société que j’ai fondé ! Stark soyez beau joueur et acceptez. »

Les trois hommes d'affaires furent, à juste titre, surpris d'entendre une telle invitation. Ce redoutable business-man leur proposa donc de dîner avec lui pour discuter de son retrait de sa compagnie. Ce n'est pas très orthodoxe mais, soit, Tony accepta tout comme Obadiah. Ce dernier doit se délecter encore plus de la façon dont il posera son pied sur son ennemi vaincu tel un pape acceptant la réconciliation de Venise dans le giron catholique. Alors que le tableau reprit sa place originelle, Tony se mit à avoir de la pitié pour cet homme qui accepte honorablement la défaite et de se séparer de son bien. Un tel comportement mérite considération. Le fils Stark songea à lui proposer un poste de cadre dans la société qu'il aura perdu. Il ne perdra pas, pour ainsi dire, totalement le fruit d'une vie de travail.


Le lendemain

Le jour de la victoire. Obadiah semblait aussi heureux que lorsqu'il avait signé un énorme contrat avec un émir saoudien. Pour fêter l'occasion, le champagne coula à flot. Tout comme les autres membres du conseil d'administration, l'inventeur prit une coupe et s'apprêta à trinquer leur hégémonie avec ce vieux baroudeur de Stane lorsque, soudain, un groupe d'hommes en noir firent interruption. Des agents du fisc. En bref, des types aussi sympathique que le métier qu'ils exercent. Certains des membres du conseil d'administration, encore réjouit du succès de l'OPA, pouffèrent de rire devant les railleries d'Obadiah. Ils finirent néanmoins par perdre le sens de l'humour tout comme ces porteurs d'une terrible nouvelle.

« Nous avons la preuve que cette décision a été supprimé plus tard lorsque Stark Industries a gagné son premier milliard de dollars. Et que quelqu’un de très haut placé chez Stark Industries, a corrompu le trésor public pour dissimuler ce changement. »

« Ce document provient du coffre de Stark Industries dans une banque de Shangaï, pour obtenir ceci, vous avez du soit ouvrir le coffre par effraction, soit corrompre un fonctionnaire chinois, ce qui fait que ce document n’est pas recevable devant un tribunal, bien joué mais vous avez encore raté votre coup. Vous connaissez la sortie, on commence à avoir l’habitude de vos visites grotesques. »

« On sait très bien que le tribunal nous donneras tort, mais en attendant la fin de la procédure judiciaire, nous sommes autorisés à saisir les biens de Mr Stark pour payer les droits de successions. »

« Qu’est-ce que vous allez saisir ? Mr Stark n’a aucun bien à son nom, tout est au nom de Stark Industries. »

« Oui c’est vrai, Mr Stark tout comme son père n’a jamais eu de biens immobiliers ou d’objets d’arts à son nom, ni même de yacht, tout était au nom de sa société…jusqu’à aujourd’hui… »

Digne d'une sentence de tribunal, cette annonce lui retomba lourdement dessus. Le choc fut terrible. Ses plus grandes craintes, qui n'étaient jusque là que des possibilités improbables et pessimiste, se réalisèrent. Cette information lui glaça les os. L'effroi détendit ses muscles au point que le contenu de son verre se rependit au sol sans qu'il ne laisse tomber la flûte de champagne. Il n'entendit plus rien du reste de la discussion et se laissa emporter par le cyclone chauve jusqu'à l'hélicoptère.


Plus tard

Geko leur avait donné trois jours pour régler l'opération d'achat des actions de la Cordco avant que celles de Stark ne soient vendues au plus offrant. Wilson Fisk se montra nettement moins compréhensif à leur égard et, vu sa carrure, Tony eut sa seconde frayeur de la journée.

«Je suis le caïd de New York Stane ! Et vous avez osé me ridiculiser ! J’avais lancé la plus grande OPA de l’histoire et en 15 jours j’ai mis la main sur 5 millions de titre dans tout ce maudit pays, j’étais sur le point de devenir la grande pointure de Wall Street ! Et le dernier jour de l’OPA, je suis contraint de tout arrêter parce que vous n’avez plus un seul dollar pour me payer ! Mais tout Wall Street va se foutre de moi ! Vous avez ruiné ma réputation ! Si ma société coule à cause de vous, je vous ferais tous buter ! »

Quand il vit le colosse projeter son énorme main vers lui, Tony eut le reflexe, bien que tardif, de faire un pas en arrière mais cela ne suffit pas à l'éloigner suffisamment du "Caïd de New York". Le milliardaire, plus pour très longtemps, ne sut expliquer ce qui le terrifiait le plus. La force de l'imposant financier capable de soulever deux hommes adultes à bout de bras ou la violence de ses propos appuyés par des menaces de mort ?

« Vous m’avez entendus Stark ? Si ma carrière est réduite à néant à cause de vous, j’enverrais mes tueurs vous faire la peau ! »

Un employé de Fisk entra et remit une enveloppe à son patron. Le changement d'expression qu'il afficha sembla de bonne augure pour lui ce qui n'était pas le cas pour le trio venu marchander avec lui. En plus de perdre une importante part des actions de sa société, Tony allait perdre les actions achetées à Cord. Quel franc succès que son concurrent vient de réaliser ! Il va payer moins cher que ceux que Stark Industries à versé pour acquérir toutes ces actions ce qui, de plus, fera de lui l'actionnaire majoritaire de son entreprise et va devenir propriétaire d'une petite partie de Stark Industries.

« La banque nous a donné 3 jours avant de vendre les parts de Tony à Cord. »

« Ah ah ah ! Soit, je vous donne 3 jours avant d’aller donner les actions à Cord, mais vous n’y arriverez jamais, vous pouvez déjà creuser vos tombes. »

« Merci pour votre patience, Fisk. Je reviendrais vous voir dans trois jours avec votre argent. »

Le Caïd ne lui répondit même pas et leur fit signe de s'en aller comme s'ils n'étaient que des domestiques ce qui, ironiquement, va bientôt être le cas. White, Stane et Stark s'en allèrent, la mort dans l'âme et restèrent paralysés par l'horreur de la situation au pied du gigantesque édifice où trône leur ancien intermédiaire en bourse.

« Mon Dieu… le plan était parfait, comment ils ont pu ? »

Obadiah fit encore plus peine à voir lorsque White, considéré par beaucoup comme le plus proche collaborateur du chauve, lui asséna un violent direct du droit qui l'envoya contre une poubelle bordant le trottoir. Wendell lui cria dessus et entra dans sa limousine après avoir fait ses adieux à Stark.

« Je suis désolé Mr Stark, je ne peux plus rien faire pour vous, le seul moyen de sauver ce que votre père nous à légué et qui va disparaître à cause de Stane, ça serait de trouver 1 milliards de dollars en moins de 3 jours, ce qui est totalement impossible. »

« Vous n'êtes pour rien dans cette affaire, Wendell. Vous n'avez rien à vous reprocher et puis...Tout n'est pas perdu. »

L'homme s'en alla, laissant le quadragénaire immobile devant la route goudronné. Il se retourna lentement vers Stane qui était accroupit par terre, l'air abattu. Le coup de poing ne semblait pas l'avoir traumatisé. L'échec monumental de l'OPA et la proche disparition de Stark Industries sont un bien plus gros fardeau.

« Tony je ne sais pas quoi dire. C’est moi qui nous aie mis là-dedans et je ne sais absolument pas ce que ton père ferait en ce moment même. »

En réponse, Tony fit quelques pas vers Obadiah et lui tendit la main.

« Il ferait en sorte que tous ces efforts ne soient pas perdus. Si nous abandonnons maintenant, ce que nous avons bâtit cessera d'exister. L'OPA sur la Cordco était impossible et pourtant nous avons presque réussit. Nous avons trois jours pour réaliser à nouveau l'impossible. Obadiah, voici ton gage : aide-moi à sauver notre société. Si tu mets autant d'énergie à la tâche que ces deux dernières semaines, alors nous pouvons réussir. »

Il l'aida à se relever et à reprendre foi en leur destinée.

« Je te connais assez pour savoir que tu ne te laisseras pas piétiner sans combattre. Il nous faut un milliard de dollars et savoir comment Cord a fait pour nous doubler. Trois jours. Je compte sur toi pour m'y aider. »

La limousine que Cord leur envoya arriva et à peine fut-il à l'intérieur que le milliardaire prit son téléphone en main.

« Pepper ? Annulez tout mes rendez-vous pour les trois jours qui arrivent. Il raccrocha et regarda Obadiah qui était assis à côté de lui. Tu as bien dit, tout à l'heure, que le document attestant la fin de l'immunité fiscale se trouvait dans une banque à Shangaï. Pas vrai ? Ne trouves-tu pas étrange que la soirée de gala où Cord s'est invité, il était accompagné d'un chinois ? Ça me paraît tellement suspect qu'il parvienne à nous doubler aussi efficacement... Tout à l'air d'avoir été prémédité comme s'ils nous avaient appâtés pour que nous lancions l'OPA. Mais c'est impossible puisque John Milton est mort d'une crise cardiaque. Sa mort est un facteur aléatoire. »

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Sam 26 Mai - 14:26

Avec l’échec monumental de toute son opération financière, Stane voyait sa chute, Tony allait le virer, il serait mis au ban de Wall Street et définitivement marginalisé. Au bord du gouffre, on ne pouvait pas mieux expliquer sa situation. La colère de Wendell qui l’avait accusé très justement de les avoir emportés avec lui dans sa folie des grandeurs venait de le déprimer. Il s’attendait à ce que Tony l’achève avec son reproche final mais le fils d’Howard lui tendit la main et l’aida à se relever. Obadiah en fut surprit, visiblement Tony préférait perdre une société que le meilleur ami de son père. Il se demanda comment le directeur de son entreprise faisait pour rester aussi serein alors que Stark Industries était au bord de la ruine. Ils montèrent dans la limousine de Cord, mais Stane était amer. Normalement il aurait dû croiser son rival aujourd’hui en tant que triomphateur et il allait le faire en tant que lamentable perdant. Alors que le véhicule avançait dans les rues de Manhattan, Stane fut encore plus surprit par la lucidité de Tony et ses soupçons.

« Un complot ? Oui, après tout ça ne serait pas la première fois. Ce qui m’étonne surtout c’est que la Cord Conglomerate pèse dans les 2 milliards de dollars alors que Stark Industries en vaut 10 milliards, nous avons eu un mal fou à te dégoter déjà 1 milliard en tant que simple particulier pour financer notre opération, alors que lui les as trouvé avec une facilité déconcertante, ce matin il a proposé 1 milliard à notre banquier Gordon Geko pour le rembourser s’il lui donnait tes parts mis en gage. Plus tard, il a proposé à Wilson Fisk également 1 milliard s’il lui donnait toutes les actions qu’il venait de ramasser. D’où soit-il tout cet argent ? Qui le paye et pourquoi ? »

Stane ne faisait pas le lien, il ne comprenait toujours pas pourquoi Temudjine avait fait assassiner Milton l’associé de Cord en faisant passer ça pour une mort accidentelle et encore moins pourquoi des Chinois s’attaquaient à Stark Industries en soutenant l’un de ses rivaux, aussi garda-t-il pour lui le meurtre qu’il avait vu le soir de la réception de Stark Industries et n’en révéla rien à Tony.

1 heure plus tard

Ils avaient quitté la ville de New York pour le Maryland, leur véhicule arriva devant une grande propriété avec de hautes grilles électriques avec du fil barbelés à son sommet pour que personne n’y pénètre. La demeure privée d’Edwin Cord. La limousine entra en passant devant deux gardes chasses avec leurs bergers allemands et leurs fusils. La limousine une fois dans le domaine roula pendant 15 minutes à travers une route bordée par des forêts. Ils arrivèrent à destination, le repaire de Cord. Une sorte de grand ranch de luxe avec des étables et des haras de chevaux. A croire que Cord avait des racines texanes. La limousine les déposa et les deux dirigeants de Stark Industries pénétrèrent dans la demeure de leur rival, guidés par un majordome. L’endroit était vaste et contenait des tas de tableaux imageant des batailles modernes. Ils passèrent devant des vitrines regroupant mannequins en uniformes de l’armée avec des armes et maquettes de char d’assaut ou hélicos de combat. Le propriétaire des lieux était un marchand d’armes jusqu’au bout des ongles. Ils arrivèrent finalement dans la grande salle à manger ou les attendait leur hôte qui les accueillit avec une joie victorieuse pleine de mépris et de condescendance. Ils s’installèrent tous et entamèrent le repas que les domestiques amenaient sur la table.

« Un endroit intéressant mon gros, pourquoi êtes-vous venus vivre ici alors qu’il y a tellement de suites de luxes pour milliardaire dans les sommets des immeubles de New York ? »

« J’aime avoir mon petit pied à terre isolé du monde où je peux mener mes affaires en paix. Nul ne peut entrer ici par effraction, vous avez vu le portail dehors ? Je dispose des dispositifs de sécurité les plus efficaces : caméras, laser désintégrant, plancher électrique, etc… et plus de 200 gardes forestiers armées par mes soins patrouillent dans les bois autours. En ce moment ma demeure est inoffensive, mais à la nuit tombée, elle devient un piège mortel pour les intrus. »

« Amusant. »

« Alors mon vieux? Quand donc allez-vous enfin vous avouer vaincu et reconnaître ma prédominance comme nouveau leader du monde de l’armement ? »

Cord s’alluma un cigare, Obadiah voulut faire de même mais s’abstint avec fureur. Son ennemi fumait un cigare hors de prix et les siens faisaient pâle figure à côté, il en crevait de jalousie.

