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 Victor Einrich WAGNER - Mictlantecuhtli

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Victor E. Wagner

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Date d'inscription : 02/05/2012


MessageSujet: Victor Einrich WAGNER - Mictlantecuhtli   Mer 2 Mai - 15:25

MICTLANTECUHTLI, THE NECROMANCER, LE FOSSOYEUR

feat. RICK GENEST
Nom Prénom
Victor Einrich « Xalli » WAGNER
Age
29 ans d'apparence, 209 ans en réalité.
Groupe
Super-vilain, prochainement HYDRA
Pouvoirs et compétences
Il est de corpulence svelte, pour ne pas dire sur le chemin de l'anorexie.
Ses pouvoirs quant à eux sont liés à une possession dès sa naissance. Il n'a pas choisi que ce soit Mictlantecuhtli qui se penche sur son berceau et malheureusement c'est arrivé : il lui sert désormais de réceptacle pour ainsi vivre auprès des mortels. De ce fait il a hérité des dons du Dieu de la Mort aztèque, qui compte bien le faire perdurer. De ce fait, Victor est virtuellement mort. Il n'a pas de pouls et son corps est aussi froid qu'un cadavre. Pourtant, une force mystique le garde en état de marcher, de parler et de manger comme tout être humain normal…

• Voir et dialoguer avec les esprits des défunts comme ceux de la nature. Il peut savoir lorsqu'une personne va bientôt mourir.
• Longévité accrue grâce aux actes de cannibalisme ainsi que des sacrifices humains.
• Utiliser ces esprits pour fusionner avec eux et ainsi emmagasiner souvenirs et force physique supplémentaires.
• Réanimer des cadavres qui n'auront plus aucune conscience, ils ne seront que des pantins. Et même si leur force physique est décuplée, ils restent vulnérables, au feu entre autre.
• Se métamorphoser en hibou, animal totem du Dieu qui arbore sur sa coiffe des plumes de cet animal.
• Il possède une insensibilité à la douleur, ce qui signifie qu'il peut s'ouvrir les entrailles sans en ressentir les conséquences neurologiques et encore moins physiques, étant donné qu'il est virtuellement mort.
• Son âme peut quitter son corps mais il sera sous forme éthérée, laissant ainsi la possibilité à autrui de le tuer s'il ne veille pas à son « cadavre ». Cette opération ne peut pas durer plus de 20 minutes, cependant. Il l'utilise entre autre pour venir en aide aux esprits ou les « toucher », ce qui n'est pas possible sous sa forme humaine.

Concernant ses compétences générales, il est un très bon voleur et un pilote automobile (comme pour les motos) aguerri. Il parle couramment l'allemand, le nihuatl et l'anglais américain. Il a quelques notions en espagnol colombien.
Personnalité
Victor n'a jamais été un garçon méchant. Difficile à croire lorsque l'on sait le nombre d'atrocités qu'il a pu faire subir aux mortels de ces deux derniers siècles. Mais c'est la triste vérité. Sa décadence n'aura été qu'un long processus et qui, comme la plupart, n'a jamais de fin à proprement parler.

Autrefois introverti, il a développé une obsession maladive pour la mort. Il en était d'abord effrayé. Éternel incompris, bien qu'il s'est renfermé sur lui-même, le processus inverse s'est mit en marche. Il n'a pas conscience de qui il est ni ce qu'il est capable de faire. À ses yeux, les esprits ne sont que des êtres comme les autres qu'il voit dans son champ de vision. Ils vont et viennent, tout simplement. Ce sont, d'après ses dires, ses seuls amis : les morts. C'est pour cette raison qu'il ne distingue plus les vivants des morts. Les deux ont leur importance, ils forment un tout. Généreux, il n'en raterait pas une pour vous offrir quelque chose…même si ce cadeau peut parfois être empoisonné.