« Pourquoi nous avez-vous invité à manger ici ? »

« Pour m’amuser, uniquement pour m’amuser. Hier soir quand je vous ai appelé, c’est en vainqueur que vous avez accepté de venir chez moi mon vieux, et aujourd’hui, je vous reçois en vaincu, j’adore ce genre de petit jeu. »

« Mais nous ne sommes pas encore vaincu. Nous avons encore 3 jours pour trouver 1 milliard pour rembourser Gordon Geko notre banquier qui nous débloquera notre milliard pour payer les honoraires de Wilson Fisk notre courtier d’affaires. »

« Ne me faîtes pas rire messieurs, même en vendant les biens les plus précieux de votre entreprise à prix cassé et en la bradant aux 4 vents, vous n’auriez pas le temps de réunir cette somme. Il vous faudrait plusieurs mois pour trouver ce milliard, ce qui est impossible. »

Stane répondit très doucement avec un sourire entendu de vieux briscard du monde des affaires à qui on ne la fait pas :

« Mais vous y êtes bien arrivé vous… Qui vous a donné cette somme impossible ? »

Cord se raidit et cessa de sourire.

« Et tant qu’on y est, qui vous a révélé ce que contenait notre coffre à Shangaï et comment vous a-t-on donné ces documents ? »

Cord resta muet mais était terriblement mal à l’aise.
« Nous avons répondus à votre invitation mon gros, à votre tour de répondre à la nôtre, nous vous invitons à midi au sommet de la Stark Tower dans 3 jours, nous verrons alors qui est le vrai vainqueur. »

Le lendemain

5 heures du matin.

C’est la première chose que Stane vit en se réveillant et en observant l’heure sur son horloge de chevet au bord de son lit. Le téléphone l’avait tiré de son sommeil. Il décrocha et maugréa avant d’être interloqué par la voix :

« Mr Stane ? Ici la sécurité de la Tour Stark, j’ai une mauvaise nouvelle, je pensais que vous deviez être le premier prévenu, vu que Wendell White est votre collaborateur direct. »

« Qui y’a-t-il ? »

« J’ai le regret de vous informer que Mr White est mort, il s’est suicidé il y a une heure. »

Obadiah se leva en 4éme vitesse, enfila son peignoir sombre et quitta ses appartements pour se rendre à un étage inférieur de la Tour Stark. En arrivant devant le bureau du n°3 de l’entreprise, il aperçut les agents de sécurité en train d’évacuer le corps sur une civière, invisible sous un sac. Le chauve s’empressa d’interroger le premier gardien à portée.

« Comment est-ce qu’il a… ? »

« Sa secrétaire nous as dit qu’il veillait tardivement dans son bureau, il semblait effondré hier en revenant de vos rencontres où il vous avais accompagné, vous et Mr Stark. Il y a une heure, l’un de mes hommes qui faisait sa ronde dans le couloir a entendus un coup de feu. Il s’est précipité dans son bureau et l’a trouvé mort, il s’était tiré une balle dans la tête. »

Stane entra dans le bureau de son défunt bras droit et observa la table remplie de dossiers au milieu. Il y avait une arme encore fumante et une lettre tachée de sang. Stane l’a pris et lu :

Mr Stark

Je suis terriblement désolé, nous avons échoué, Stark Industries affaiblit comme jamais va sombrer par la faute de cette OPA. Nous avons été victime de notre propre avidité et de notre orgueil. Vous aviez raison de vouloir changer la politique de notre entreprise, nous sommes allés trop loin. Finalement ce n’est peut-être pas Stane qui nous a entrainés vers la catastrophe avec ses ambitions démentielles, c’est sans doute nous tous qui avons commis la faute de l’avoir suivis dans sa folie de cupidité et de pouvoir dévorante. Votre père m’avait recruté il y a 15 ans pour surveiller l’administration de sa société. Je suis heureux qu’il soit mort avant d’avoir vu dans quelle situation catastrophique nous nous sommes mis. Je crois qu’il n’aurait jamais signé ça, mais il est trop tard. La réussite de cette entreprise était l’œuvre de ma vie, j’ai échoué. Ma seule et dernière recommandation : débarrassez-vous de Stane, il a conduit la société à sa perte dans sa vanité. Il provoquera votre chute à vous aussi si vous ne vous en débarrassez pas avant.

Wendell White


Stane prit son briquet, mais au lieu d’allumer un cigare, il brûla la lettre.

Plus tard dans la matinée

Il régnait une ambiance de fin de monde dans la salle du conseil d’administration au sommet de la Tour Stark. Les différents présidents avaient tous retirés leurs vestes, dénoués leurs cravates et remontés leurs manches, ils étaient tous en train de discuter vivement sur leurs téléphones portables pour trouver une solution à cette situation inextricable. Lorsqu’Obadiah entra dans la salle, Wayne Tedrow assis juste à côté de Tony Stark à qui il montrait une série de chiffres qui défilait sur son ordinateur portable, lui jeta un regard noir.

« Vous ! On vous attendait, approchez. »

Alors qu’il se dirigeait vers eux, Pepper Potts lui tendit le Daily Bugle. En première page on pouvait lire :

Echec lamentable de l’OPA lancé par Tony Stark sur la Cordco. Edwin Cord l’emporte haut la main, avec les honneurs. Au bord du gouffre, le fils du génial Howard Stark n’a plus que deux jours pour trouver 1 milliard de dollars.

Stane prit sa place juste à côté de Tony, Tedrow le fixait toujours avec haine, Pepper Potts annonça tout en jetant le journal dans une corbeille à papier :

« Et vous n’avez encore rien vu messieurs, attendez donc de voir les éditions de l’après-midi, notre action en bourse vient de chuter de 70 points, attendez de voir de combien elle va chuter lorsqu’ils feront savoir à tout Wall Street que le n°3 de notre société s’est tiré une balle dans la tête. »

Elle tourna les talons pour quitter la pièce et Stane visiblement abattus souffla faiblement à Tony :

« Je vois que tu as appris pour Wendell. C’était déjà difficile hier, mais sans lui, nous sommes foutus. »

« Mais bordel ! Qu’est-ce qu’on va faire ! Stark Industries ne peut pas finir comme ça ! »

Cria avec désespoir Kemper Boyd, le plus vieux de tous les dirigeants de la société.

« Que voulez-vous que je fasse ? J’ai appelé toutes les banques ! Celles des américains, des saoudiens, des chinois et des allemands. Aucune n’a accepté de nous soutenir. »

Rugit Wayne Tedrow tout en renversant par terre son ordinateur portable.

« J’aurais jamais cru qu’on tomberait face à Cord. Mon Dieu, on pèse 10 milliards de dollars, il n’en vaut que 2 et il a réussi à nous bouffer. »

Gémit Marshall Bowen qui voyait s’envoler tous les projets de recherches qu’il partageait avec Tony.

« Vous y avez vraiment cru ? Vous connaissez une seule banque capable de prêter 1 milliard de dollars ? Surtout s’il s’agit de prêter ce montant non pas à Stark Industries mais à Tony Stark. »

Se mit à renchérir Donald Crutchfield qui contrairement aux autres membres du conseil qui carburaient tous au café, lui avait ouvert par dépit une bouteille de Whisky pour se saouler. Tedrow était à genoux au sol pour ramasser son ordinateur cassé lorsqu’il demanda à Tony :

« On devrait peut-être mettre la pression sur le fisc pour qu’ils débloque votre argent Mr Stark. »

Stane qui s’était pris son crâne chauve entre ses mains releva lentement sa tête avec un air désabusé :

« Vous avez déjà vu le fisc lâcher quelque chose ? Surtout quand ils tiennent un client aussi gros que Tony à pouvoir éponger ? Même s’ils acceptaient, ça prendrait des jours et des jours. On n’a pas le temps. »

Un vacarme se fit entendre derrière les portes, la voix de Pepper hurla :

« Vous n’avez pas le droit d’entrer ! Mr Stark est en pleine réunion ! »

Les portes s’ouvrirent violement et livrèrent le passage à un autre grand rival de Stark Industries qui avançait vers la table du conseil d’administration comme s’il était en territoire conquis. Il avait une démarche indolente et un sourire espiègle, escorté par deux gorilles qui avaient les yeux qui furetaient partout. Stane écrasa sa main contre son front dans un geste de désespoir :

« Oh non pas lui, il manquait plus que ça. »

Justin Hammer car c’était lui, s’adressa à Stark en ignorant royalement les cadres autours de lui qui l’observaient avec une méfiance non dissimulée.

« Qu’est-ce que vous foutez ici Hammer ? »

« Je suis venus vous offrir 1 milliard de dollars. »

Stupeur générale dans l’assistance. Sauf Stane qui répondit sarcastique :

« Et en échange de quoi ? Laissé moi deviner, vous voulez que Tony vous livre l’une des parts de son entreprise pour une valeur d’un milliard ou plus ? Vous nous sauvez la mise, on ne perd pas la face en public, notre action remonte et vous mettez la main sur une partie de notre société que vous n’auriez jamais pu acquérir en dehors de ces circonstances extraordinaires ? »

« Non pas du tout, votre société est finis, elle ne m’intéresse plus, vous ne sauverez même pas les meubles. Bientôt avec la chute de vos titres en bourse qui vont baisser de 200 dollars selon tous les spécialistes, la perte de 20 % de vos usines, les 1 milliards de droits de successions à payer plus le Caïd que vous allez devoir payer d’1 milliard également, plus personne ne veut de Stark Industries. »

« Alors vous voulez quoi en échange de ce milliard que vous nous offrez ? »
« Juste votre réacteur ARK. »

Incompréhension totale des cadres qui fixèrent Hammer médusés.

« Oui vous avez bien entendus, je veux que vous me vendiez la propriété complète du réacteur ARK, tous les plans, notes et schémas, le brevet exclusif, la License doit m’appartenir totalement. Faîte le et vous pourrez encore sauver ce qui peut l’être. »

Stane s’interrogea sur les causes profondes qui motivaient Hammer. Pourquoi était-il prêt à débourser cette somme pareille pour obtenir cette technologie-là ? Et au fonds de lui, il sentit son instinct lui crier de refuser à tout prix cette offre car il sentait quelque chose de majeur qui dépassait l’entendement et qui avait plus d’importance que cet OPA. Il sentait que si Hammer obtenait le réacteur ARK pour lui seul, ça serait pire encore que la situation dans laquelle Cord les avais mis. Il était impossible de dire non, l’offre était honnête et était la seule capable de leur sauver la vie mais Stane redoutait tout à coup que Tony l’accepte et cède à Justin pour pouvoir sauver son entreprise. Obadiah fixa intensivement Tony avec une expression grave qui disait : n’accepte pas.

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Sam 26 Mai - 19:38

Obadiah souleva un point très intéressant de l'affaire les concernant : la provenance du paiement qu'Edwin Cord a promit à ses créanciers. Comment un homme d'affaires possédant une société moindre et une fortune personnelle moins importante peut réunir pareille somme ? La mort naturelle de Milton plus que troublante et ce paiement suspect dissimuleraient-ils une facette moins glorieuse de la victoire de la Cord Conglomerate ? Y a t-il de l'illégalité derrière tout ça ? Si c'est le cas, une preuve incriminant Cord pourrait résoudre une partie de leurs problèmes.

Dans l'heure qui suivit, la limousine les amenant tous les deux dans le domaine de leur victorieux ennemi arriva à destination. Stane et Stark ne firent aucune mention de leur avis sur la propriété luxueuse et atypique de leur hôte. Entre milliardaires, ce genre d'habitation n'est pas tellement extraordinaire. Ce n'est qu'une maison reflétant parfaitement sa rémunération et qui ne donne qu'une idée du goût immodéré de Cord pour son travail de marchand de mort. Edwin les accueillit comme un monarque accueillant de simples ambassadeurs. Vêtu de son plus costume et ayant fait nettoyé chaque centimètre carré de sa maison, le maître de maison voulait leur en mettre plein la vue pour montrer sa toute puissance et sa suprême supériorité en tout point. Ils s'installèrent sur la longue table présidé par Cord qui se fit une joie de leur offrir le fruit de sa matinée de chasse. Un sanglier particulièrement bien fumé et fondant en bouche. Il avoua avec grande fierté que son domaine regorge de ces animaux qu'il a payé rubis sur l'ongle pour les y installer. Il ajouta, avec un sourire carnassier adressé à ses deux invités, qu'il adore la chasse au gros. Nul doute qu'une petite armée lui facilite la tâche en rabattant le gibier vers lui et qu'il vide un chargeur de fusil d'assaut pour satisfaire sa soif de mort.

« Un endroit intéressant mon gros, pourquoi êtes-vous venus vivre ici alors qu’il y a tellement de suites de luxes pour milliardaire dans les sommets des immeubles de New York ? »

« J’aime avoir mon petit pied à terre isolé du monde où je peux mener mes affaires en paix. Nul ne peut entrer ici par effraction, vous avez vu le portail dehors ? Je dispose des dispositifs de sécurité les plus efficaces : caméras, laser désintégrant, plancher électrique, etc… et plus de 200 gardes forestiers armées par mes soins patrouillent dans les bois autours. En ce moment ma demeure est inoffensive, mais à la nuit tombée, elle devient un piège mortel pour les intrus. »

Répondit avec arrogance Cord en joignant ses mains dans une pose théâtrale tandis que son interlocuteur fit une mine dégouté en empalant une pomme de terre du Maine sur sa fourchette. Tony, qui se délectait avec des haricots vert de première fraicheur, se demanda si son ami et collégue ne faisait pas semblant de ne pas aimer le repas pour agacer Cord. La confiance de ce dernier s'amenuisa lorsque Stane l'attaqua.

« Nous avons répondus à votre invitation mon gros, à votre tour de répondre à la nôtre, nous vous invitons à midi au sommet de la Stark Tower dans 3 jours, nous verrons alors qui est le vrai vainqueur. »

« Nous vous ferons du pigeon New-yorkais à votre honneur. »

Ajouta Tony avec un sourire entendu en levant son verre à sa santé. Cord devint nettement moins souriant mais, confiant en sa victoire, resta hautain et moqueur pendant le reste du repas.


Le lendemain matin

La première journée du délai allait se terminer lors du prochain repas. Très tôt le matin, Tony s'était réfugié dans la Forge et faisait des allers-retours dans le laboratoire, les bras chargés d'appareils électronique divers qu'il rangeait. Jarvis lui demanda d'un ton affable :

« Un problème, monsieur ? Puis-je vous aider en quoi que ce soit ? »

« Réunis tous les fichiers ayant un rapport de près ou de loin avec le projet Iron Man. Compresses-les, tries-les et fais de même avec tous les fichiers d'importance. Commence par les plans et maquettes top-secrets jusqu'aux dossiers courants. Tu stockeras tout ça là dedans... Il brancha un disque dur externe. S'il n'y a pas assez de place, contentes-toi de mettre ce qu'il y a de plus importants. Il n'est pas question que Cord mette la main sur mon travail et encore moins sur Iron Man ! Je n'ose imaginer l'horreur que cette armure pourrait provoquer si un homme comme lui s'en emparerait. »

« C'est pour cela que vous rangez vos affaires. C'est... plus propre. »

« Je vais en emmener le plus possible avec moi. Je détruirais tout le reste. Un virus supprimera l'intégralité du système informatique de l'immeuble. »

« Ce fut un honneur de travailler avec vous, monsieur. »

« Sois sans crainte, Jarvis. Je ne vais pas me débarrasser de toi. Après demain, si je perd l'entreprise, expédies l'armure et les caisses que j'aurais préparé dans le plus grand secret puis télécharges toi dans le disque dur. Je viendrais te récupérer avec les données et lancerais le virus. »


Quelques heures plus tard

White était mort. Son suicide alourdissait l'ambiance régnant dans la salle de réunion du conseil d'administration. Les directeurs n'avaient, pour la plupart, pas réussit à trouver le sommeil la nuit passée. Leur emploie et leurs longues années de travail acharné étaient menacés d’extinction. Comme ses collaborateurs, Tony avait retiré le superflu de son costume-trois-pièces et carburait à la caféine. Installé dans le fauteuil en bout de table et s'étant tourné vers la baie vitrée, l'inventeur donnait des consignes à sa secrétaire Pepper Potts.

« …la collection de montres suisses d'Howard, mon Aston Martin DB5, ma Lamborghini et ma Ferrari. La jaune, pas la rouge. Ah, et la photographie avec Reagan ! »

« Êtes-vous certain de vouloir vendre tout cela aux enchères ? »

« Certain. La majorité de ces biens sont plus décoratifs qu'utiles. Autant m'en séparer ! Faites une estimation sur chaque objet et mettez les en vente sur le net. Délai de deux jours. Plutôt que de laisser Cord s'en emparer, je vais les vendre aux plus offrants. Les bénéfices serviront à éponger une partie du milliard à payer. Si vous voyez des biens sans utilité à vendre, n'hésitez pas à m'appeler et, si oui, trouvez des acheteurs. »

Wayne Tedrow lui tapota l'épaule, Tony se retourna et écouta ses estimations. Le directeur financier essuya son front avec un mouchoir sans cesser de parler l'ignoble langage chiffré des comptables. Ses prévisions sont évidemment pessimiste.

« Combien avons-nous actuellement ? »

« Près de deux cent cinquante sept millions. »

« Et après demain ? »

« Dans les meilleures conditions, en étant optimiste, je dirais... pas plus de six cent millions. »

Par dépit, Tony baissa la tête et soupira. C'est à ce moment là qu'Obadiah fit son entrée sous le regard hostile de l'assistance. Le génie en robotique garda son visage figé et ne releva pas le menton. Le rédacteur du Daily Bugle dont la réputation de ne pas savoir garder sa langue dans la poche ne s'était, étrangement, pas montré si acide dans son article. Son précédent article parlant du fils prodigue était élogieux. Il est probable qu'il estime trop Stark, ou son père, pour se montrer trop cruel dans ses propos. A moins qu'il n'attende les trois jours de délai pour être certain de ne pas se tromper de cible à diffamer. La perte des points en bourse lui donna un aperçu que serait l'annonce de l'arrêt de la production d'armes. Les hommes d'affaires ne cessèrent de se plaindre, d'être négatif où chacun de leur commentaire désabusé mina de plus en plus le moral de Tony. C'est sans issu. Son visage s'assombrit. Il finit par ignorer le monde l'entourant et utiliser sa matière grise pour trouver une idée, si possible géniale, pour les sortir de ce calvaire. Un changement dans l'intensité du vacarme le fit sortir de sa torpeur.

« Vous n’avez pas le droit d’entrer ! Mr Stark est en pleine réunion ! »

Protesta Pepper en tentant vainement de barrer la route à Justin Hammer lui-même. Le business-man et rival de Tony venait l'admirer dans sa tentative désespéré de sauver sa société. Nul doute qu'il doit se délecter du spectacle. Retrouvant assez de fierté personnelle pour ne pas lui donner cette joie, Tony se redressa et l'affronta du regard.

« Qu’est-ce que vous foutez ici Hammer ? »

« Je suis venus vous offrir 1 milliard de dollars. »

Offrir un milliard de dollars ? Serions-nous le premier avril ? Hammer s'est-il acheté une conscience ? Impossible ! Le milliardaire gentleman fut tout aussi surpris que ses collaborateurs par l'offre exceptionnellement généreuse, bien que suspecte, du marchand d'armes. Obadiah fut le premier a énoncer ses soupçons.

« Et en échange de quoi ? Laissé moi deviner, vous voulez que Tony vous livre l’une des parts de son entreprise pour une valeur d’un milliard ou plus ? Vous nous sauvez la mise, on ne perd pas la face en public, notre action remonte et vous mettez la main sur une partie de notre société que vous n’auriez jamais pu acquérir en dehors de ces circonstances extraordinaires ? »

« Non pas du tout, votre société est finis, elle ne m’intéresse plus, vous ne sauverez même pas les meubles. Bientôt avec la chute de vos titres en bourse qui vont baisser de 200 dollars selon tous les spécialistes, la perte de 20 % de vos usines, les 1 milliards de droits de successions à payer plus le Caïd que vous allez devoir payer d’1 milliard également, plus personne ne veut de Stark Industries. »

« Alors vous voulez quoi en échange de ce milliard que vous nous offrez ? »

« Juste votre réacteur ARK... Oui vous avez bien entendus, je veux que vous me vendiez la propriété complète du réacteur ARK, tous les plans, notes et schémas, le brevet exclusif, la Licence doit m’appartenir totalement. Faîtes-le et vous pourrez encore sauver ce qui peut l’être. »

Le visage de Tony se renfrogna. C'est trop beau pour être vrai. Un milliard de dollars pour une technologie n'aboutissant à rien de concluant à part alimenter la Tour Stark en énergie et impressionner les visiteurs. Quelles sont ses intentions véritables ? A t-il découvert le moyen d'utiliser cette technologie ? Ou est-ce simplement pour décorer le hall d'entrée de son building pour se moquer de Stark ? Dans les deux cas, ce n'est pas souhaitable. Hammer est le genre d'homme capable de rependre le mal avec un simple stylo offert avec le logo de l'entreprise. Tony se mit à craindre qu'il ne soit plus le seul à avoir trouvé le moyen de miniaturiser le générateur.

« Désolé, Justin, mais la technologie ARK n'est pas à vendre. Vous n'aurez qu'à demander à Cord de vous la céder. »

« Réfléchissez-y. Je vous offre le moyen de ne pas périr trop violemment sous les dettes. Vous ne trouverez pas de meilleures offres... même aux enchères ! »

« Vous connaissez la sortie. »

Justin plongea une main dans la poche intérieure de son veston, prit son porte-feuille et en sortit une carte de visite qu'il projeta dans sa direction. Elle retomba sur la longue table du conseil et glissa jusqu'à s'arrêter involontairement devant Obadiah.

« Mon numéro personnel. Appelez-moi si vous changez d'avis. Messieurs, je vous souhaite une très bonne et agréable journée ! »

Et il s'en alla tout sourire. Pepper le raccompagna avec quatre agents de la sécurité venus l'escorter lui et ses gorilles jusqu'à la porte d'entrée du bâtiment. Tony se pinça l'arête du nez et se remit au travail.


Le soir

Tout l'après-midi, Stark se mit à réfléchir à la discussion qu'Obadiah et lui avaient eu dans la limousine d'Edwin Cord et la façon dont ce dernier avait changé de comportement quand Stane l'avait accusé d'avoir été en possession du document dérobé à Shanghai et du mystérieux milliard de financement de rachat. Il doit obligatoirement avoir des preuves de sa culpabilité, quelque soit son crime, dissimulé chez lui. Après tout, sa demeure est un véritable coffre-fort comparé à certaines banques. S'il y a des documents l'incriminant, c'est dans son ranch qu'il le trouvera. Mais comment se les procurer ? Il ne peut évidemment pas utiliser la politesse en lui demandant de les lui prêter et aucune institution ou loi ne peut l'aider à s'emparer de documents n'existant qu'en théorie. Il se mit à élaborer un plan d'attaque pour se les procurer mais en dehors d'un moyen illégal, il ne trouva rien d'autres. Il doit se les procurer dans la plus grande discrétion. Iron Man l'y aidera mais comment savoir quels sont les documents relatifs à tout ceci ? Quel esprit boursier peut l'y aider ? La solution, bien que très risquée, lui vint à l'esprit. Tony décrocha son téléphone et contacta brièvement Obadiah.

« Oba ? C'est Tony à l'appareil. Je vais avoir besoin de ton aide. Rendez-vous sur le toit de la tour. »


Peu après

La ville de la Grosse Pomme brillait de mille feux. Depuis sa position aérienne, Tony put admirer la beauté de cette fourmilière géante. Il volait dans le ciel après s'être éloigné de la Tour Stark, son lieu de départ, pour ne pas donner l'impression d'y provenir. En s'approchant du toit, Tony craignit que son arrivée à vitesse grand V ne provoque un infarctus à son allié pouvant imaginer qu'il s'agisse d'un missile. Telle une fusée, Iron Man fonça vers sa destination et, à quelques secondes de l'impact, stoppa sa trajectoire et se mit en vol stationnaire à trois mètres du sol et d'Obadiah. Puis, il se posa délicatement sur la piste pour hélicoptère, justement à portée de bras de ce dernier. Un clang sonore et métallique se produisit quand Iron Man toucha le sol.

« Obadiah Stane ? Dit-il d'une voix déformée. Je suis... Il réfléchit quelques instants. Iron Man. Je suis le garde du corps privé de monsieur Stark. Je vais avoir besoin de votre aide. Il me faut récupérer des preuves qui incrimineront Edwin Cord mais je vais avoir besoin de vos compétences dans ce domaine. Monsieur Stark a fait dépêcher une voiture à votre intention. Elle vous attend au pied du building. Rejoignez-moi dans le parking du stade de deuxième division d'Annapolis. »

Puis, sans prévenir, Iron Man se retourna et décolla comme une fusée dans le ciel nocturne. Tony craignit que Stane l'ait reconnut mais il a tellement répété ce qu'il allait lui déclarer qu'Iron Man a dû passer pour son garde du corps.


Dans le Maryland

Équipé d'une telle merveille de technologies, Tony n'aurait mit qu'une petite vingtaine de minutes à rejoindre la zone de rendez-vous mais, soucieux de la sécurité de son ami, il l'avait escorté très haut dans le ciel au cas où Cord, Hammer ou l'un de leurs ennemis le ferait suivre ou, pire, enverrait des tueurs lui régler son compte. Lorsque la voiture s'immobilisa dans le parking désert du stade, Iron Man attendit une petite minute avant de le rejoindre et atterrit avec douceur près de la portière du pilote.

« Suivez-moi. Et, par pitié, éteignez ce cigare ! On voit sa lumière à plus de cent mètres à la ronde. »

Il reprit son envol mais ne vola pas très haut. Ils empruntèrent des routes et chemins peu fréquentés jusqu'à atteindre les abords de la propriété d'Edwin Cord. Une grande clôture délimitait le terrain mais suffisamment pas résistante pour que l'homme en armure n'ouvre un passage avec la simple force de ses bras. Il prit soin de ne pas faire trop de bruit dans cette simple tâche et, une fois l'avoir écartée suffisamment pour laisser un véhicule entrer, s'engouffra dans le passage en faisant signe à Stane de le suivre.