Effectivement, il a un tempérament joueur et se trouve donc être très intrigant. Il s'amuse à faire des farces, des jeux complètement dépravés au croisement de la folie et de l'horreur. Malgré son côté un peu libertin et léger, il reste un véritable écorché vif. Bien que son corps ne soit plus qu'une masse froide, son âme elle, souffre. Il souffre de ses amours perdus, de ses illusions effacées d'une tempête invisible provoquée par le Dieu qui crèche en lui. Ces moments de désespoirs ne parviennent pas à orchestrer suffisamment sa vie, car s'il en était vraiment ainsi, il ne serait pas du côté rouge, mais bel et bien chez les héros.

L'influence de Mictlantecuhtli est trop grande, voilà tout. Il est cette "petite" voix qui lui dicte ses faits et gestes, sans qu'il ne s'en rende compte, et sans qu'il n'y ait véritable dialogue. C'est cette voix qui s'est faite de plus en plus imposante et qui a transformé Victor. Violence, destruction, mort, déchéance. Tellement de termes qui peuvent résumer ses inspirations. Artiste, il joue du violon comme un Dieu et écrit des proses avec son sang pour encre. Il vit dans un monde complètement différent. Si son âme est dans ce monde fantasmagorique, son corps lui, est bien inscrit dans la réalité.

Il a peur de s'attacher. Il tente d'y remédier le plus vite possible et donne la mort à ceux qui font trop remuer de sentiments sous sa cage thoracique. Peu tactile, il préfère le dialogue "lointain" que les tapes sur l'épaule. Il a d'ailleurs une fâcheuse tendance à mordre. Non, vous ne rêvez pas, cet homme mord et sachez que sa mâchoire déchire plus qu'elle ne pince. De plus, il est fasciné par le feu. Pyromane, donc. Voitures, femmes, enfants, forêts. Cramer, c'est son dada.
Costume/Physique
Son corps est son propre costume.
Tatoué de la tête aux pieds. Pas une seule parcelle de son corps n'a été épargné. Il ne se souvient même plus lui-même de quelle couleur était ses cheveux : sans doute étaient-ils blonds, sa mère aimait tellement l'en flatter. Autant dire que Victor ne passe pas inaperçu lorsqu'il déambule dans la rue. Mais soyons réalistes : il garde la plupart du temps une capuche sur son crâne qui cache suffisamment son visage pour ne pas qu'on le "reconnaisse" - si vous avez eu la malchance de le rencontrer, un jour. Vous vous souviendrez de lui, sans doute. Ses piercings, oreilles, nez…ils brillent avec le peu de lumière qu'on leur offre. Idem pour ses yeux d'un vert clair éclatant, virant au cristallin dès lors où il entre en "transe", lors de sacrifices-rituels entre autre. Pour son costume, il rajoute parfois une coiffe sur sa tête ornée de plumes de hibou et décore son cou d'un collier où doigts et yeux arrachés trouvent leur place.
Histoire


Victor Einrich Wagner est né dans l'actuelle ville d'Hambourg, au début du XIXème siècle. Ville portuaire, mais autrefois plus dépendante des ressources maritimes, il a grandit dans une famille de commerçants qui travaillaient la joaillerie. Ils recevaient ainsi beaucoup de personnes de haute renommée ainsi que des arrivages de différentes pierres venant du monde entier, ce qui faisait en sorte de nourrir l'opulence des Wagner. Il avait un grand-frère, Wilfried, de cinq ans son aîné. Alors qu'il n'était encore qu'un nourrisson, il tentait de le couver, puisque les parents de Victor ne le faisaient pas. En grandissant, le petit Victor se montra plutôt renfermé. Pâlichon, il avait une peur bleue des poules de sa grand-mère, qui avait une ferme non loin de là. C'est l'aîné qui fut invité à poursuivre les travaux d'orfèvreries, ce qui dispensait totalement Victor de ces rendez-vous nocturnes avec son père. Dès lors où il apprit à lire et à écrire, il se mit à rédiger des poèmes, inventa des personnages qui n'avaient rien à envier à la réalité. On lui fit prendre des cours de violon, instrument qu'affectionnait tout particulièrement son père. Il se révéla être un très bon musicien. Ce fut à ses huit ans que commencèrent ses « visions ». Tout a commencé un jour, chez sa grand-mère, lorsqu'il devait ramener du bois pour qu'ils puissent se chauffer pour la nuit.