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Sam 26 Mai - 22:07

Au grand soulagement de Stane, Stark refusa l’offre d’Hammer et Obadiah scruta aussitôt les visages des membres du conseil, certains à commencer par Marshall Bowen qui s’intéressait plus à la science qu’à la finance, étaient ravis du refus de Stark, d’autres comme Edmund Exley qui considéraient qu’il avait détruit leur seule porte de sortie, ne cachaient pas leur déception. Stane se retira du conseil avec un sentiment d’abattement qu’il n’avait jamais ressenti, il avait l’impression d’être un passager du Titanic en l’occurrence la Tour Wayne. Le lendemain soir il était prostré dans son bureau, en train de contempler un portrait encadré de lui aux côtés d’Howard Stark. Il serrait rageusement le cadre en réalisant que tout était sa faute. Dans son ambition démesurée, il avait voulu tenter une affaire historique, une chose qui n’était jamais arrivée dans les annales de l’économie, une OPA contre une entreprise pesant dans les 2 milliards de dollars. Avec un tel succès, sa renommée aurait pu égaler celle d’Howard Stark en tant que dirigeant d’entreprise, il aurait pu entrer dans la légende comme un Ford ou un Rockfeller, mais tout ceci n’était plus que rêve et amertume. Il se remémora la façon dont il avait poussé Tony à signer ce papier en jouant sur l’affectif, à signer son arrêt de mort, mais aussi le sien et celui de toute l’entreprise.

Mais…

Mais il n’avait fallu que 3 jours pour que la société industrielle la plus puissante de tous les USA, la principale manufacture d’arme au monde tombe de si haut, en 3 jours seulement, chose impossible à moins qu’un esprit particulièrement retors et machiavélique n’ait orchestré tout ceci. Stane repassa dans sa tête les étranges évènements, l’assassinat maquillé de Milton, la fortune en milliard providentiel de Cord, Justin Hammer qui était venus pour s’empresser d’acquérir le réacteur ARK. Ses pensées furent interrompues par Stark qui l’invita à le rejoindre dans un lieu peu commun : le toit de la Tour Stark.

Nulle trace de Tony, juste le vent et… le bruit

Stane se tourna vers l’apparition dans le ciel qui dégageait ce bruit et ce fut l’un des moments les plus déterminent de sa vie, l’armure apparaissait pour la première fois face à lui. Ce casque déshumanisé et ce blindage lui renvoyèrent violemment des images du passé qu’il avait oublié. Dans les années 80, il s’était grandement enthousiasmé auprès d’Howard pour un projet de véhicule blindé d’un tout nouveau type, un tank avec une gigantesque puissance de feu et un blindage particulièrement robuste mais qui n’était pas munis de chenilles, non de jambes, un principe totalement novateur. Des jambes qui lui permettrait d’évoluer dans tout type de terrains et d’enjamber tous les obstacles possibles, un tank qui à terme serait si efficace qu’il pourrait voler, aller sous l’eau et dans l’espace et finirait par ne faire plus qu’un avec son pilote. Et voilà que son projet le plus ambitieux et le plus chimérique, avec lequel il avait rêvé de changer le visage de la guerre se trouvait face à lui, du moins les prémices de l’arme absolue dont il rêvait et à cet instant et jusqu’à la fin, Obadiah ne voulut inconsciemment qu’une seule chose, avoir une armure comme celle-ci.

Il écouta médusé les paroles artificiels de l’armure, c’était donc ça le fameux garde du corps, le fameux projet secret. Il comprenait désormais pourquoi Stark avait isolé un étage entier de l’immeuble pour le concevoir. Obadiah enrageait, Tony avait conçu ce prototype, la base même de la future arme absolue qui allait changer pour toujours l’aspect des champs de batailles et il avait voulu malgré tout désarmer la plus grande industrie d’armes au monde ?

« Tony nous réserve bien des surprises, mon Dieu, si seulement Howard avait pu voir ça en face de lui, il n’y avait jamais cru, mais moi je le savais, depuis 1984 je savais qu’il était possible de faire cette armure, pourquoi existe-t-elle seulement maintenant alors que l’entreprise va disparaître demain midi ? Je suis maudit. »

Il se ficha de savoir si l’homme à l’intérieur de l’armure était capable de comprendre ses propos et lui obéit en rejoignant le véhicule qui lui était destiné, sur le chemin, il se demanda qui était derrière le masque d’Iron Man : James Rhodes ou Happy Hogan ?

Dans le Maryland.

Qui que ce soit, l’homme derrière l’armure se révélait désobligeant. Stane écrasa rageusement son cigare à sa demande et lui rétorqua :

« L’arme dont je rêve de voir le jour depuis plus de 25 ans apparait enfin sous mes yeux et vous refusez que je m’accorde un remontant pour m’en remettre ? Méfiez-vous, je ne suis pas n’importe qui, je suis le n°2 de Stark Industries, qui que vous soyez, vous êtes en dessous de moi hiérarchiquement et il me suffit de souffler un mot à Stark pour que vous soyez renvoyé sans prime de départ avec un claquement de doigt. »


Il retourna dans son véhicule et suivit Iron Man lorsqu’il lui ouvrit un passage dans le domaine. Stane après l’avoir suivit, arrêta son véhicule dans la végétation à côté du ranch.

Un garde patrouillait en tenant en laisse ses deux bergers allemands et en tenant son fusil de chasse d’une main indolente. Ses chiens se mirent à grogner. Puis à gémir.

« Cassius ! Néron ! Bons chiens ! Vous avez repéré quelque chose ? Un intrus ? »

Il braqua sa lampe torche droit devant lui et illumina Iron Man

« AHHH !!! »

Les chiens apeurés par l’armure s’enfuirent, le type épaula son fusil de chasse en tremblant mais n’eut pas le temps de tirer. Plus loin, un pavillon de chasse gardait l’entrée du ranch, le garde à l’intérieur vit passer les deux chiens qui fuyaient la queue entre les jambes.

« Mais qu’est-ce qui ? »

Il se retourna et vit Iron Man juste derrière lui en compagnie de Stane. Il n’eut pas le temps de tenter quelque chose et se retrouva immédiatement maîtrisé.

« Mon ami, il est temps de vous montrer coopératif. La porte des lieux semble blindée et nous voudrions rentrer à l’intérieur, où est la télécommande électronique d’ouverture à distance ? »

« M…M… Mr Cord est absent, il est à New York, il prend toujours la commande avec lui quand il part afin que nul ne puisse rentrer à l’intérieur. »

« Vraiment ? Il n’y a personne dedans ? »

« Oui, les domestiques sont en congés en son absence et le système de sécurité est régi par une intelligence artificielle capable de tuer n’importe quel intrus. »

« Fort bien, Mr le garde du corps ? Je crois que vous allez devoir passer par le toit et trouver une quelconque gaine de ventilation pour vous glisser à l’intérieur et m’ouvrir. Je patienterais ici. »

Bien plus tard

La porte s’ouvrit et Stane entra en s’allumant un nouveau cigare, aucun risque d’indiscrétion, il n’y avait personne à l’intérieur. Il observa les traces de tir et d’incendies sur les murs ainsi que les épaves des robots de sécurité et caméras.

« Dîtes donc Iron Man, vous n’y êtes pas allé de main morte, c’est ça que vous entendez par furtivité ? Heureusement qu’il n’y a personne dans ces murs en l’absence de leur employeur. »

Ils se dirigèrent vers le bureau de Cord et entrèrent à l’intérieur. Des étagères de bibliothèques en grand nombre et un grand tableau de Cord en personne qu’Obadiah désigna du doigt.

« Logiquement, ça doit être derrière si on suit le cliché de la plupart des films. »

Effectivement, derrière le tableau se trouvait un coffre-fort.

« Ah vous de jouer mais faîtes-vite, il doit être 2 heures du matin et dans 10h, Stark Industries n’existera plus. »

Une fois le coffre ouvert, Stane retira les liasses de dossiers secrets et les déposa sur le bureau de Cord, il prit un siège et commença à les consulter. Au bout de 15 minutes il montra un document à Iron Man :

« Regardez ! On le tient, voici l’authentique d’une convention mutuelle tenue secrète dans laquelle Cord a cédé la totalité de ses parts de la Cord Conglomerate à un simple individu il y a plusieurs mois, mais le nom de cet homme n’est pas mentionné en dehors d’un vulgaire pseudonyme : Le Mandarin, ce qui est totalement illégal. Maintenant nous sommes sûrs qu’Edwin Cord n’a jamais été autre chose qu’un pantin entre les mains de quelqu’un d’autre. Et cette OPA cache le fait que quelqu’un qui se dissimule a cherché à mettre la main sur Stark Industries. Ce que je me demande c’est pourquoi Cord, un milliardaire arrogant et vaniteux a accepté de céder toute sa société à ce « Mandarin » sans aucune autre contrepartie, il lui a promis quoi en échange ? Mais bon sang, qui sont ces gens et comment font-ils pour fournir des milliards de dollars à notre ennemi ? »


« C’est nous. »

Stane sursauta et releva la tête. Là juste en face de lui, des chinois, une dizaine de chinois venaient d’entrer dans la bibliothèque par un passage secret caché derrière l’une des étagères. Ces chinois pointaient tous sur Stane et Iron Man des fusils de lourds calibres et l’un d’eux pointait même un bazooka sur le garde du corps de Stark. Le seul chinois à ne pas porter d’armes et à être habillé en costume cravate, n’était autre que Temudjine. Il prit un siège à respectable distance du duo d’intrus et les observa en souriant.

« Fascinant, vraiment fascinant, Stark n’a pas perdus son temps en créant cette nouvelle armure supérieure à l’ancienne aux vues des apparences. »

« Quoi ? »

« Ne me dîtes pas que vous l’ignoriez, il ne vous as rien dis ? Stark avait déjà construit une autre armure avant celle-ci, elle était plus rustique d’après les débris que j’en ai vu. »

« Je suppose que je ne sortirais pas vivant de cette maison ? »

« Si. Nous n’avons pas besoin de vous tuer et vous n’avez aucune preuve sérieuse contre nous, mais nous allons vous garder ici jusqu’à demain soir pour nous assurer que vous n’allez pas faire échouer notre plan. »

« Je croyais qu’il n’y avait personne dans ce ranch. »

« C’est vrai mais pas dans les sous-sols… »

« Et donc votre fameux plan ? »

« Il dure depuis bien trop longtemps mais heureusement il s’achèvera dans quelques heures. »

« Puisque nous sommes là jusqu’à demain soir, nous avons amplement le temps de discuter, je crois qu’il est temps pour vous de nous expliquer de nombreuses choses. »

« Pourquoi pas, par où commencer ? »

« L’armure de Stark, la toute première, dîtes moi tout. »

Stane brûlait de connaître le secret de Tony, ce qu’il ne lui avait pas révélé.

Temudjine commença ses explications et pendant tout le temps qui allait suivre, ses sbires chinois armés, se placèrent dans tous les coins de la pièce, armes à portée de main au cas où leur captifs auraient tenté quelque chose pour s’enfuir.

« Mon père, le Mandarin, veut mettre la main sur Stark Industries. Chose impossible car la majorité des parts et des actions est entre les mains de Stark. Il nous fallait donc le tuer, ainsi mort sans héritier, ses associés à commencer par vous Stane, se seraient entredéchirés pour son héritage et nous aurions alors pu facilement acheter toutes ces multiples parts et nous emparer de votre société. Le plan était parfait, un obscur groupe terroriste à la botte de mon père qui s’était fait appeler les dix anneaux en hommage à lui ont kidnappé Stark en Afghanistan, mais hélas n’ont pas tenus leur part du marché, ils ne l’ont pas tué comme convenus, ils l’ont maintenus en captivité pour qu’il leur fabrique son dernier missile en date. Stark à la place a construit une armure fonctionnant avec une énergie nouvelle et s’est échappé. Nous avons récupéré les décombres de l’armure dans le désert. La tentative d’assassinat de Stark étant un fiasco, mon père a changé de stratégie, il a voulu s’emparer de Stark par un complot financier. Deux seules sociétés similaires en étaient capable, Hammer Industries et Cord Conglomerate. Nous avons proposé à Justin Hammer en premier mais plus malin que la moyenne il avait compris que nous allions aussi nous emparer de son entreprise en plus de celle de Stark, il a failli accepter quand nous lui avons promis de lui donner l’armure récupéré de Stark dans les sables du désert. Nous lui avons fait découvrir le secret de Stark et il en voulait une aussi, ça crevait les yeux, mais il a refusé, il vient de bâtir sa propre armure en titane d’après ce que j’ai compris et cherche une énergie extraordinaire pour la faire fonctionner. »

Stane comprit tout à coup pourquoi Hammer était prêt à payer 1 milliard à Tony pour obtenir le réacteur ARK, il était tout simplement prêt à payer un milliard pour la puissance qui animerait son armure de Titane et comment ne pas le comprendre ? Stane aurait fait pareil.

« Stark a créé cette arme pour s’évader, il ignore qu’il a ouvert une boîte de Pandore, des espions russes infiltrés dans notre organisation, ont eu le temps de fuir avec des plans grossiers et des schémas et notes reconstitués à partir de l’épave de Stark, les forces russes ont ainsi lancé leur propre programme d’armement, une armure de titane similaire à celle de Justin Hammer est développé en ce moment même au fin fond de la Sibérie et à Moscou, un scientifique nommé Vanko travaille sur un projet secret appelé Dynamo Pourpre. Stark l’ignore encore mais la course à l’armement du futur a déjà commencé. Cord lui, a succombé à notre proposition, son envie de puissance, de posséder l’armure était si dévorante qu’il a cédé la totalité de son entreprise à mon père dans le plus grand secret et nous lui avons donné la totalité de l’armure en échange plus ces milliards pour réussir la contre-offensive opposé à votre OPA. Mon père lui a fourni la puissance énergétique pour faire fonctionner sa nouvelle armure en l’absence de réacteur ARK. L’armure de Cord est déjà opérationnelle, il l’a baptisé Firepower, elle est plus grande, plus forte et plus robuste que celle de Stark. »

Stane les comprenait tous, oui, lui aussi aurait été prêt à vendre la totalité de Stark Industries pour posséder une armure, pour contrôler la puissance ultime qu’elles renfermaient toutes en elles. Avec 100 de ces armures, on pourrait conquérir n’importe quel pays. Le règne sans partage de ces armures sur les champs de batailles, voilà ce que voyait Obadiah et déjà il jalousait l’armure colossale de Cord et voulait la sienne plus robuste et massive que toutes.