La forêt était proche. C'était à son entrée qu'il devait récupérer ces tas de bois dans une brouette pour pouvoir les ramener jusqu'à la ferme. Victor voyait cela comme une corvée naturelle plutôt qu'autre chose, mais il fallait bien que quelqu'un y aille : la vieille femme était tout juste bonne à faire le ménage et à cuisiner, quant à son grand-père, lui, il passait son temps à ferrer les chevaux ou à partir à la chasse dans cette même forêt. Alors qu'il venait de charger le bois, une voix l'interpella. Il leva les yeux et croisa la silhouette d'une femme, crâne à moitié ouvert, salie par les feuilles et la terre séchée. Elle pleurait. Il prit peur et s'enfuit, laissant la brouette et son contenu sur place, courant à toutes jambes vers la ferme. Il revint en pleurs, expliqua la situation à ses grands-parents : « il y a une femme blessée qui pleure aux portes de la forêt ». Ils ne le crurent pas au départ, mais ses larmes, ses tremblements furent tels que le grand-père décida de s'y rendre, au moins pour pouvoir recueillir cette femme si elle était véritablement blessée. Une fois sur place, il ne vit rien d'autre que la brouette. Ceci énerva naturellement le vieillard qui prit ceci pour une mutinerie de la part du garçon. Une fois de retour, il lui passa un savon mémorable. C'est dès ce jour qu'il fut prit pour un fou à lier.

Victor se mettait à parler "seul". Et ceci s'accentua lorsqu'ils durent assister à l'enterrement de la grand-mère, à qui il put parler car elle se trouvait à côté de la tombe, le regard triste. Elle avait prononcé toutes les paroles qu'elle n'avait pu prononcer avant son départ. L'enfant les rapportèrent. On le prit pour un fou, un hérétique, tout ce que vous pouvez imaginer d'un enfant qui semblerait rire de la mort. Wilfried le remarqua et en toucha mot aux parents, qui commencèrent progressivement à s'inquiéter sur sa santé. Quelle soit mentale ou physique, d'ailleurs. Car il perdait du poids à une vitesse affolante, refusant de manger. Le médecin de la famille Wagner fut appelé, et ce fut la première fois depuis sa naissance. Il fut d'abord étonné par la pâleur du jeune patient ainsi que les cernes violetés qui s'étaient creusés sous ses yeux émeraude. Mais le pire était à venir. Le stéthoscope passa sur le torse puis sur le dos de l'enfant. Aucun pouls. Ce fut au tour du médecin de pâlir, puis de s'assurer plusieurs fois de ce qu'il venait de diagnostiquer : théoriquement, leur fils était tout sauf vivant.

Das Monster. Le gamin fut interné dans l'un des premiers hôpitaux psychiatriques ayant vu le jour en Allemagne. À quoi cela servait-il de le tuer s'il était déjà mort ? Le petit cercle qui connaissait l'enfant en furent choqués. Leur fils, leur progéniture, leur chair et leur sang, comment pouvait-il être une créature du Diable ? Ils ne purent malheureusement pas le savoir. Enfermé entre quatre murs, l'enfant se referma sur lui-même. Côtoyer des fous, c'est le devenir soi-même. Et les esprits errants, hurlant leur douleur, étaient en surnombre dans ces locaux de l'Enfer. Et Victor en chialait. Que ce soit de rancune envers ses géniteurs ou de par son désespoir. Les chambres communes, la séance lecture qui se terminait en arrachage de cheveux et de cris, ces couloirs infiniment étroits et froids ont largement contribué à sa décadence.