« Mais vous-mêmes ? Pourquoi proposer l’armure à ces industriels et leur donner pour les corrompre et les soumettre à vos projets au lieu de la garder pour vous ? »

« Nous n’en avons pas besoin, mon père a déterré un androïde gigantesque nommé Ultimo qui anéantiras tous ceux qui s’opposeront à lui et il a trouvé la puissance incommensurable des Makluans, 10 anneaux de pouvoirs divins et si jamais il venait à tomber, il serait capable de réveiller les makluans endormis pour qu’ils dévastent le monde. »

« Je ne comprends rien à ce que vous dîtes, mais pourquoi au juste voulez-vous mettre la main sur la Cordco et sur Stark Industries ? »

« Et même sur Hammer Industries, nous contrôlons déjà la Cordco, demain Stark Industries sera brisé et nous nous en emparerons, ensuite nous phagocyterons Hammer Industries. »

« Mais pourquoi ? »

« Pour contrôler la totalité du complexe militaro-industriel américain. »

« Dans quel but ? Les armures ne vous intéressent absolument pas et vous semblez déjà détenir la puissance que vous visez. Alors pourquoi vouloir vous emparer de nos sociétés d’armement ? »

« Ça c’est notre petit secret. Vous êtes trop faible pour comprendre ce qui est en jeu Stane. »

« C’est pour ça que vous avez assassiné John Milton ? Pour rendre possible l’OPA ? Afin que l’on tombe dans votre piège ? »

« Oui Stane, nous connaissions votre avidité et votre ambition démesuré, Hanlon l’associé de Cord n’était pas un traître, il vous a juste guidé vers vos choix décisifs et vous avez tous plongé dedans. »

L’un des sbires de Temudjine l’interrompit.

« Maître, mes appareils numériques de surveillance s’emballent, il y a un signal qui s’est enclenché dans le casque de cette armure à côté du chauve qui s’est mis en route dès que vous avez commencé à expliquer les projets de votre père. »

« Vraiment ? Quel genre de signal numérique ? »

« Je crois qu’il a enregistré toutes vos paroles. »

« Quoi ?! Ne prenons aucun risque, je n’ai que trop parlé, gardes ! Tuez-les tous les deux ! »

Et tous les chinois braquèrent leurs armes vers Stane et Iron Man pour ouvrir le feu.

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Tony Stark
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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Lun 28 Mai - 21:11

Tony Stark vivait une étrange expérience dans cette armure révolutionnaire. Il s'apprête à commettre un crime en pénétrant dans la propriété de quelqu'un et est obligé de réfléchir à deux fois avant de s'adresser à Obadiah sous peine de parler instinctivement ce qui trahirait son identité. Ses senseurs en alerte, Iron Man ouvrit la marche en scannant les environs à la recherche de gardes afin de les éviter. Son ami se débrouilla comme un chef concernant la conduite de son véhicule, alors qu'il doit être habitué à avoir un chauffeur pour cela, en roulant doucement et prudemment dans cette vaste forêt. Lorsqu'ils furent suffisamment près de la propriété, son allié abandonna la voiture et laissa Iron Man le dissimuler sous un manteau de branchages. Le milliardaire en armure aurait aimé de croiser le garde aux chiens mais ce dernier se dirigea droit vers lui, guidé par l'odorat de ses bergers allemands. Sa simple présence mit les chiens en fuite et terrifia le garde. Sans attendre de recevoir du plomb dans le crâne, Iron Man saisit le canon de l'arme d'une main et, d'un coup sec, s'en empara puis neutralisa l'individu en lui envoyant une brève mais intense décharge électrique après avoir posé sa main libre sur son épaule.

Aux abords du ranch, Iron Man captura un autre garde en le plaquant contre le mur. Ses pieds touchaient à peine le sol. Rien de bien douloureux, juste de l'intimidation. Obadiah et lui jouèrent au méchant intellectuel donnant des ordres à une grosse brute docile. Tony n'apprécia pas particulièrement ce jeu là mais il n'a pas vraiment le choix. Le plus important c'est de trouver des preuves inculpant Cord et ses éventuels associés dans l'espoir de sauver son entreprise. Stane sembla, au contraire, prendre un malin plaisir à incarner ce rôle là. Ironiquement, il ne joue pas, il est réellement comme cela. Le business-man questionna leur prisonnier mais, sans résultat satisfaisant, ils durent changer de plan.

« Fort bien, Mr le garde du corps ? Je crois que vous allez devoir passer par le toit et trouver une quelconque gaine de ventilation pour vous glisser à l’intérieur et m’ouvrir. Je patienterais ici. »

« Je serais rapide. »

Iron Man électrifia son otage, le lâcha et s'envola quelques instants pour atteindre le toit. C'est dérangeant de devoir s'envoler en pleine opération d'infiltration. Ses bottes à réactions font malheureusement du bruit qui pourrait trahir leur présence. C'est pour cela qu'il n'a cessé de marcher après avoir franchit la clôture et qu'il s'est dépêché de rejoindre le toit en volant le plus rapidement possible. Il rencontra très vite de nombreux obstacles sur son chemin. Passages trop étroits, déviations anarchiques, déplacements sans route prédéfinie. Il finit par être coincé et, se débattant, fit céder la portion de conduit de ventilation qui s'écrasa lourdement sur une commode. Le vacarme attira les occupants du ranch : des sentinelles robotiques sur chenilles armées d'une paire de sulfateuses. Ces grosses machines lentes et peu maniables ne se firent pas attendre pour montrer à l'intrus la façon dont Cord traite les voleurs c'est-à-dire en l'arrosant d'un déluge de feu. Les balles ricochèrent sur son armure mais ayant de plus en plus d'ennemis mécaniques en approche, il dû se protéger avec ses avants-bras et battre en retraite dans une salle voisine après en avoir abattu deux avec ses répulso-rayons.

« Bon sang ! La prochaine fois, je me ferais une armure plus discrète ! »

C'est en effet compliqué de faire ce type de mission avec une armure rouge et or. Il faudrait une armure allégée et moins tape-à-l'oeil. Il devrait être équipée d'un système de propulsion plus silencieux en prenant, par exemple, des bottes utilisant le champ magnétique terrestre pour voler. Un système de camouflage pour être invisible et furtif pour ne pas être repéré par les radars. Complétée par une teinte sombre, l'armure serait idéale pour l'espionnage. En attendant sa création, Tony dû faire avec les moyens du bord. Caché dans une pièce voisine, il écouta le son produit par les chenilles de l'une des machines et, estimant approximativement sa position, passa à travers le fin mur les séparant. Iron Man se retrouva pile-poil derrière le robot et lui arracha la tête pendant que ses camarades ré-ouvrirent les hostilités. Il retourna dans la pièce précédente sans attendre ;

« Jarvis ? Un petit coup de main, je te prie ! »

« Contacts multiples à tous les étages. Les senseurs indiquent qu'ils convergent tous vers vous, monsieur. »

« Tu n'as rien d'autres ?! »

« Signal faible détecté. Sa portée de vingt mètres et sa fréquence permettent une estimation à 87,59% de probabilité qu'il s'agisse de la balise centrale de contrôle de ces machines. Vous allez devoir monter, monsieur. »

Le milliardaire s'envola, perfora le plafond et fonça dans une petite salle d'informatique dotée d'un panneau électrique mural qu'il arracha. Les robots cessèrent de fonctionner et s'éteignirent. Iron Man descendit et ouvrit la porte blindée de l'intérieur.

« Dîtes donc Iron Man, vous n’y êtes pas allé de main morte, c’est ça que vous entendez par furtivité ? Heureusement qu’il n’y a personne dans ces murs en l’absence de leur employeur. »

Le critiqua Obadiah en entrant sereinement dans le ranch, cigare aux lèvres.

« Il y a eu quelques complications. »

Les deux hommes se dirigèrent vers le bureau de Cord où attendait un coffre-fort qui ne résista pas longtemps à la puissance de l'armure doré. Iron Man laissa Stane se charger des recherches et fut même surprit de le voir à son aise. En dehors du coffre éventré derrière lui, on pourrait croire qu'il s'agit de son bureau. Bras croisés et regard perdu à l'horizon, Iron Man surveilla les lieux depuis la fenêtre, craignant de voir de hommes armés lancer une attaque sur la demeure. Quinze minutes plus tard, Obadiah trouva quelque chose d’intéressant.

« Regardez ! On le tient, voici l’authentique d’une convention mutuelle tenue secrète dans laquelle Cord a cédé la totalité de ses parts de la Cord Conglomerate à un simple individu il y a plusieurs mois, mais le nom de cet homme n’est pas mentionné en dehors d’un vulgaire pseudonyme : Le Mandarin, ce qui est totalement illégal. Maintenant nous sommes sûrs qu’Edwin Cord n’a jamais été autre chose qu’un pantin entre les mains de quelqu’un d’autre. Et cette OPA cache le fait que quelqu’un qui se dissimule a cherché à mettre la main sur Stark Industries. Ce que je me demande c’est pourquoi Cord, un milliardaire arrogant et vaniteux a accepté de céder toute sa société à ce « Mandarin » sans aucune autre contrepartie, il lui a promis quoi en échange ? Mais bon sang, qui sont ces gens et comment font-ils pour fournir des milliards de dollars à notre ennemi ? »

Le quoi ? Voilà un pseudonyme très étrange mais qui coïncide parfaitement avec le chinois qu'il avait rencontré durant la gala où Cord s'était invité. Edwin se serait donc associé avec un chinois ou, du moins, un homme se faisant appeler ainsi pour acquérir Stark Industries. Une réponse inattendue se fit entendre et, en se retournant, les deux intrus virent un petit groupe d'asiatiques armés sortir d'un passage secret. Iron Man se mit immédiatement sur ses gardes, prêt au combat. Le chef du groupe, qu'il reconnut en tant que Temujin l'associé chinois de Cord lors de la gala, entama une discussion avec Obadiah. Plutôt bavard et jurant de ne pas leur faire de mal, Temujin répondit aisément à chacune des questions du manager exécutif. Les réponses furent même très instructives.

« Jarvis ? Démarre un enregistrement vidéo et audio. »

Ordonna t-il à l'intelligence artificielle sans que les hommes présents ne puissent l'entendre étant donné qu'il n'avait pas activé les systèmes de communication de l'armure. Sans ces systèmes, il n'y a pas de risque que sa voix transperce l'épaisseur de titane du casque. L'asiatique en élégante tenue expliqua l'implication de son père, l'énigmatique Mandarin, dans l'enlèvement de Tony Stark en Afghanistan et de son rôle dans le rachat de Stark Industries en soutenant Edwin Cord. La mention de la première armure de Tony servant de base à la construction d'engins similaires à travers le monde dégoûta le milliardaire. Sa plus grande crainte se réalisait à très grande échelle. De rage, il serra ses poings. Russes, marchands d'armes, terroristes, voilà que son idée révolutionnaire lui ayant permit de sauver sa peau de la grotte afghane allait devenir la nouvelle arme de destruction massive. Il a souhaité arrêter la production d'armes pour panser sa conscience et voilà qu'il va alourdir son quota d'innocents tués par sa faute. Ultimo. Makluan. Tout comme Obadiah, il ne comprit pas la signification de tout cela. Par contre, l'objectif d'achat d'Hammer Industries est très clair.

« Mais pourquoi ? »

« Pour contrôler la totalité du complexe militaro-industriel américain. »

« Dans quel but ? Les armures ne vous intéressent absolument pas et vous semblez déjà détenir la puissance que vous visez. Alors pourquoi vouloir vous emparer de nos sociétés d’armement ? »

« Ça c’est notre petit secret. Vous êtes trop faible pour comprendre ce qui est en jeu Stane. »

C'est pourtant logique. Les chinois veulent affaiblir les États-Unis en leur coupant leur approvisionnement en armes, véhicules et technologies avancées. Dans le meilleur des cas, ils veulent simplement accroître leur puissance et montrer qu'ils sont les plurs forts. Dans le pire des scénarios, ils préparent le terrain pour une conquête future. Des saboteurs, voilà ce qu'ils sont. L'un des hommes de main du fils du "Mandarin" avait décelé l'enregistrement que Stark était en train de faire. L'aimable prise d'otage se changea en exécution immédiate. De toute façon, Tony ne pouvait rester là à ne rien faire alors que la ruine l'attend à l'heure du déjeuner.

« Stane ! Couchez-vous ! »

Iron Man poussa d'une main l'homme d'affaires puis renversa le lourd bureau de Cord près de ce dernier pour offrir une protection. A peine eut-il mit son allié à l'abri que les tirs commencèrent. On le cribla de balles mais sans succès. Comparés au mitraillage lourd des robots de tout à l'heure, ces tirs d'armes d'assauts sont dérisoires. La plupart des balles ricochèrent sur l'épaisse couche de son armure avant de se ficher dans un meuble, le sol, le plafond et même dans les chinois. Iron Man n'eut aucun mal à éliminer ses agresseurs avec ses répulseurs. Une puissante décharge d'énergie dans le corps et le choc les envoie s'écraser contre le mur. Leur chef ordonna l'ordre de repli dans sa langue natale. Ils s'enfuirent du bureau très rapidement sauf un. Qui donc ? Le chinois armé d'un lance-roquette.