Lors des séances de lecture, qui étaient pourtant bien surveillées, il trancha la gorge d'un des patients et lui dévora la chair du cou, ruisselant d'hémoglobine. Ce fut son premier meurtre, son premier "repas", bien que nous pouvions parler que d'amuse-gueules. Il avait dix-neuf ans, et il fut enfermé dans une pièce à part. Les journalistes de la presse se ruèrent sur ce jeune tueur, en faisant la une des journaux. Pourtant, il leur était impossible de le prendre en photographie. Dehors, le futur Empire Allemand allait naître. 1848, la révolution éclate. Le jeune homme, alors âgé de 45 ans sans pour autant les faire physiquement, retrouve la liberté. Il s'enfuit. La guerre contre le Danemark débute, l'Autriche est vaincue quelques temps plus tard. La révolution industrielle débute, les campagnes sont désertées petit à petit, tandis que les villes elles sont renflouées par une masse de population énorme. Quant à lui, notre bon vieux Victor, obsédé par ces cadavres et ces esprits, vécut durant longtemps dans une crypte du cimetière de Dresde.

Et puis, en l'an 1915, alors que la guerre fait rage, il quitte par contrainte son halo de paix pour retrouver la vie en communauté. Avec les humains, tout au plus. Armé d'un violon tout fraîchement retapé par ses soins, il joue dans les rues nouvellement aménagées de Berlin, bohème. Victor arrête les passants par le son mélodieux de sa voix et de son stradivarius, jusqu'à ce que ce soit un chef d'orchestre qui y passe. Il lui tend la main, il s'en saisit après une courte hésitation. Commence alors un semblant d'ascension.

Il alla visiter secrètement un tatoueur, l'un des plus fameux depuis la création de la machine électrique prévue à cet effet. Son obsession pour la mort allait de plus en plus loin, l'invitant à se graver le corps de créatures horrifiantes. Son premier tatouage fut sur sa nuque. Au fil du temps, il devint un véritable chef d'œuvre. Mais n'allons pas si loin pour l'instant. Victor, désormais violoniste dans l'un des orchestres les plus en vogue de Berlin, fréquentait les plus grandes salles. Et à chaque fois, une jeune fille blonde se tenait à ses côtés, elle était excessivement pâle et avait un sourire triste, mais si vrai ! Si beau ! Elle jouait du violon elle aussi, debout à ses côtés, tandis que lui se trouvait être assit. Au fil des années, il en tomba amoureux.

Elle lui parlait mais pas lui. Victor était bien trop intimidé par cette beauté froide pour pouvoir lui adresser la parole. Mais un jour, elle posa sa main sur son épaule, et ils entamèrent la conversation. Elle dura très longtemps. C'était toujours à la même heure, elle venait, là, et ils discutaient de tout et de rien. Lui de ses peurs, de ses angoisses, de ses petites fiertés. Elle de ce quelle projetait de faire, de son bonheur qu'elle avait perdu. Ils se retrouvaient l'un dans l'autre. Jusqu'au jour où, en 1929, année de crise pour le monde, il en vécut une lui aussi. On le pointa du doigt dans l'orchestre, le traitant de fou, de schizophrène, car parlant seul et s'inventant des situations, des mémoires. Ce semblant d'équilibre fut brisé. Il sacrifia et dévora le contrebassiste et le chef d'orchestre, deux des odieux personnages qui avaient voulu le « corrompre ». Hannah était un esprit, elle aussi. Il avait aimé un spectre. Amour impossible dont il s'était éprit naïvement.

La montée du nazisme en Allemagne. Hitler, sa tête forte, n'attira pas de suite l'attention du jeune Wagner. Il s'était enfermé dans un vieil entrepôt délabré, qui était utilisé comme squat pour la plupart des pauvres de la banlieue berlinoise. Il effrayait par ses marques monstrueuses sur le corps et ses manies inquiétantes. Puis vint l'année 1933. Petit à petit il fut embrigadé dans cette roue infernale. Il ne défilait pas mais écoutait ses discours, claquants de rage et d'ambition. Mais surtout, il y avait la musique. Cette musique que le Führer aimait tant. On alla chercher même dans les bidonvilles les Aryens, les Héros de l'Allemagne nazie. Il fit partie de ces hommes que l'on recruta à faire tout et n'importe quoi. Lui fut d'être musicien dans l'un des plus grands orchestres qui jouaient lors de défilés militaires. « Ton talent est incroyable, disaient-ils. Tu es un bon Allemand, le Führer te félicite. » Et il les avait crus, car ayant été si peu valorisé…Victor voyait dans ce métier la seule chance pour lui de rester encore "humain". De ne plus sombrer.