« Oh non... »

Boom !Une violente explosion propulse le génie en robotique à travers la baie vitrée, passe à travers le rebord du balcon et retombe lourdement dans la cour carrelée du ranch à quelques mètres d'une piscine de luxe. Iron Man se relève péniblement du petit cratère qui s'est formé à son atterrissage et voit ses agresseurs venir sur le balcon pour vider leur chargeur sur lui. Le terroriste maniant un bazooka se met lui aussi en position, pose un genou à terre et recharge son arme antichar. Ne désirant pas subir une seconde attaque, Iron Man braqua ses bras vers le balcon et projeta de puissants rayons des paumes de ses mains qui scindèrent le balcon sur toute la longueur. Ce morceau du ranch tomba et mit un terme au combat. C'est là que Temujin apparut par l'ouverture créée par l'explosion de la roquette et sauta sur les gravats où morceaux de balcon et sbires se mêlèrent. Il marcha calmement vers Iron Man en dénouant précautionneusement sa cravate. Il la jeta à terre, retira sa veste, déboutonna les boutons de ses manchettes et ceux du haut de sa chemise puis fit craquer ses jointures.

« Ne sois pas ridicule et rends-toi ! Tu n'es même pas armé ! »

« Je crois que vous n'avez pas compris à qui vous avez affaire, garde du corps en armure. »

Iron Man pointa un bras menaçant vers le jeune chauve au visage serein qui, à la surprise de l'homme en armure, fonça vers lui aussi soudainement et rapidement que cela n'a rien d'humain. Il esquiva avec une facilité déconcertante le tir énergétique que Tony lui envoya sans cesser de se rapprocher de sa cible. Temujin fit un saut vers Iron Man et frappa son menton avec un violent coup de pied au menton qui envoya Tony Stark à terre.

« Je suis un Khan ! C'est moi qui menace ! »

Toujours à terre, Iron Man lui saisit une jambe. Temujin le frappa à la tête avec son autre pied puis, levant cette dernière au dessus de son crâne chauve, l'abbatit brutalement sur le torse lumineux du millairdaire. Tony ressentit une incroyable douleur quand le générateur ARK compressa son corps.

« Comment oses-tu poser la main sur moi ?! Stupide américain et leurs jouets ! Vous pensez être les meilleurs alors que vous devez utiliser des machines pour avoir l'impression d'être plus puissant ! J te suis en tout point supérieur car j'ai fait de mon corps une arme ! Regarde ta précieuse protection ne représentant aucune résistance face à moi ! »

S'en suivit un déluge de coups d'un incroyable fureur sur Iron Man. Temujin frappa avec précision et force qui déformèrent l'armure du milliardaire. Un alliage en titane capable d'encaisser un tir de roquette se faire malmener par un homme à mains nues ! Impossible !

« Comprenez-vous pourquoi mon père n'a nul besoin de l'armure conçut par ton employeur ? Et pourtant, tu n'as rien vu. Tu peux t'estimer heureux de n'avoir affaire qu'à moi car la force de mon père n'a pas d'égale en combat singulier ! »

« Jarvis ! Envoie un flash stroboscopique ! Maintenant ! Grille-lui la rétine ! »

Son plastron s'éclaira à pleine puissance si bien que Temujin en fut aveuglé. Il tituba, les mains plaquées sur ses paupières refermées.

« Aaah !! Mes yeux ! Vous ne faites que retarder l'inévitable ! Vous n'êtes rien face à la volonté du Mandarin ! »

Iron Man s'écarta alors que Temujin frappa à l'aveuglette le sol avec son pied qui brisa le sol sous l'impact. Le futur super-héro se releva et, sans retenir son coup, lui décocha un magistral coup de poing à la figure qui envoya valdinguer l'asiatique à travers une vitre blindée du ranch avant de s'écraser dans le salon en cuir de Cord.

« Si. Je suis Iron Man ! »

Obadiah fit son apparition. Oui, il est grand temps de partir. Fatigué mais décidé à sauver son entreprise, Tony attrapa Stane par les aisselles, s'envola avec lui jusqu'à sa voiture afin de gagner du temps et s'envola très haut dans le ciel.

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Mar 29 Mai - 17:39

La scène qui suivit aurait rendus fou de panique n’importe qui dans la posture de Stane, prit pour cible par les chinois mais non, au beau milieu de la fusillade, il ne pensa même pas à sa mort violente qui arrivait, à sa peur, non il ne pensait plus qu’à l’armure qu’il voyait en action devant lui. Réfugié derrière le bureau grâce au garde du corps de sa société, il se redressa et contempla fasciné la démonstration à nul autre pareil qui se déployait sous ses yeux. Le réacteur ARK luisant dans son torse, symbole de puissance infinis, les balles ricochant sur le blindage, il scruta médusé la performance de l’arme qui allait changer le visage de la guerre à jamais. Stane ne rêvait déjà plus que de posséder cette puissance. L’arme dont il avait rêvé pendant toute sa carrière de marchand de mort. Il assista prostré à l’affrontement opposant le criminel chinois à l’armure et il rêva lui-même d’être comme eux, de posséder une puissance comparable en combat qui ferait de lui un surhomme, pas l’un de ces abrutis en collant qui étaient légion à New York, non un surhomme d’une toute autre envergure, le pire colosse jamais engendré par l’industrie lourde militaire, le tank bipède dont Howard avait raillé sa vision 25 ans plus tôt.

Lorsqu’Iron Man le souleva pour l’emmener à sa voiture en volant, Stane fut tout aussi grisé, la première fois qu’il volait de lui-même, pas comme dans un avion, le rêve de tout homme. Une fois revenus à côté de son véhicule, Stane dit au garde du corps :

« L’enregistrement que vous avez fait de cette conversation que j’ai eu avec le morveux est toujours intacte ? Elle n’a pas été endommagée par les combats ? Il faut qu’on l’apporte à 8 h du matin, heure d’ouverture des bureaux du FBI, ça ne servira à rien car ils ne pourront jamais bloquer les transactions de l’OPA avant 12h, Stark Industries sera anéantit, mais nous obtiendrons vengeance. »

Il grimpa dans sa voiture et démarra. Il roula à pleine vitesse et observa le cadran de l’horloge numérique du véhicule. Il était 5 heures du matin. L’histoire de Stark Industries prendrait fin dans moins de 24 h. Il roula rageur et sortit de la forêt pour se retrouver dans une clairière. Des lumières aveuglantes illuminèrent sa voiture et Obadiah interloqué sortit aussitôt. Il leva les yeux en l’air troublé face au vacarme assourdissant. Un hélico de combat se posa juste sur son passage et des commandos armés en surgirent.

« Où est Edwin Cord ! Parlez ! »

« Vous arrivez en retard messieurs, Cord est à New York et son ranch de mégalo est partit en miette. »

« Qui a fait ça ? Parlez ! »

« Je vous rassure ce n’est pas moi, c’était lui. »

Et le chauve pointa sarcastiquement du doigt Iron Man qui venait juste d’atterrir derrière eux.

« Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Eh le robot ! Bouge pas ! »

« Qui êtes-vous ? SWAT ? FBI ? CIA ? »

« Vous qui êtes-vous !? »

« Obadiah Stane, manager exécutif de Stark Industries, je… »

« Ça tombe bien, l’ordre vient juste d’arriver il y a 30 minutes en plus de la directive de la capture de terroristes chinois. Vous et Tony Stark êtes convoqués d’urgence au Pentagone, votre présence a été requise par le secrétaire d’état à la défense en personne. Nous sommes en situation de crise. »

Stane se tourna vers Iron Man :

« Retournez vite à New York et prévenez Stark, qu’il se rende immédiatement au Pentagone, dîtes lui que j’y suis et demandez-lui d’apporter avec lui cet enregistrement de vous savez quoi, nos amis militaires n’oseront pas refuser de nous aider, nous sommes leur principal fournisseur. »

Puis Stane suivis les militaires jusqu’à leur hélicos, il embarqua à bord et alors que l’engin décollait, il s’interrogeait sur les raisons qui avaient poussé l’armée à s’en prendre à la Cordco.

Plus tard dans la matinée à Washington.

Stane vint s’assoir à côté de Tony dans la vaste salle de réunion. Tout autour de la table étaient assis des officiers hauts gradés avec des regards sévères et des visages de baroudeurs. Stane avait reconnus les principaux chefs d’états-majors des Etats-Unis d’ Amérique.

« Ne me demande pas pourquoi on a été invité ici, je n’en sais pas plus que toi, en revanche j’ai expliqué notre cas (en embellissant un peu) au secrétaire d’Etat à la défense qui m’a reçu en privée juste avant. Il avait l’air de se contrefoutre qu’Iron Man ait violé une propriété privée. Les chinois le dérangeaient beaucoup plus. Alors ? Le nouveau garde du corps de notre société t’as expliqué ce qu’il s’est passé là-bas ? Tu as amené l’enregistrement ? Tant qu’on y est petit cachotier, pourquoi tu as refusé de me parler du projet Iron Man dans le secteur 15 ? »

Le secrétaire d’état à la défense entra dans la pièce en compagnie d’un individu énigmatique style homme en noir du gouvernement et du président des USA en personne ce qui ébahit Obadiah. Il avait déjà eu l’occasion de rencontrer des généraux de l’US Army présents autour de la table en tant que fournisseur militaire, mais jamais le chef de la nation en personne. Ils se levèrent tous en signe de respect et dès que le président fut assis, ils firent tous de même à leur tour. C’est le secrétaire d’état qui ouvrit la réunion de crise.

« Messieurs, je vous avertit en premier lieu que nous sommes dans une pièce aux murs isolé qui ont été sondés pour vérifier qu’il n’y avait pas d’appareils d’écoute. Ceci est une réunion à huis clos confidentielle et aucun rapport écrit ne sortira de ce qui sera échangé ici, enfin et c’est le plus important, Mr le président est ici à titre officieux, c’est-à-dire qu’il est parmi nous sans l’être vraiment. Officiellement, il se trouve en train de visiter nos installations militaires à Hawaï. L’objet de cette réunion a pour but de nous concerter pour décider de ce que nous allons faire face à une menace terroriste de grande envergure qui vise déstabiliser insidieusement nos forces armés. »

Le secrétaire d’état présenta du doigt l’homme en noir qui était arrivé en même temps que lui et le président.

« Je vous présente l’agent Coulson du SHIELD, une organisation non officielle avec laquelle nous… euh… « collaborons » de temps à autres. Le SHIELD a eu connaissance d’un complot dirigé contre notre nation grâce à des renseignements obtenus auprès de sociétés comme la Cord Conglomerate et Stark Industries, infiltré par leurs agents. Mr Stark ici présent, le directeur exécutif du holding Stark Industries nous a d’ailleurs apporté la preuve finale de ce complot. Bien dans un premier temps je vais exposer tous les éléments dont j’ai eu connaissance et ensuite Mr Stark nous fera écouter un enregistrement espion qui ne manquera pas de vous interpeller. »

Après qu’ils eurent tous assisté à l’exposé et qu’ils eurent tous écouté la conversation entre Stane et Temudjine, le président des Etats-Unis demanda :

« Bien tout ceci confirme que malheureusement la Cordco et Stark Industries sont victimes d’un complot à long terme qui vise à les faire tomber entre les mains de ce Mandarin. Mais nous n’avons toujours pas connaissances de leurs motivations réelles. »

L’agent Coulson du SHIELD se leva pour s’adresser à l’assistance et parla pour la première fois. Ils écoutèrent tous attentivement sa voix pleine de pragmatisme et de sérénité.

« L’objectif des terroristes chinois est fort simple monsieur le président. Leur but est de neutraliser le potentiel de défense des Etats-Unis d’Amérique. Le colonel Fury observe de loin les activités du Mandarin depuis plusieurs années. Celui-ci cherche à prendre le pouvoir en Chine. Si jamais il y parvient et supprime toute opposition intérieure, seule l’US Army sera en mesure de le renverser par une invasion. Il le sait et a donc prévus une mesure de sécurité au cas où vous décideriez d’entrer en guerre contre le régime qu’il rêve d’instaurer à Pékin. Imaginons que dans 3 ou 5 ans après avoir pris le pouvoir, ce chinois contrôle en secret toutes les sociétés du complexe-militaro industriel de ce pays. Avec à leur tête des dirigeants corrompus et complices comme Edwin Cord ou des dirigeants abusés et manipulés comme l’a été Mr Stane qui a été incité à lancer cette OPA. Supposons maintenant qu’en cas de conflit entre les USA et la Chine, toutes les industries d’armement réparties sur l’ensemble du territoire américain soient sabotés et explosent le même jour tandis que tous les meilleurs scientifiques spécialistes de l’armement comme Mr Stark et autrefois son père soient tous assassinés dans l’heure qui suit. Le résultat serait la faillite totale de l’industrie d’armement américaine, la coupure définitive de l’approvisionnement en munitions, armes et véhicules de tous les états-majors interarmées, la ruine entière de tout un pan majeur de l’industrie en Amérique du nord qui va créer une faillite en chaîne de ce secteur économique et probablement la ruine de plusieurs régions ainsi qu’un effondrement de notre situation économique et boursière. Ce Mandarin a tout simplement cherché une solution pour abattre la première puissance du monde. La Chine dont il serait alors le maître deviendrait la puissance majeure autours du globe. »

Les généraux autours de la table étaient estomaqués. Le président des USA demanda :

« Ce serait ignoble effectivement, passons aux choses sérieuses, comment empêcher tout ça ? Toutes ces preuves sont officieuses et insuffisantes pour attaquer légalement Edwin Cord et surtout nous n’avons rien contre ce… Temudjine que le SHIELD n’est jamais parvenus à capturer alors ne parlons même pas de son père. Quelqu’un a-t-il une idée à proposer ? »

Tous les généraux se lançaient des regards confus, ils ne savaient absolument pas quoi faire pour enrayer la menace qui risquait de les mettre KO avant même qu’ils ne puissent débuter une guerre future. Tout à coup Obadiah se leva à son tour et clama d’une voix forte :

« Moi j’ai la solution Mr le président. Aidez-nous moi et Tony à sauver notre entreprise des chinois, s’ils n’arrivent pas à mettre la main sur Stark Industries, tout le projet du Mandarin aura lamentablement échoué. Si avant midi, nous parvenons à rembourser notre banque et à payer les actions de la Cordco, Temudjine aura tout perdus, il sera obligé de fuir le pays et de retourner auprès de son père, vous en serez débarrassé. Et ensuite vous aurez le temps de prendre des mesures pour empêcher que cela n’arrive à nouveau. »

Grand silence grave autours de la table. Le président des USA fixa Tony.

« Mr Stark j’ai connus votre père autrefois quand j’étais seulement membre du congrès et associé au département de la justice. C’était un grand patriote qui a contribué considérablement à la force de nos armées et jamais il ne lui serrait venus à l’idée de réclamer à notre gouvernement 1 milliard de dollar pour résoudre les problèmes de Stark Industries juste à cause de vulgaire mesquineries financières comme en a fait Mr Stane avec toutes ces sordides histoires d’OPA. »

« Mr le Président, sauf votre respect, nos problèmes sont devenus ceux de toute l’armée des Etats-Unis et nous ne vous réclamons pas 1 milliard de dollars, seulement un coup de fil de votre part au fisc… »

« Je… je… c’est un abus de pouvoir, je ne peux pas sans l’accord d’une commission de sénateurs et… »

« Vous ne pouvez pas, en revanche, j’ai l’impression que Mr je-ne-sais-plus-comment du SHIELD juste à côté de vous et qui semble obéir à un colonel machin-chose peut tout à fait violer les lois que vous êtes obligé de respecter Mr le Président. »

« Je n’ai aucune confiance en vous Mr Stane, je vous ordonne de vous taire, j’écouterais uniquement l’avis du fils d’Howard Stark par égard pour son père. »

Obadiah se rassit complétement abattus et lessivé, la dernière tentative pour convaincre les gens autours de cette table de sauver Stark Industries avait échouée, Le président et le secrétaire d’état à la défense ainsi que tous les chefs d’états-majors fixaient Stark avec intensité, c’était à son tour de parler et Obadiah songea tout à coup qu’ils avaient atteint l’instant critique, dans les secondes qui allaient suivre, le destin de Stark Industries allait se jouer.

Plus tard

Ils étaient sortis du bâtiment et respiraient l’air de Washington. L’agent Coulson du SHIELD leur désigna à chacun un véhicule :

« Mr Stane, vous prendrez cet hélicos pour arriver le plus vite possible à la Stark Tower afin de préparer la rencontre. Mr Stark vous prendrez cette limousine officielle blindée escortée par nos motard et passerez par l’autoroute, le colonel Fury va donner des ordres pour bloquer le trafic afin que vous ayez l’autoroute pour vous tout seul. Vous arriverez à New York dans moins d’une heure. »

« Limousine blindée ? Escorte ? A ce point-là ? »

« N’oubliez pas que Temudjine est encore dans la nature et qu’il pourrait tenter quelque chose contre Mr Stark. »

Coulson leur tourna le dos sans rien ajouter et partit. Seul avec Tony, Obadiah posa fièrement ses deux mains sur ses épaules.

« Nous avons une chance de sauver ce qui peut l’être, j’aurais tellement voulut que ton père soit là avec nous face au président pour voir ça. Je vais t’avouer un truc, j’ai même pas voté pour lui aux dernières élections. Quand ça sera finis j’irais moi-même balancer un missile made in Stark Industries sur le nouveau ranch que le gros Edwin ne manqueras pas de se refaire construire. Tout ça c’est grâce à toi Tony, si t’avais pas eu le génie de construire Iron Man on aurait jamais pu en arriver là et si tu n’avais pas su convaincre le président en personne je n’ose pas imaginer la suite. Tony il y a juste une chose que je… enfin…je… pourquoi ne m’a tu pas révélé ce qui s’était passé exactement en Afghanistan ? Oh et puis ça n’a plus d’importance. Dépêchons nous d’aller adresser un doigt d’honneur à cet enfant de salaud d’Edwin.»

Et Stane sauta dans son hélicoptère qui s’envola en survolant le Pentagone.

New York, 11h30

Le dernier étage de la Stark Tower, la grande salle du conseil d’administration. Gordon Geko, le plus riche banquier de Wall Street présidait. A sa gauche était assis Wayne Tedrow, directeur financier de Stark Industries ainsi que Wilson Fisk, le courtier qui avait servi d’intermédiaire à Tony dans l’OPA de la Cordco. A la droite de Geko se trouvait Edwin Cord en compagnie d’un homme en noir du gouvernement, l’agent du fisc qui avait affronté Obadiah à deux reprises pour réclamer les droits de succession de Tony. Stane fit irruption dans la pièce. Il venait d’arriver, son hélico encore posé sur le toit et était juste passé dans son bureau pour prendre divers objets. Cord jubilait :

« Vous aviez répondus à mon invitation chez moi, comme vous le voyez mon vieux, j’ai répondus à la vôtre en venant ici. Mais je ne vois pas le principal intéressé, où est donc passez Stark ? »

Stane ne lui répondit pas et observa avec joie l’expression de malaise grandissante de l’agent du fisc à côté.

« Dîtes moi Cord, la larve assis à côté de vous ne vous a pas encore dit ? »

« De quoi ? »

« Allez, dîtes lui qu’on rigole tous un grand coup. »

Très gêné et en sueur l’agent du fisc avoua à Cord :

« Il y a eu… des complications. Voilà juste avant que j’arrive ici, le secrétaire d’état au trésor est venu me voir. Il était accompagné d’un homme chauve et borgne habillé en noir, un colonel dont j’ai oublié le nom, le secrétaire d’état avait l’air de le craindre et il m’a demandé de lever la saisie sur le milliard de Mr Tony Stark. Je suis sûr que l’ordre venait du borgne, ça crevait les yeux que c’était lui qui donnait les ordres et contrôlait la situation. »

Cord s’empourpra et s’alluma un cigare.

« Vous vous foutez de moi ? C’est pas possible ? »

Geko souriant croisa ses bras :

« Si je confirme, le fisc a débloqué le milliard qui redevient disponible, j’ai déjà établi le chèque ici même à l’ordre de Mr Wilson Fisk pour les actions Cordco qu’il a récupéré pour Stark Industries. Il ne manque plus que la signature de Stark pour achever l’OPA. »

Cord manqua de faire une crise cardiaque. Wilson Fisk jouait avec sa canne et dit amicalement à Tedrow assis à côté de lui :

« J’ai toujours eut confiance en Mr Stark, je n’ai jamais douté une seconde qu’il n’échouerait pas, je l’ai toujours soutenus, je lui ai toujours apporté mon soutien dans cette affaire, vous savez je suis le Caïd et je suis toujours du côté des vainqueurs. »

« Oui on avait remarqué… »

Stane fixa Cord

Edwin fixa Obadiah

Le chauve nargua son ennemi en sortant un cigare et en l’allumant. Cord éclata de colère, non seulement Stark s’était révélé encore plus redoutable que son père dans cette affaire d’OPA, non seulement Obadiah triomphait contre lui dans l’affaire, non seulement Obadiah utilisait un briquet plaqué or qui valait plus que le sien, mais en plus il fumait devant lui un cigare d’avant Castro ! Une rareté, il n’y en avait presque plus, ils se vendaient 300 000 dollars minimum dans les ventes aux enchères !

« Bien joué mon vieux, bien joué, jolie manœuvre de dernière minute, mais il faudrait encore que Stark arrive à temps pour signer son chèque d’1 milliard et je ne crois pas qu’il y arrivera. »

Cord sortit son portable et composa un numéro.

« Temudjine, à vous de jouer, il est en route, il ne doit pas atteindre le dernier étage de la tour. Vous pouvez enclencher Firepower. »

Il raccrocha avec un sourire cruel.

« C’est finis Stane vous avez perdus, le garde du corps de ma société empêcheras Stark de poser un seul pied à cet étage. »

« Vous ignorez un petit détail Cord, Stark Industries a elle aussi un garde du corps… »

Manhattan, 11h45

Dans les rues de Manhattan, la limousine blindée de Stark sous solide escorte approcha de la Stark Tower, c’est à ce moment-là que de la végétation de Central Park surgirent des chinois avec des bazookas, ils ouvrirent le feu et fauchèrent les motards. La limousine slaloma entre les explosions avant de s’embraser. Elle stoppa à 30 mètres de l’entrée de l’immeuble. Tony n’avait juste qu’à sortir et courir en direction de son building mais tout à coup des chinois en armes surgirent des bouches de métro et se plantèrent devant l’entrée. De loin à leur tête, Temudjine en personne faisait face à Stark et le mettait au défi d’approcher. Un vacarme retentissant envahit le ciel, une ombre passa au-dessus de Manhattan comme celle d’un oiseau de proie. C’était un colosse de métal recouvert d’armement lourd, il vola autours de la Stark Tower de façon sinistre. Tous les New Yorkais dans les rues levaient leur tête vers le ciel.

Firepower était là.

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MessageSujet: Re: Requins de la finance (Tony Stark)   Ven 1 Juin - 16:08

Iron Man avait prit de l'altitude et fonçait à vive allure vers la Grosse Pomme afin de se préparer à jouer la comédie en tant que Tony Stark avec un faux alibi au cas où, panser ses quelques bosses dues au combat contre cette espèce de ninja sous stéroïdes de guerre et faire quelques menues réparation à son armure. Le plus simple serait, et c'est ce qu'il fera plus tard, de se doter de plusieurs armures de rechange pour palier à ce problème. C'est alors qu'apparut sur ses radars un appareil de transport aérien à rotors qui se dirigea vers sa position. L'hélicoptère passa à quelques dizaines de mètres de sa trajectoire sans le repérer. Le milliardaire en armure stoppa sa progression, se mit en vol stationnaire et se retourna pour voir l'aéronef appréhender Obadiah. Craignant pour sa vie, Iron Man fonça vers lui, se posa derrière les hommes armés menaçants son ami et s'apprêta même à les neutraliser mais leurs propos et leur uniforme suffirent à les classer dans le camp des gentils.

« Retournez vite à New York et prévenez Stark, qu’il se rende immédiatement au Pentagone, dîtes lui que j’y suis et demandez-lui d’apporter avec lui cet enregistrement de vous savez quoi, nos amis militaires n’oseront pas refuser de nous aider, nous sommes leur principal fournisseur. »

« Soyez prudent. »

Stark décolla et fila en ligne droite vers son objectif, rassuré de savoir son collègue en sûreté avec les commandos. Si l'armée s'intéresse à Cord, souhaite appréhender les terroristes chinois et convier les deux hommes d'affaires de Stark Industries, c'est forcément bon signe.


En début de matinée, Pentagone

Après avoir consacré sa matinée à mettre en place son alibi, faire quelques réparations à son armure et mettre de la pommade à ses bleus, Tony avait rejoint Stane dans le bâtiment à la défense américaine. Les deux hommes étaient morts de fatigue après trois journées ininterrompues ponctuées de quelques minutes de sommeil seulement et de grandes carafes de café noir. Stark reconnut quelques hauts gradés de l'armée à qui il avait fait des démonstrations grandeur nature de ses dernières inventions. L'homme d'affaires et inventeur masqua la douleur en leur adressant un sourire amical quand l'hématome violacé sur son torse, cadeau de Temujin, s'intensifia lorsqu'il s'assit près de son collègue.

« Ne me demande pas pourquoi on a été invité ici, je n’en sais pas plus que toi, en revanche j’ai expliqué notre cas (en embellissant un peu) au secrétaire d’Etat à la défense qui m’a reçu en privée juste avant. Il avait l’air de se contrefoutre qu’Iron Man ait violé une propriété privée. Les chinois le dérangeaient beaucoup plus. Alors ? Le nouveau garde du corps de notre société t’as expliqué ce qu’il s’est passé là-bas ? Tu as amené l’enregistrement ? Tant qu’on y est petit cachotier, pourquoi tu as refusé de me parler du projet Iron Man dans le secteur 15 ? »

« Calme-toi, Obadiah. Iron Man m'a tout raconté et m'a donné l'enregistrement. Et si je ne t'ai rien dit concernant le projet Iron Man, c'est parce que c'est un projet personnel. C'est comme la recette secrète de ton cocktail spécial pour fêter la vente d'une division entière de chars au double de leur prix habituel et, non, je n'échangerais pas la recette du cocktail contre les plans de l'armure. »

Le président lui-même était présent à cette réunion extraordinaire. La situation sembla extrêmement grave étant donné la teneur du discours du secrétaire d'état à la défense et l'énumération des éléments attestant l'aide fournit par une organisation terroriste pour permettre à la Cord Conglomerate de phagocyter Stark Industries. Tony leur remit l'enregistrement vidéo qui fut retransmit sur grand écran. Les politiciens, les généraux, l'agent du SHIELD et Obadiah purent voir le point de vue d'Iron Man filmant Temujin entouré de ses sbires discutant calmement avec le manager exécutif chauve non présent dans le champ de vision du garde du corps jusqu'à ce que les terroristes découvrent les intentions de ce dernier et les attaquent. L'agent Coulson leur expliqua ses connaissances sur l'organisation du Mandarin et confirma les premières impressions de Stark à son sujet si ce n'est que la République Populaire de Chine n'est pas son allié mais son ennemi.