Mais il sombrait, et ce malgré tous ses efforts. Il torturait. Il tuait. Il dévorait, jusqu'à en sucer la moelle de ses victimes. Victor se dégradait. Il ne parvenait plus à jouer du violon. Le peu de personnes qui tentaient de se lier avec lui finissaient en plat du soir. Tout était mit sur le compte de l'antisémitisme, ils étaient juifs et devaient mourir. La Gestapo comme le Parti ne pouvaient rien dire. Les SS étaient bien trop satisfaits de voir ces dites « chiennes » crever sous ses mâchoires. Les espions de Strucker eurent vent des exploits morbides du « squelette bicolore ». Il fut sous les ordres du chef de l'HYDRA, bras armé de l'Allemagne nazie, sans qu'il ne se rende compte de grand-chose. Il était caché, il tuait et il dévorait lorsqu'il en éprouvait l'envie. Les esprits de la nature étaient satisfaits, mais les défunts, eux, ne s'attardaient pas dans les locaux de la base, ce qui se résumait par un manque cruel de compagnie. Lorsque Strucker fut vaincu, des régiments internes furent éparpillés sur l'ensemble du territoire mondial. C'est aux Etats-Unis que se retrouva le jeune Wagner. Il décida cependant de trahir HYDRA pour pouvoir espérer vivre dans la liberté la plus totale, profiter de la Nouvelle-Orléans qu'il voyait comme destination future. Vipère, chef du QG de New-York de l'organisation terroriste tentaculaire, s'intéressa à cet ancien membre déserteur qui se trouvait dans la division tigre. Son dossier ? Incomplet. Comme la plupart, ils avaient été bâclés dans la précipitation de la guerre et de tout ce qui s'en suivait. La DOA (département de l'occultisme et des armements) qui avait voulu être laissée de côté par Strucker fut de nouveau mise dans le vif du sujet. Le surnaturel intéressa HYDRA, prenant en chasse dès les années soixante die Monster.

Mais c'était trop tard, semblait-il : il avait disparut du territoire. Effectivement, il se trouvait en Amérique centrale, au Nicaragua, où la guerre civile faisait rage. Ce dossier fut mit sur pause. Le Fossoyeur était certes à l'étranger mais il n'en restait pas moins sur le même continent. Un individu seul ne pouvait pas échapper à l'organisation. Il se basa à la Nouvelle-Orléans, cité maudite pour certains, après le passage de Katrina en 2005. Le nombre d'esprit était tel qu'il crut étouffer sous ces plaintes. Ce fut une vieille femme qui l'accueillit dans le reste de sa maison, pensant qu'il était lui aussi sans-abri. Il n'a pas bronché et, au contraire, y a vu un moyen de se cacher. Les croyances vaudous faisaient de cet homme quelqu'un de très proche des chamans qu'ils avaient autrefois, notamment au temps où les Haïtiens venaient dans des bateaux jusqu'à cette côte. On ne le prit pas pour un fou mais pour un chaman, l'unique personne qui pouvait être en communication exclusive avec les esprits. Mais lui les voyait tout le temps, ce que la vieille femme ne parvenait pas à assimiler. Il n'était pas un chaman. Il était plus que ça. Il était un « monstre », disait-il avec son fort accent allemand. Mais elle souriait et lui demandait de reprendre un morceau de sa tarte aux pommes.

Il aura bien trop ressenti que cette femme l'appréciait pour ce qu'il était et non pas pour ce qu'il renvoyait - mais qui était-il, au juste ? Victor ne put supporter de ressentir quelque chose. L'homme démembra la vieille femme et la fit cuire après avoir dégusté son cœur encore palpitant entre ses doigts. Wagner partit de l'État pour remonter vers la Grosse Pomme. À chacun de ses passages, des meurtres, des incompréhensions de la part de la population mais aussi de la police. Ils parlaient d'abord du « cannibale fou » puis du « fossoyeur poète ». Ils ne savaient comment décrire de telles manque d'humanisme. Alors, pour appâter les lecteurs ou les auditeurs, ils créaient des phrases d'accroches totalement loufoques. Vivant dans les bas-fonds, personne ne put dresser un portrait robot de cet homme et encore moins retrouver ces empruntes qui n'avaient jamais été fichées puisqu'appartenant à un défunt.

2010, New-York. Il devient assistant garagiste puis pompiste dans une station-service du Bronx. Deux années ont passées, les héros et les vilains surgissent de leur terrier sombre. Lui ne se sera jamais caché. Pourtant, l'HYDRA, elle, est sur le point de le retrouver et tenter d'en faire son nouveau pantin de choix…
Test RP
« Votre nom ?
- Artémis.
- Arrête de te foutre de sa gueule, brailla l'agent, lui assenant un coup derrière le crâne.
- Cthulhu.
- Bon, visiblement il parle pour dire des conneries.
- Monsieur, nous avons besoin de votre nom pour vous laisser sortir d'ici. »

Le grand mince leur sourit, le vert de son regard posé sur ses geôliers avec une pointe d'arrogance. Le gendarme le fit se lever par résignation, empoignant ses mains menottées derrière son dos pour l'emmener vers les lieux où étaient incarcérés les voyous attendant de recevoir aide de la part de leurs proches - ou bien même futur jugement. Victor se laissa faire, zieutant les lieux, ce même sourire déroutant aux lèvres. On le poussa dans une de ces geôles après avoir déverrouillé la porte d'une d'elles. En effet, il n'allait pas être seul dans sa cellule, ce soir. On lui retira ses menottes et il alla s'affaisser sur le banc incrusté dans le mur, sans même saluer son compagnon de nuitée. Il devait sans doute être dix heures du soir passées, il s'était fait prendre au volant d'une voiture volée, ce qui ne l'inquiétait pas plus que ça une fois au commissariat.

Son sourire s'éteignit petit à petit. Il laissa l'arrière de son crâne toucher la paroi du mur - qui n'avait d'ailleurs rien à envier à la température de son propre corps. Les minutes filèrent, jusqu'à ce que la personne qui se trouvait avec lui dans cette « pièce aérée de barreaux » vienne lui adresser la parole. Peu loquace sur lui-même, l'allemand avait néanmoins toujours quelques bêtises loufoques à déblatérer dès que la situation le lui demandait. Ou pas. À vrai dire, il semblait l'être naturellement. Seul un organe interne lui dictait de se comporter de telle ou de telle manière de façon à éviter le pire - ou à le contourner subtilement. La dernière voix d'un mort.


« Qu'est-ce que t'as branlé pour te retrouver ici ?
- Quelque chose qui n'était pas à moi, souffla t-il dans l'une de ses expirations.
- Hein ? T'as branlé la verge du voisin ?, s'étonna l'illuminé.
- Si tu veux. »

Lorsqu'il se pencha pour le voir, il eut un sursaut. Ce n'était pas tous les jours qu'il voyait des tatoués du visage. Il tâtonna son propre visage pour tenter de se rendre compte quel effet cela pouvait faire d'avoir ce genre de trucs gravé dans son derme. Bien sûr, il n'en ressentit rien, il ne faisait que grimacer. Remarquant que l'homme n'était pas très bavard, son compagnon de geôle se mit à parler.

« Moi j'ai frappé un gros con qui n'a pas voulu me filer son verre de cognac. Il passa sa manche sous son nez dégoulinant de morve, et poursuivit. Je lui ai filé un coup dans le bide, je l'ai amené sur le bitume et je l'ai défoncé ! Haha ! »

Il puait l'alcool. Victor aurait dû s'en douter. Une silhouette derrière les barreaux captiva le « jeune » homme, qui prit la peine de se lever pour rejoindre ces poteaux métalliques alignés les uns à côté des autres. Il passa ses deux bras au travers des fentes et appuya ses coudes sur le rebord métallique, laissant alors ses avant-bras à l'air.