« Ce serait ignoble effectivement, passons aux choses sérieuses, comment empêcher tout ça ? Toutes ces preuves sont officieuses et insuffisantes pour attaquer légalement Edwin Cord et surtout nous n’avons rien contre ce… Temudjine que le SHIELD n’est jamais parvenus à capturer alors ne parlons même pas de son père. Quelqu’un a-t-il une idée à proposer ? »

« Moi j’ai la solution Mr le président. Aidez-nous moi et Tony à sauver notre entreprise des chinois, s’ils n’arrivent pas à mettre la main sur Stark Industries, tout le projet du Mandarin aura lamentablement échoué. Si avant midi, nous parvenons à rembourser notre banque et à payer les actions de la Cordco, Temudjine aura tout perdus, il sera obligé de fuir le pays et de retourner auprès de son père, vous en serez débarrassé. Et ensuite vous aurez le temps de prendre des mesures pour empêcher que cela n’arrive à nouveau. »

Cette demande d'aide financière leur déplut malgré la remarque d'Obadiah précisant que Stark possède déjà cette somme et qu'il suffirait d'un simple appel téléphonique au fisc pour débloquer cette somme. Les contribuables n'auraient pas à payer pour l'OPA. Néanmoins, par égard pour Howard Stark, le président daigna accorder à son fils le droit de justifier une telle faveur. Ce dernier se leva et prit un ton grave.

« Il me vient à l'esprit plusieurs raisons. Regardez comment il a mis en place son plan d'attaque. Il n'est pas en train d'attaquer notre politique, notre économie ou notre armée mais les trois en même temps en s'attaquant à notre production d'armes qui assure une part non négligeable d'emplois que ce soit direct, nos employés, ou indirect, les commerces de services enclavant nos usines. La disparition de ce domaine d'activités serait désastreuse surtout dans notre situation économique précaire. Notre armée deviendrait vulnérable et, de ce fait, notre politique chèrement défendue pendant plus de deux siècles le serait également. Il me semble que nous avons, dans notre pays, comme coutume de "ne pas négocier avec les terroristes" or, en refusant de nous aider, vous serez obligé de traiter avec eux s'ils s'emparent de Stark Industries et même d'apprendre le chinois d'ici quelques années. »

Les personnes présentes dans la salle ne semblèrent pas voir cette perspective d'un bon œil mais restèrent sceptique à l'idée de payer les pots cassés d'un industriel.

« N'oublions pas que ce Mandarin a orchestré mon kidnapping en Afghanistan mais que j'ai pu m'en réchapper. En étant l'instrument d'une seconde défaite consécutive, il pourrait perdre patience et commettre une erreur. Et puis, que représente un milliard de dollars ne provenant pas des caisses de l'état comparé aux centaines de milliards de dollars de pertes que ce criminel pourrait provoquer en s'emparant de notre production d'armes ? Vous parlez de mon père avec respect pour ce qu'il a fait pour notre pays. L'aide qu'il a fournit pour accélérer le projet Manhattan et en fournissant de l'armement à nos forces combattantes lors de plusieurs conflits armés majeurs. Sa contribution à la protection de notre démocratie est indéniable. Sans lui, l'arme atomique aurait mit plusieurs mois de plus à s'achever ce qui aurait provoqué la mort de milliers de soldats de plus dans le Pacifique. Son soutien dans la course aux armements durant la Guerre Froide ne peut être contesté. Il est, à bien des égards, un héro mais vous semblez réticent à honorer son tribut pour notre patrie alors que des criminels de guerre allemands ont été graciés et mit en tête de projets pharaonique pour contrer les Soviétiques. Werhner Von Braun a été la pierre angulaire de l'exploration spatiale malgré son travail apporté aux missiles V1 et V2. Est-ce trop vous demander de débloquer nos fonds pour contrer une menace bien plus grande que l'orgueil de vos prédécesseurs d'être le premier à conquérir l'espace ? A vous de choisir entre l'inaction en connaissant les risques et contourner les protocoles pour combattre ce Mandarin. »


New York, 11h42

Alors qu'Obadiah préparait le terrain à leur victoire, Tony était escorté par un dispositif digne des plus grands hommes d'états en déplacement. Des motards partaient en éclaireur pour dégager la voie à la limousine blindé pour son arrivée à la Tour Stark. Le milliardaire pensa à ce Mandarin souhaitant sa mort en observant les passants ébahis à travers les vitres fumées de son véhicule. Le voilà au cœur d'un complot à grande échelle orchestré par un terroriste capable de mettre à mal sa mère patrie. Ce criminel a aussi fournit la première armure du génie en robotique à Cord pour en faire l'arme de destruction massive par excellence. Les russes et d'autres industriels véreux sont eux aussi en train de mettre au point leur armure high-tech. D'un côté, Tony est l'engrenage principal de la venue des armures de combat et de l'autre, il est celui qui bloque la mécanique bien huilé du plan machiavélique d'un puissant adversaire. Dans les deux cas, il se doit d'empêcher que leurs objectifs ne s’accomplissent sous peine de précipiter le monde vers sa propre perte.

La Tour Stark en vue, Tony sortit de ses songes lorsque des roquettes et rafales d'armes lourdes décimèrent les rangs de ses anges gardiens comme ce fut le cas en Afghanistan. Par chance, le blindage de la limousine lui sauva la vie. Des chinois en armes surgirent et prirent position devant le building de sa société mais ne tentèrent rien contre lui quand Tony sortit en titubant du véhicule. Temujin lui sourit et fit signe à l'un de ses hommes de s'en emparer quand le milliardaire s'enfuit vers dans les bureaux d'une société. En entrant dans le building, la secrétaire l'interpella verbalement en le voyant arriver.

« Bonjour, monsieur ! Avez-vous prit un rendez-vous ? »

« Non ! Je ne fais que passer ! »

Répondit-il fortement d'une voix essoufflée sans cesser de courir.

« Vous ne pouvez pas entrer là ! Vous n'avez aucune invitation ! »

« Mon poursuivant en a une à bout de bras ! »

En effet, un chinois armé d'un fusil d'assaut tira une salve en l'air et prit Stark en chasse dans le dédale de couloirs de la société. Dans sa fuite, l'inventeur prit son téléphone cellulaire et appela son armure pour qu'elle le rejoigne. Coincé dans le bureau d'un fonctionnaire absent, le chinois le rattrapa et le poussa sans ménagement dans l'une des chaises.

« Toi plus courir ! »

Vociféra t-il avec un fort accent asiatique en braquant le canon de son arme sur l'homme d'affaires. Tony mit ses mains bien en évidence et, de ce fait, son téléphone portable. Le sbire de Temujin le remarqua et le lui arracha des mains mais ne comprenant pas ce qu'il était écrit, lui demanda :

« Qui toi appeler ?! »

« Mon majordome. »

Le chinois fronça ses sourcils d'incompréhension tandis que Tony mit ses bras devant son visage.

« Toi raison avoir peur ! »

« Je ne fais que me couvrir les yeux de la poussière. »

« Poussière ? Où ça ? »

Une série de chocs de plus en plus proche se firent entendre et, soudain, Iron Man aussi raide qu'une planche de surf en pilotage automatique défonça l'un des murs en contreplaqué de la pièce et percuta le preneur d'otage qui perdit connaissance en embrassant violemment un autre mur.

« Celle-ci. »

Répliqua Tony en époussetant sa veste de la fine pellicule blanche de platre en attendant que son armure se soit ouverte pour le laisser entrer à bord. Une fois entré dedans et ayant emprunté le chemin que l'armure avait prise pour arriver jusqu'à lui pour aller dans la rue, Iron Man fit face à Temujin et assomma rapidement ses hommes de main. Le fils du Mandarin parut mécontent de voir l'armure rouge et or se dresser devant lui et encore plus de la médiocrité de ses serviteurs pour avoir été aussi vite défait.

« Où est Stark ? »

« En sûreté, là où tu ne prendrais pas la peine de chercher. »

« C'est ce que nous verrons. »

« Un dernier mot avant que je te donnes la seconde dérouillée de la journée ? »

« Oui. Firepower ? Il est à toi. »

Le coup de pied que Temujin lui donna fut si rapide et puissant qu'Iron Man ne peut l'éviter et fut projeté trois mètres plus loin. Une gigantesque ombre l'entoura et, levant sa tête vers le ciel, fut horrifié de voir une armure aussi grosse qu'un tank lui tomber dessus. L'énorme assemblage d'armes de guerre lourdes atterrit sur lui et fit mine de ne pas avoir fait exprès de poser son pied de soixante centimètres de long sur Iron Man. Il leva ce dernier comme pour constater d'avoir marché dans une déjection canine et railla :

« C'est tout ce qu'ils ont à m'opposer ? Ce n'est pas cette petite armure qui peut rivaliser avec Firepower ! »

Son énorme poing mécanique se referma sur la tête casquée de Stark et l'envoya s'écraser sur la limousine blindée. Sans attendre qu'Iron Man se soit relevé, Firepower braqua ses bras mécaniques vers sa cible et ouvrit le feu avec ses canons à particules qui fauchèrent la rue dans une suite d'explosions apocalyptiques. De ce chaos émergea une carcasse de voitures lancé par Iron Man, ayant esquivé les tirs meurtriers, sur son ennemi et profita que Firepower soit occupé à désintégrer le projectile pour foncer sur lui. L'armure rouge et or roua le géant fait d'un ensemble de fer, de titane et de nitrate sans succès. Ce dernier attrapa l'inventeur et l'éjecta de nouveau au loin. Iron Man utilisa ses répulseurs à pleine puissance sur son ennemi mais n'obtint rien de concluant alors il s'envola pour s'éloigner du monstre mécanique pour avoir le temps de réfléchir à une autre tactique. Malheureusement, Firepower s'envola et poursuivit Iron Man en tirant plusieurs salves de missiles téléguidés. Tony fut contraint de voler en reculant tout balançant toutes les contre-mesures en sa possession et tirer avec ses répulseurs pour les stopper. C'est en arrivant à hauteur de l'étage où Stane et les autres business-men attendaient qu'un missile le frappa de plein fouet. L'explosion le projeta contre la baie vitrée du bureau.

« Messieurs. »

Salua Iron Man en se relevant et fonça vers Firepower qu'il prit au dépourvu. Le futur vengeur s'agrippa fermement au cou du géant, mit ses pieds contre son visage et déclencha ses semelles à réaction au maximum de leur capacité. Firepower retomba tel un obus hors norme vers la rue en contrebas et créa un cratère à l'impact. Malgré cela, il en faut plus pour arrêter ce colosse. Il se redressa et tira le plus grand missile de son arsenal, celui fixé sur son dos.

« Monsieur ? J'ai terminé l'analyse de l'armure de Firepower. »

« Plus tard, j'ai encore un missile à abattre. »

« Je vous le déconseille, monsieur. Il s'agit d'un missile Terminax. »

« Terminax ?! Il y a un isotope nucléaire dedans ! Il veut raser le quartier ?! »

Au lieu de tuer des milliers de personnes en détruisant le Terminax entre deux buildings, Iron Man décolla très haut dans le ciel toujours suivit de la minuscule arme atomique. Et alors qu'il dépassait les nuages, il fit volte-face.

« Dérive toute la puissance dans le bouclier ! »

Et il tira. Une explosion presque aussi grande que l'aéroprot de La Guardia illumina le ciel en une énorme boule de feu et de fumée. Edwin Cord qui était, comme les autres hommes d'affaires, agglutiné devant la baie vitrée se retourna vers Obadiah, l'air moqueur.

« Quel garde du corps ? »

De la boule de fumée gris foncé, un éclair rouge et or fendit le ciel, s'arrêta à quelques centaines de mètres du sol et tira un puissant rayon énergétique blanc du générateur serti à son torse en direction du cratère de Firepower. Le trou où l'armure fumante gisait fut encore plus grande après avoir reçut un tir direct de l’unirayon. Iron Man atterit sur le torse du géant vaincu remuant faiblement et arracha le casque de l'armure. John Taggert, mercenaire au service de la Cord Conglomerate et pilote de Firepower, fut estomaqué par la démonstration de puissance d'Iron Man et resta paralysé par la peur bien après avoir vu le vainqueur prendre son envol.


Peu après, à 11h49

Tony Stark entra dans la grande salle où Stane, Cord, Geko, Fisk et d'autres individus l'attendaient. Certains furent réjouis de le voir, d'autres non. Le tic-tac de la pendule mécanique mural datant de l'ère Howard Stark avec pour symbole le logo de l'entreprise retentit avec une rare intensité. La grande aiguille se rapprocha implacablement vers le chiffre douze. Le milliardaire épousseta son costume recouvert de plâtre en avançant vers la table.

« Excusez-moi pour ce retard. J'ai dû faire un détour à Chinatown où ses sympathiques résidents m'ont offert quelques spécialités locales. »

Ironisa l'industriel en adressant un grand sourire à Edwin Cord. Gordon Geko lui donna un stylo qu'il utilisa pour signer le contrat achevant l'OPA.

TAC

C'est midi et le contrat est signé. Sa société a été sauvée de justesse.

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