« Et puis y a…
- Shht, fit-il à son attention.
- Tu es mon papa ?
- Oui, ma petite. Je suis ton papa.
- Gné ?
- Tu sais, papa est très triste d'être enfermé ici.
- Monsieur Harry, hé bien son papa aussi il était enfermé en prison, c'est pour ça qu'il est policier.
- Pauvre monsieur… »

Le spectre de la gamine serra son ours en peluche contre elle et le fixa tristement de ses petits yeux marrons. Elle avait un serre tête rouge et un trou béant dans le ventre. Il ne valait mieux pas savoir ce qu'elle faisait ici, c'était un esprit errant et qui avait toutes les raisons du monde pour l'être. Le front contre l'un des barreaux, le regard émeraude du bicentenaire percuta celui du gardien qui venait de faire son entrée dans le couloir où se trouvait la plupart des prisons pour "chiens".

« Retourne au fond de ta cellule.
- Tu me fais trop d'effet, Harry.
- C-Comment tu connais mon nom, connard ? »

Il lui tira la langue en le narguant du regard. Il allait bientôt recevoir son ticket pour la liberté…
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Dernière édition par Victor E. Wagner le Dim 3 Juin - 16:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Victor Einrich WAGNER - Mictlantecuhtli   Ven 18 Mai - 16:33


    Bienvenue à toi, nouveau membre de Marvel Chronicles. Je serais l'administrateur qui se chargera de valider ta fiche de présentation en te fournissant toute l'aide nécessaire à la réalisation de cette dernière.

    Pour mener à bien ce projet, je te conseille fortement d'aller consulter notre contexte afin de connaitre la position temporelle du monde fascinant des surhumains. Le plus important concernant la validation de ta fiche concerne ta connaissance de notre règlement. Nul n'est au dessus de la loi du forum même si on opte pour la criminalité. Pour être certain que la lecture du règlement se fasse, nous avons incorporé un code dissimulé dans ce dernier. Pour être validé, il faut le code et pour trouver le code, il faut lire le règlement.

    En dehors de ces deux passages obligatoires, tu peux voir les différents groupes existants au sein du forum ainsi que notre panel de personnages prédéfinis qui n'attendent que toi ! Veilles toutefois à lire le préambule si tu décides d'en incarner un. Si tu es perplexe dans le choix de ta célébrité, diriges-toi au bottin des avatars pour regarder ceux qui sont disponibles, on recensera ta célébrité une fois validé.

    N'oublie pas de faire un tour dans les locaux du Daily Bugle où la plume acérée de Jonah J. Jameson ne manquera pas de vous dévoiler les dernières grandes nouvelles s'opérant dans le forum !

    Si ces quelques liens ne parviennent pas à répondre à tes questions, surtout n'hésites pas à me poser des questions ici même ou sur ma boite de messagerie. Mon collègue, Tony Stark, pourra lui aussi se plier en quatre si vous vous croisez.


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MessageSujet: Re: Victor Einrich WAGNER - Mictlantecuhtli   Ven 18 Mai - 18:14

Fiche terminée, sir Rolling Eyes
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Obadiah Stane

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MessageSujet: Re: Victor Einrich WAGNER - Mictlantecuhtli   Sam 19 Mai - 6:44

"Tony? Passe moi le tampon bordel, faut en valider un. Pose pas de question, envoie le machin."

Le gros chauve abat son tampon sur le contrat de travail.


"Et voilà, maintenant circule et t'approche pas de moi ou je te fous un procès! Tu fais vraiment peur avec cette tête là! T'es beaucoup plus jolie IRL Laughing "

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MessageSujet: Re: Victor Einrich WAGNER - Mictlantecuhtli   Sam 19 Mai - 10:25

Danke ! Razz
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MessageSujet: Re: Victor Einrich WAGNER - Mictlantecuhtli   

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